Guy REIBEL, Variations en étoile

1966
03m 39s
Réf. 00015

Notice

Résumé :

Le principe de la pièce est celui de transformations et variations d'un nombre donné de sons itératifs provenant de battements d'une tige métallique dans la caisse de résonance d'un piano.

Type de média :
Date de diffusion :
1966
Personnalité(s) :

Éclairage

Durée totale : 16'45

Le principe de la pièce est celui de transformations et variations d'un nombre donné de sons itératifs provenant de battements d'une tige métallique dans la caisse de résonance d'un piano.

Elle comporte sept mouvements : Prologue, Métamorphose, Jeux combinés, Espaces courbes, Thème, Machination, Bribes.

Ces sons sont exposés dans le Prologue (extrait choisi), avant d'être rendus méconnaissables dans Métamorphose. Jeux combinés répète un même son, "joué" à la console, aux filtres et au transpositeur. Espaces courbes les façonne afin qu'ils décrivent des trajectoires, tout en soulignant les scintillements de la matière sonore (souci morphologique). Thème : tentative d'organisation des sons selon un principe a priori. Machination, mouvement où le rôle du musicien est réduit à celui de déclencheur interrupteur : un dispositif (trois boucles lues simultanément, un système de réinjection, un circuit de filtrages) directement enregistré sur la bande – la musique se "fait toute seule" (complexes rythmiques, évolution, transformations, etc.), posant la question du hasard dans la création musicale. Bribes, prélèvements et assemblages des variations précédentes : ruptures, articulations, ellipses.

Comme on voit, cette œuvre, qui limite volontairement son matériau, à la manière des Variations pour une porte et un soupir de Pierre Henry (1963), reflète l'esprit de recherche de l'époque : recherche d'un langage neuf à partir des sons, recherche d'un langage des sons eux-mêmes.

L'œuvre se donne aussi en concert sous forme mixte, avec percussions.