Robert LAPOUJADE, Trois portraits d'un oiseau qui n'existe pas

25 janvier 1965
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Réf. 00834

Notice

Résumé :

A partir d'un poème de Claude AVELINE "Portrait de l'oiseau qui n'existe pas", Robert LAPOUJADE réalise ce court-métrage d'animation "Trois portraits d'un oiseau qui n'existe pas" (oiseau carnassier, oiseau mouche, oiseau chanteur). Peintre et cinéaste, il réalise dans ce film la synthèse de ces deux moyens d'expression en faisant se mouvoir grâce à la technique d'animation de poudres et de matériaux divers, une peinture en éternel changement.

Type de média :
Date de diffusion :
25 janvier 1965
Thèmes :

Éclairage

Pour ce film produit par Roger Leenhardt, il était pressenti la collaboration musicale d'un compositeur de renom tel Georges Auric ou Henry Sauguet. Selon les dires de François Bayle, la production recherchait une signature illustre afin de compléter une distribution déjà prestigieuse. Or, après de nombreux retards dans la livraison des images, Georges Auric puis Henry Sauguet se désistent et la présentation du film, dans le cadre d'un festival très proche, incite le Service à désigner François Bayle, en dernier recours. Il est chargé de composer une musique « temporaire », quelques jours avant la présentation du film.

La musique de François Bayle s'appuyant sur l'idée de mutation sonore, donne tout à la fois une équivalence et un parallèle à la beauté plastique des images mi-figuratives, mi-abstraites de Robert Lapoujade. La partition comprend un cor, un clavecin, un hautbois ainsi que des sons concrets.

La forme générale de la musique est disparate, sans véritable continuum ; les sons obtenus avec cette formation hétéroclite, constitués de bruits épars et de coassements surréalistes, donnent à entendre un monde sonore imaginaire qui s'accorde par synchronisme aléatoire aux images de Lapoujade. Modestement, François Bayle prétend avoir « en quelques jours, torché une musique inattendue et pimpante qui convenait fort bien aux images de Lapoujade ».

Naturellement inquiet, comme la plupart des gens de cinéma face à leurs images muettes, Robert Lapoujade est finalement satisfait par la musique de François Bayle. Bien défendue par le réalisateur, la musique du film est finalement adoptée sans qu'aucun autre compositeur soit mis à contribution pour une version définitive.

Fonds : RTF/ORTF

Production : Roger Leenhardt, Office national de radiodiffusion télévision française