Monique LEPEUVE, Rhinomorphose

11 janvier 1965
-
Réf. 00833

Notice

Résumé :

Partant de la représentation photographique d'un rhinocéros, MONIQUE LEPEUVE, par la dissociation des éléments de cette énorme carcasse préhistorique et par leur animation stylisée, propose en même temps qu'un bestiaire original, comique et parfois grotesque, un univers du bizarre apparenté à la mythologie.

Type de média :
Date de diffusion :
11 janvier 1965
Thèmes :

Éclairage

Ce petit film d'animation est caractéristique des productions du service de la recherche du milieu des années 60 qui, peu à peu, se démarquent de l'idée de recherche audiovisuelle pure au profit de programmes télévisuels plus accessibles au grand public. Développant une trame graphique humoristique plutôt que narrative, Rhinomorphose n'en est pas moins une manière de décliner la notion de découpage/collage à partir de la figure du rhinocéros.

L'idée de représentation prend alors une nouvelle dimension où la relation audiovisuelle s'organise, non sans référence, à cet animal, autour des sons de la corne. Bernard Parmegianni se joue en effet des phénomènes d'échelle, de mouvement ou de transformation de l'image par la manipulation des sons de corne sous toutes ses formes : sons instrumentaux déformés (trompettes, trombone, cornet), ou sonorités électroniques qui synthétisent ce véritable thème sonore.

A la proposition visuelle d'une corne de rhinocéros qui se transforme littéralement en arbre, Bernard PARMEGIANNI propose des transformations sonore comparables, aux dessins stylisés de l'animal il répond avec humour par des sonorités improbables. Un petit film sans prétention qui révèle néanmoins le travail du son et de l'image dans un entrelacement audiovisuel délirant.