Jim O'ROURKE, What is cold is new again (festival PRÉSENCES électronique)

26 mars 2011
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Réf. 01001

Notice

Résumé :

Extrait de la performance exécutée lors du festival PRÉSENCES électronique le samedi 26 mars 2011 à 20h, Nef Curial au CENTQUATRE (Établissement Artistique de la ville de Paris). Nouvelle composition réalisée sur synthétiseur SERGE.

Type de média :
Date de diffusion :
26 mars 2011
Personnalité(s) :
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Éclairage

BIOGRAPHIE : Jim O'ROURKE

Guitariste, auteur, compositeur, interprète et producteur américain, Jim O'ROURKE a joué dans de nombreuses formations (Brise-Glace, Loose Fur, Gastr del Sol...) et a été membre du groupe New Yorkais Sonic Youth de 2000 à 2005. Il a également collaboré en tant que producteur avec Wilco, mais aussi pour Stereolab, Faust, Joanna Newsom et Smog.

 

NOTICE : What is cold is new again

Nouvelle composition de Jim O'ROURKE pour PRÉSENCES électronique 2011.

Spatialisation : Christian ZANESI.

 

 

INTERVIEW POUR PRÉSENCES électronique

 

Avec quels types de sons avez-vous travaillé cette nouvelle pièce ?

J'ai décidé de limiter le nombre de sources sonores et j'ai fini par choisir des sons de piano, violoncelle et percussions. Je les ai tous passés dans monsynthétiseur SERGE. Donc tout est réellement fait à partir du SERGE. Les sons de percussions, c'était juste des trucs qui traînaient dans la maison, riend'extravagant. La plupart du temps, la cuisine finissait sens dessus dessous.

 

Est-ce que l'environnement japonais influence votre manière de penser la musique aujourd'hui ?

Je ne crois pas. Bien sûr, cela influence ma vie, et aussi la façon dont mon cerveau fonctionne, parce que la logique japonaise est différente de l'anglaise, et je ne parle désormais que rarement anglais. Mais si jamais cela m'a influencé, c'est dans la mesure où je suis devenu plus exigeantavec moi-même ; questionnant tout ce que je fais cent fois plus. Je ne fais plus de la musique quotidiennement, comme je le faisais avant. Cela m'a transformé en me donnant la capacité d'avoir du recul par rapport aux matériaux sonores sur lesquels je travaille. Mais je ne pense pas que tout cela ait à voir avec le Japon en tant que Japon. C'est bien plus lié au fait que je me suis finalement installé quelque part après 25 ans de tournées etde voyages non-stop, que je savoure la vie, plus exactement que je suis enfin en mesure de la savourer, dans un endroit différent. Le Japon m'a rendu cela possible.

 

En général, comment définiriez-vous votre travail ?

Je ne suis pas sûr de me connaître moi-même ! J'ai travaillé depuis si longtemps maintenant, jeté tellement de choses que tout ne semble pasrentrer dans la même boîte. Mon travail n'est plus composé de ces sortes d'éléments narratifs que j'ai tellement aimés avant. Mais il n'a pas nonplus sauté dans le camp de la “Musique pour la musique”.

 

Que pensez-vous de la proposition de PierreSCHAEFFER : “ il faut faire au moins deux chosesdans la vie : une que la société vous demande etune autre qu'elle ne vous demande pas” ?

J'aimerais faire quelque chose que la Société ne veut pas que je fasse.