Gilles RACOT, Exultitudes

1985
01m 35s
Réf. 00031

Notice

Résumé :

Exultitudes réunit autour d'un instrument, le saxophone (soprano et contrebasse), deux systèmes spécifiques de traitements sonores par ordinateur, employés de façon complémentaire.

Type de média :
Date de diffusion :
1985
Personnalité(s) :

Éclairage

Durée totale : 23'

"Exultitudes réunit autour d'un instrument, le saxophone (soprano et contrebasse), deux systèmes spécifiques de traitements sonores par ordinateur, employés de façon complémentaire.

D'une part ceux offerts par l'ordinateur du Studio 123 du (GRM), qui a été utilisé pour la réalisation de la bande magnétique. Celle-ci est constituée à 90 % de transformations issues d'une formule de cinq secondes de saxophone. Ces traitements en temps différé sont d'ailleurs l'extension d'un travail expérimental que le compositeur venait de réaliser (avec la même cellule sonore de base) pour une autre commande du GRM : Anamorphées, dans le cadre du projet Germinal.

L'emploi d'un matériau originel réduit permet de réaliser un véritable travail "génétique" de développement sonore et musical, où chaque étape de traitement est une ouverture vers d'autres possibles. De mutations en mutations successives, les objets sonores résultants se diversifient, s'écartent progressivement ou radicalement du modèle de base, devenant eux-mêmes départ d'une nouvelle génération arborescente de transformations, puis développés et organisés en séquences par les opérations de micro montage, tuilage, brassage, etc.

La bande devient par ces anamorphoses une extrapolation délirante du son de saxophone, qui n'est réalisable que par cette forme complexe de travail au moyen d'outils numériques en temps différé.

Le second système de traitement sonore utilisé pour cette pièce est le dispositif Syter (SYstème en TEmps Réel). Il est employé pour faire converger vers la bande la partie de saxophone en direct, animant la forme et le timbre des sons, de sillages ou d'énergies mouvantes parfois très mobiles, par des groupes de programmes combinés dont la complexité pilote également leurs spatialisations.

La conduite générale de ce travail demande à l'auditeur de ne pas chercher à distinguer le son de l'instrument des sons traités (selon le classique dispositif de la musique mixte : instrument et bande), mais de recevoir le tout : instrument, transformations en temps différé et en temps réel comme issus d'un seul "hyper instrument"." (Gilles Racot, 1985)