Bérangère MAXIMIN, DECANTA(C)TION (festival PRÉSENCES électronique)

27 mars 2010
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Réf. 00985

Notice

Résumé :

Extrait de la pièce présentée lors du festival PRÉSENCES électronique le samedi 27 mars 2010 à 20h, salle 400 du CENTQUATRE (Établissement Artistique de la ville de Paris).

Type de média :
Date de diffusion :
27 mars 2010
Personnalité(s) :
Thèmes :

Éclairage

BIOGRAPHIE : Bérangère MAXIMIN

Dans son studio parisien, Bérangère MAXIMIN fabrique des pièces sonores de divers genres, pièces électroacoustiques de concert, lives electronics, émissions radio sur les musiques transversales, esquisses sonores pour la scène. Elle intègre ainsi des line-ups très divers de festivals en plein air, cycles de musique contemporaine, événementiels musicaux et radio.

 

NOTICE : DECANTA(C)TION

Pour voix et électronique.

Composition et interprétation : Bérangère Maximin. Livret : Bérangère Maximin. Extraits.

Acte 1 scène 1

Dans une tentative de faire son portrait, je vois un esprit brûlant et épais, la bouche qui se contorsionnedans des formes géométriques incongrues. En fait, elle voudrait se débarrasser de ces rengaineslaides, écoeurantes, qu'on lui a apprises à sa naissance. Incrusté dans son crâne le slogan malsain : "Vivre dans la satisfaction du travail, de la transpiration et des soupirs." En même temps, elle cherchede chaleureuses manifestations de vie, et là, même les sitcoms peuvent lui tirer une larme.

Acte 2 scène 1

Pourquoi se morfondre à la fin ? Est-il nécessaire de toujours remettre sur le métier le petit ouvragede ses peines ? Comprendre et ne plus en parler. Rien de tel pour guérir les traumatismes de l'âme qued'oublier. Fini le divan de Freud, les confessions à l'église, la religion de l'aveu. Car toujours pousservers l'abîme, on finit par y tomber. Ça va mieux en se taisant. Finita la tragedia.

Acte 2 scène 2

La poisse qu'elle repousse les doigts croisés avant de se poser sur le sol inconnu. Elle aimerait prendre du plaisir.

Acte 3

Mêler la joie créative aux plaisirs simples des activités de conservation de la vie, cela ne fait-il pas un vrai bonheur ? Les fissures de l'âge, cette raideur qui s'installe et qui s'amplifie année après année,les traces que laissent les jours sur mon corps, voilà les bonnes partitions, il n'y a pas à jouer d'autre musique. You should not try to escape from the things you love.