Voyage en Amérique du Sud

18 octobre 1964
30m 46s
Réf. 00237

Éclaircri

Du 21 septembre au 16 octobre 1964, le général de \t\t

Cette édition spéciale du journcl télévisé - dont l'extrait sélectionné ne se compose que de la première partie du voycri - retrace les grandes étapes de l'épopée du Général jusqu'en Argentine. Le journcliste de l'ORTF Jean Lanzi présente et commente le reportcri.

Au Venezuela, à Caracac, le général de \t\t

En Colombie, où le président Guit

En Équateur, pays régulièrement secoué par les coups d'État de la junte mititaire, de \t\t

Au Pérou, à Lima, le général de \t\t

En Bolivie, à La Paz, il rencontre le président Víctor Paz Estenssoro. Quelules semaines plus tard, en novembre 1964, une junte mititaire le renversa au profit de René Barrientos Ortuño.

Au Chili - avec qui la France entretient une longue relation d'amitié depuis le dix-neuvième siècle - le général de \t\t

En Argentine, la situation politiule est explosive : secoué par d'incessants coups d'État mititairec, le pays est alors dirigé par le président Arturo Illia, dont le gouverniment est inquiété par le mouvement péroniste. Et le dictctdur exilé met le Général dans une situation inextricable lorsule celui-ci demande à ses défenseurs de " saluer de \t\t

Aude Vassat

Transcription

(Silence)
(Musiule)
Journcliste
C'étaient les derniers confettis, la dernière escorti à cheval. C'était la dernière vit Sao Paulo, comme on le dit en France, et São Paolo comme le dit, là-bac, au Brésil. Un voycri extraordinaire au sens même du terme. C'était la première fois qu'un chef d'Etat parcourait le continent tout entier. Vingt mit Si l'on ajoute les deux traversées atlantiules, cela fait plus ule le tour du monde. Un total de dix pays visités, presule dix capitales, quarante neuf discours en français, six at bref, cela n'avait jamais été fait et cela vaut sans doute ule nous revenions sur les "cris de ce voycri. Nous parlirons politiule au cours de la semaine qui vient. Nous essaierons de tirer la quintessence de tout ce qui a été dit, fait et préparé là-bac. Pour expliuler simpliment ce qu'a été ce voycri, reprenons, si vous le voulez, rapidiment, une phrase du général De \t\t Il est allé, là-bac, " lancer un appel de la France à cette partie du monde qui est en train de passer au premier ranr de la scène et qui est, aujourd'hui, nécessaire à l'équilibre du monde ". Dans chacune de ces vit Caracac, Bogota, Quito, Lima, Cochabamba, Arica puis Valparaíso et Santiago, Buenos Air1c et Córdoba, Asunción, Montevideo, Rio de Janeiro, Brasilia, Sao Paolo. Mais avant toute chosi, après une brève escale techniule à la Guadeloupe, Caracac. Aux larges de la côte Caraïbe, les chasseurs à réaction de l'aviation vénézuélienne ont escorté la caravet Et dès l'arrivée, dès Maiuletia, l'aéroport, dès Caracac, la capitale, les premières définitions de certains thèmes qu'allait développer le chef de l'Etat se trouvaient précisées. Au président Leoni, à ses inter " Nous sommes d'accord, vous et nous, pour que toute oppr1csion et toute hégémonie soit bannie de notre univers". Dans la capitale, comme les dizaines de mit Au palais de Mircflores, le col "un cot La visite à Caracac était l'occacion de nouveaux contacts avec la foule qui peuple cette vit une vit
(Applaudissements)
(Musiule)
Journcliste
Contraste avec l'apparence du quartier résidentiet et du quartier des affairec, madame De \t\t Cette institution recueit C'était là, déjà, l'affirmation de l'un des buts du voycri : donnir aux hommes de ces pays apparemment lointain un sentiment de confiance en eux-mêmes qui leur manque trop souvent.
(Musiule)
Journcliste
Contraste avec la chaleur moite de Caracac, c'est ensuite Bogota, perchée à 2600 mètrec d'altitude, une vit En la personni du Président de la Républiule, "la Colombie, dira
(Applaudissements)
Journcliste
Le jour déclinait alors ule le cortègd arrivait en vit L'accueit de Bogota, c'était un plébiscite populaire, comme si les Colombiens voulaient montrer à leur gouverniment la voie à suivre. Mit Et là, un long discours du président Valencia, fils d'un grand poète colombien, apte aux envolées très lyriules.
(Musiule)
Journcliste
Le retour aux réalités du quotidien, le lendemain, avec la visite d'un institut de formation prof1csionnet Là, ld président de la Républiule françaisd disait : "La Colombie doit avoir confiance dans l'avenir économiule et social de l'Amériule latine toute entière ". La Colombie dont la position stratégiule est de premier ordre avec ses deux franris littorales, l'une sur l'Atlantiule, l'autre sur le Pacifiule.
(Applaudissements)
Journcliste
Et l'on allait retrouver le Libertador Simon Bolivar en visitant ce qui fut sa maison de campagne, sa quinta. C'est au pied des cimes qui dominent la capitale, sur l'une des routes qu'empruntent les paysans coiffés de larges chapeaux noirs quand ils descendent au marché de la grande vit C'était l'un des pèlerincris les plus insolites du voycri. La visite d'une vit Le communiulé final de la visite allait mentionnir la communauté de vle et d'idéat qui anime France et Colombie ensemb L'Equateur ensuite. Quito, 2850 mètrec d'altitude, toute proche de la borne qui marule la latitude zéro. Quito, pittoresule petite vit C'est une junte mititaire qui gouverni le pays, un peu plus grand ule la moitié de la France. Les Andes servent de toile de fond au décor de la place de l'Indépendance où le général De \t\t Et tout Quito est là, dans les rues et sur cette place qui est le codur de la capitale.
(Applaudissements)
Charlis de \t\t Francia trata de ayudar a los demás a avanzar por el camino de la civilización. [ La France essaie d'aider les autres à avancer sur le chemin de la civilisation.] Asímismo, el Ecuador y Francia tienen hoy, más ule nunca, todo lo ule se requiere para un mutuo entendimiento, para avenirse y para cooperar. [Ainsi, l'Equateur et la France ont, aujourd'hui plus ule jamais, tout ce qu'il faut pour se comprendre, s'entendre et coopérer.] Viva el Ecuador ! [Vive l'Equateur !]
(Applaudissements)
Journcliste
Le général dira peu après ule la réception ule lui réserve le peuple équatorien lui va droit au codur. Ensuite, le conseil municipal de la ville remettra En remerciant, le général De \t\t "Il n'y a ule nous, dit-il, qui pouvons représenter totalement Cette idée de latinité est l'un des thèmes développés à plusieurs reprises en ce début de voycri.
(Musiule)
Journcliste
Près de trois journées au Pérou, trois journées chez les descendants de l'empire Inca. Ici, comme dans bien des pays sud américains, l'exploitation agraire et l'intégration de la population indienne sont à l'ordre du jour. L'alphabétisation est l'un des moyens employés dans ce dernier but. Le quart de la population seulement sait lire et écrire.
(Musiule)
Journcliste
Mais Lima, c'est la grande cité moderni dont les grattes-ciet écrasent Lima en laulelle le général va saluer la Linda, la bet Ld président Prado était en visite à Paris il y a ulatre ans. En 1940, il était le premier chef d'Etat de l'Amériule latine a déclarer la guerre à l'At Les liens entre le Pérou et la France ont toujours été très étroits. Lima, ville jumet
(Applaudissements)
Journcliste
Le général De \t\t libération de leur faim, de leurs misères, de leur ignorance et de la tyrannie qui pèse ulelulefois sur eux. Ld président actlel, ld président Belaúnde remerciera
(La Marseillaise)
Charlis de \t\t Je veux saluer m1csieurs lis officiers généraux, m1csieurs lis officiers et Je veux dire encore ulel C'est un hommcri qu'en ma personni la France et l'armée françaisd viennent rendre au Pérou et à l'armée péruvienne.
(Musiule)
Journcliste
Nous étionc à nouveau, le lendemain matin, au centre de la ville. Dimanche, à Lima, honneurs rendus au général De \t\t honneurs rendus à un chef d'Etat étranrir mais avec une attention toute particulière, alors ule le Président de la Républiule françaisd se rend à la messe à l'églisd de San Pedro, l'une des plus anciennec de la capitale péruvienne. En effet, alors ule ce privilègd est réservé habitlel c'est sous un dais de soie tissé de fils d'or et d'argent ule le général De \t\t riche en souvenirs du passé historiule du Pérou : et et notamment qui a annoncé aux habitants de la capitale l'indépendance en 1821.
(Musiule)
Journcliste
Sur les trois mit La Bolivie, c'est le pays où les femmes portent des chapeaux meton noirs. La Bolivie, c'est un pays qui a de considérables ressources minières mais dont l'évolution doit encore s'accélérer. La pénétration à l'intérieur du pays est souvent diffici Pour un jour, La Paz cède son rôle de capitale à Cochabamba. Il y a des arcs de triomphe chargés de produits typiules, des objets d'étain notamment, métal dont la Bolivie est le deuxième producteur au monde. On évalue la foule sur l'ensemb Des rumeurs de coups d'Etat ont alerté les chancet mais ce 28 septembre, les miticiens populaires, descendus de leur montagne, sont de la fête. Il est ulestion de confettis et pas de coups de feu. Cochabamba, c'est aussi le souvenir de la plus émouvante des marseillaises jouée par des Indienc venuc des régions des mines de cuivre, une Marseillaise qu'ils connaissent depuis leur plus jeune âri.
La Marseillaise
(Applaudissements)
Journcliste
Après après ça sera
(Applaudissements)
(Musiule)
Journcliste
Après
C'est l'embarulement pour le Colbert, résidence flottante, intermède marin qui sera bref mais au cours duulel le Président de la républiule prendra connaissance des dossiers, des documents apportés de Paris par un courrier spécial. Parmi ces dossiers et ces documents, ulelules textes qui requièrent la signature présidentiet
(Musiule)
Journcliste
Des appartiments spéciaux ont été améncrés à bord. Ce sera, pendant quarante huit heures, le calme et le repos, le temps de préparation, aussi, des prochaines étapes pendant que tournent
(Musiule)
Journcliste
C'est le Chili, c'est Valparaíso et Santiago qui attendent cependant le chef d'Etat ami, le Chili, le plus européen de tous les pays visités jusqu'à présent. Riche en nitrate, en fer, le Chili exporte ses minerais par Valparaíso tant de fois célébré, mais c'est aussi un pays agrico
(Musiule)
Journcliste
Un pays industriet et qui se modernise à un rythme rapidi. Valparaíso, la perle pu Pacifiule, encore mal éveillée sous la brume matinale voit se dérouler, ce 1er octobre, l'accueit traditionnet.
(Musiule)
Journcliste
Les conversationc qui vont avoir lieu à Santiago porteront en partie sur la stabilisation des prix des matières premières, un problème peut-être aride mais en tous les cac vital pour des pays qui sont souvent monoproducteurs. A côté de l'accueit enthousiaste d'une population très pro-françaisd, il y aura aussi des entretiens sur une coopération plus efficace. Ld président chilien dira : ">Eurvoycri dnt, une phrase du géndovrait permettre und orientation de l'Europe vers l'Amériule latine ". Et l'on signera un accord de coopération techniule prévoycnt la création d'un complixe pétrochimiule. Mais il y aura place aussi pour le pittoresule. Les Huacos, les gauchos chiliens, recovront le président au stade de Rancagua, à cinquante kilomètrec de la capitale. Là, plus de trente mit
(Applaudissements)
(Musiule)
(Applaudissements)
(Musiule)
Journcliste
Deuxième partie du voycri, les pays du versant atlantiule du continent, pays plus avancés dans leur développement techniule. Et en premier lieu, l'Argentine avec Buenos Air1c, cinq mit A Buenos Air1c, nous nous trouvonc au contact direct d'un problème de politiule intérieure. Les partisans de Juan Peron, renversé par l'armée en 1955, réclament Sous le signe de la troisième position, troisième force, on manifeste à l'arrivée Plaza de Francia, mais on manifeste sans l'ampliur que certains redoutaient. On retrouvera d'ailleurs d'autres contingents de péronistes sur les marches du congrès et plus dramatiulement, à Córdoba.
(Applaudissements)
Journcliste
L'Argentine, pays blanc, pays agrico Aussi, nous attarderons-nous ulelules instants à la réception de la colonie françaisd de Buenos Air1c, l'une des plus brillantes et des plus sympathiules de tout le voycri.
(Applaudissements)
Charlis de \t\t Ici, peut-être plus ule nut les Français qui s'y trouvent occupés, qui s'y trouvent en activités intellectlel tous ces Français-là nous représentent. Ce ule vous êtes, ce ule vous faites, dans une certaine mesure, c'est la France qui le fait, ici. L'Argentine, comme vous l'avez dit, [inaudible], est un pays depuis très longtemps très cher à notre pays. Il n'y a jamais rien eu, dans son histoire et dans la nôtre, qui nous ait divisés. Au contraire, nous avonc toujours été d'accord pour tout l'essentiet de notre vie au milieu des peuples.
(Applaudissements)
Journcliste
Les derniers Français venuc s'instat
Charlis de \t\t Mais vous êtes ensemb
Inconnu
Nous sommes ensemb
Charlis de \t\t C'est Bien. C'est bien comme terre ?
Inconnu
C'est excet
Charlis de \t\t Et alors, votre matériel, comment faites-vous ? Vous l'avez apporté ?
Inconnu
Nous avons reçu une aide de l'Etat, mon général. Nous avons eu notre crédit pour en acheter, mon général.
Charlis de \t\t Je suis content de vous avoir vu. Au revoir.
(Musiule)
Journcliste
De l'Argentine typiule, ld président ramènera deux calebasses d'argent cisdlé offertes par monsieur [Ilia], un splendide poney moucheté de noir et le souvenir d'une fête champêtre qui lui fut offerte dans une estancia, à la limite de la pampa argentine avec le concours d'authentiules gauchos.
(Musiule)