Hervé BIROLINI, ADN Concret-mentaire

2003
04m 54s
Réf. 00631

Notice

Résumé :

A l'origine de la musique concrète, il y a le son fixé : une vibration devenue matière solide, l'atome de nouveaux mondes à modeler. Au moulin du jeune compositeur, les voix des pères fondateurs sont du grain à moudre, qu'il fissionne et façonne en une nouvelle concrétion.

Type de média :
Date de diffusion :
2003
Personnalité(s) :

Éclairage

Hervé Birolini étudie au Centre Européen de Recherche Musicale (CERM) en classe d'électroacoustique de 1990 à 1993. Il entre en 1997 au GRM (Groupe de Recherches Musicales) à Paris au titre de chef opérateur son pour les cycles de concert « Multiphonies » et « Présences électroniques ».

En 2003, il réalise ADN Concret-mentaire.

« Cette production expérimente un procédé de réalisation que je situe entre l'utilisation concrète des sons et le documentaire sonore dans sa forme la plus synthétique. L'idée émane de la notion « d'origine » évoquée par un enregistrement de 1988 réalisé par Guillermo Sequerra et édité dans un coffret intitulé Les voix du monde, une anthologie des expressions vocales. Cet enregistrement nous donne à entendre une introduction au rituel des origines du monde au Paraguay. Ce son devenu archive m'a donné l'occasion de réfléchir à l'origine du procédé concret qu'utilisent les compositeurs qui ont révolutionné la musique du 20e siècle. C'est par cette expérience, que j'ai tenté de raconter l'origine de ce mouvement musical. A l'inverse d'un documentariste qui tente une approche directe du réel, ici, le travail de trituration, de transformation et de dénudation des sons ouvre la perspective de toucher à de la matière sonore primaire. »

Grâce à cette pièce il remporte la même année la Bourse Ina/ GRM dans le cadre de l'Université d'été organisée par Phonurgia Nova.

Quelques mois plus tard, une autre de ses créations, Rêverie Vénitienne aux sons enfouis, remporte le 1er prix d'Art Sonore à la Biennale Internationale de radio de Mexico (2004).

En 2005, pour la nuit du patrimoine, la ville de Nancy lui commande une œuvre déployé sur 21 hauts parleurs et diffusée sur la place Stanislas (tout juste restaurée) : Perséides. La même année il est lauréat du 6e concours d'art radiophonique de la Muse en circuit (Appelé aujourd'hui concours Luc Ferrari).

Il est aussi un des lauréats du grand prix de Lorraine 2008 et est compositeur associé du studio Césaré de Reims (centre national de création) depuis janvier 2008.

Il intervient pour l'enseignement des pratiques liées à la création musicale et sonore dans les Universités de Paris 7, Nancy 2, mais aussi à l'Ina (Institut national de l'audiovisuel) de Bry sur Marne, et à l'Ensat (Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre) de Lyon.

Atelier de création radiophonique, France Culture