Ivo MALEC, Cantate pour elle

1966
03m 39s
Réf. 00014

Notice

Résumé :

"Aller au-delà de ce que l'on considérait récemment encore comme la limite d'un instrument, voire de la voix, semble aujourd'hui devenir une démarche habituelle et nécessaire. Au lieu de vouloir surprendre, je me suis limité ici à écouter et suivre la très belle leçon qu'on reçoit chaque fois que l'on tourne le dos au "normal" pour s'en aller chercher du côté des cas extrêmes ce que l'on peut faire avec "ce qui n'est pas à faire"

Type de média :
Date de diffusion :
1966
Personnalité(s) :
Thèmes :

Éclairage

Durée totale : 15'31

Cantate pour elle date de 1966. Il s’agit d’une pièce mixte pour voix (soprano), harpe et bande magnétique. Les sons utilisés sur la bande proviennent de prises de son de harpe : prises rapprochées de l’instrument (effets de matières et de grossissements des sons), et modes de jeux non traditionnels.

La partie électroacoustique est ici traitée "à égalité" avec les musiciens en direct. Elle dialogue avec eux grâce à une écriture très articulée et très dessinée (importance du montage). D’où l’impression d’homogénéité musicale qui ressort de la pièce. Cette homogénéité, qui manque parfois aux pièces mixtes, provient également du choix de la voix et de la harpe, deux "instruments" permettant chacun une grande diversité de modes de jeux et une grande souplesse dans la création de morphologies et d’objets sonores, cette diversité favorisant le dialogue entre eux.

Voici en quels termes Ivo Malec présentait sa pièce lors de sa création : "Aller au-delà de ce que l’on considérait récemment encore comme la limite d’un instrument, voire de la voix, semble aujourd’hui devenir une démarche habituelle et nécessaire. Au lieu de vouloir surprendre, je me suis limité ici à écouter et suivre la très belle leçon qu’on reçoit chaque fois que l’on tourne le dos au "normal" pour s’en aller chercher du côté des cas extrêmes ce que l’on peut faire avec "ce qui n’est pas à faire". Disons que c’est un poème, une scène lyrique, un hommage… C’est beau la femme, une fête !"