Jean-Claude RISSET, Resonant Sound Spaces

2002
05m 36s
Réf. 00402

Notice

Résumé :

Resonant Sound Spaces (Espaces résonants) est une "mise en espace" de Resonant Soundscapes (Paysages résonants), oeuvre commandée en 2001 par la ville de Bâle et dédiée à Gerald Bennett. La version spatialisée sur 8 pistes a été réalisée au Groupe de Musique Expérimentale de Marseille (GMEM) en tirant parti du système de spatialisation Holophon de Laurent Pottier.

Type de média :
Date de diffusion :
2002
Personnalité(s) :

Éclairage

Durée Totale 14'30

Resonant Sound Spaces (Espaces résonants) est une "mise en espace" de Resonant Soundscapes (Paysages résonants), oeuvre commandée en 2001 par la ville de Bâle et dédiée à Gerald Bennett. La version spatialisée sur 8 pistes a été réalisée au Groupe de Musique Expérimentale de Marseille (GMEM) en tirant parti du système de spatialisation Holophon de Laurent Pottier.

Notre audition est bien équipée pour analyser un son en termes du paradigme excitation / résonance : elle peut faire la part entre les aspects agogique et structurel (en temps et hors temps). Sans être une étude systématique, l'œuvre utilise essentiellement des matériaux sonores naturels ou synthétiques se référant à des processus de résonance : percussions et cordes pincées (vibrations libres de solides excités), cuivres et trompes (vibrations forcées de masses d'air), filtrages résonants, réverbération.

L'adjectif résonant évoque aussi des réactions toutes particulières à des sons ou à des évènements. La pièce cite des éléments sonores qui éveillent en moi des résonances : variantes du son de cloche initial du Poème électronique de Varèse au début et à la fin de l'œuvre, percussions issues de l'instrumentarium de Thierry Miroglio, motifs joués ou chantés par Denise Mégevand, Irène Jarsky, Michel Portal, Daniel Kientzy et Serge Conte, concerts symphoniques de cloches organisés by Llorenc Barber.

La dissémination spatiale des sons transformant les paysages en espaces sonores - de soundscapes à sound spaces - accentue le relief au sens propre comme au sens figuré, elle augmente la capacité de l'écoute à démêler le fouillis des composantes simultanées, facilitant pour l'auditeur une exploration personnelle du territoire sonore proposé; elle propose aussi des figures spatiales.

La durée totale de la pièce est d'environ 14 mn 30 s. Les titres proposés pour chacune des 5 sections font référence au matériaux ou aux processus invoqués - parfois illusoires ou "virtuels" (ainsi le carillon du cinquième mouvement comporte essentiellement des sons de synthèse) :

1. Cloches, cuivres, métal (2mn45s). Cette section recourt surtout à des sons enregistrés, auxquels sont appliqués des traitements assez simples : changements de fréquence, parfois sans changement de durée, renversements temporels. Au début, on entend trois variantes par resynthèse du son de cloche ouvrant le Poème électronique de Varèse. La spatialisation situe l'origine des sons divers dans divers lieux — elle ne suggère qu'exceptionnellement des mouvements de sources sonores.