La Fille du Pharaon

27 octobre 2003
01h 40m 59s
Réf. 10102
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Résumé :

La Fille du pharaon est un ballet en 3 actes et 9 tableaux de Marius Petipa, sur une musique de Cesare Pugni et un livret de Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges, d'après Le Roman de la momie de Théophile Gautier. Pierre Lacotte recrée ce ballet pour le théâtre Bolchoï en 2003.

Date de diffusion :
27 octobre 2003
Thèmes :
Lieux :

Éclairage

Argument du ballet

Le livret se fonde sur Le Roman de la momie, une œuvre de Théophile Gautier.

Un aristocrate anglais, Lord Wilson, voyage dans l'Egypte du XIXe siècle, très en vogue depuis l'ouverture du canal du Suez en 1859. Surpris par une tempête de sable, notre voyageur se réfugie dans une pyramide, qui se rèvèle être le tombeau d'Aspicia, la fille d'un pharaon de l'ancienne égypte. D'autres voyageurs qui eux aussi se sont mis à l'abri dans la pyramide lui proposent de l'opium. Sous l'effet de la drogue, Wilson est la proie d'un rêve fantastique.

Par magie, Lord Wilson est transporté dans l'antiquité sous les traits d'un jeune égyptien nommé Taor. Il y rencontre la princesse Aspicie et envoûté par sa beauté il tente de la retenir. Mais celle-ci disparaît par enchantement. Taor finit par la retrouver dans une forêt au moment où elle est menacée par un lion. Taor sauve la vie de la princesse. Au même moment, des trompettes retentissent, annonçant l'arrivée du pharaon et de sa suite. En signe de gratitude, le souverain invite Taor, sauveur de sa fille, au palais.

Amoureux d'Aspicie, Taor apprend que cette dernière est promise au roi de Nubie. Son amour est partagé et les deux amoureux sont désespérés, ils décident de s'enfuir du palais. Le roi de Nubie, furieux de la fuite de sa fiancée, se lance à la poursuite des fugitifs.

Taor et Aspicie se réfugient dans une hutte de pêcheurs au bord du Nil . Profitant d'une brève absence de Taor, le roi de Nubie et ses soldats font irruption dans la cache des amoureux. Terrorisée, et ne pouvant se résoudre à épouser le roi, Aspicie se jette dans les eaux du Nil.

A son retour, Taor est fait prisonnier par le roi de Nubie et emmené au palais du pharaon.

Dans les profondeurs des eaux, Aspicie est accueillie par le dieu du Nil. Elle le supplie de revoir Taor. Le dieu exauce sa prière et lui montre son amoureux, penché au bord d'une falaise surplombant les eaux du fleuve.

Pendant ce temps, au palais, le pharaon menace de faire exécuter Taor si ce dernier ne lui révèle pas où se trouve Aspicie. Taor ignore où elle se cache. Il est condamné à être mordu par un serpent sacré. Au dernier moment, des pêcheurs ramènent Aspicie, remontée des eaux du fleuve et retrouvée sur ses rives.

Aspicie avoue son amour pour Taor et narre ses aventures à son père. Elle menace de se suicider si ce dernier ne consent pas à leur mariage. Touché par la sincérité de cet amour, le roi bénit leur union.

Epilogue

Dans la pyramide où il s'était réfugié, Lord Wilson se réveille de son rêve et constate avec stupéfaction qu'il se trouve face à la tombe d'Aspicie.

Historique

Ce conte permit à Marius Petipa de chorégraphier son premier grand ballet sur une musique de Cesare Pugni en 1862. Le spectacle fut monté en cinq semaines et tout y était somptueux, les décors, les costumes, les processions sans fin, le nombre de figurants du corps de ballet, un grand nombre de solos, et enfin, une distribution de toute première classe. Bref, La Fille du pharaon, qualifié de « spectacle munifiscent », gagna la faveur du public qui n'hésitait pas à battre le pavé devant le théâtre pendant une journée entière dans l'espoir de se procurer un billet.

Au cours des années qui suivirent, La Fille du pharaon mit en vedette les plus fameuses ballerines russes à commencer par Mathilde Kshessinska, maîtresse de Nicolas Romanov, le futur empereur Nicolas II, puis Anna Pavlova, Lyubov Yegorova, etc. La dernière danseuse à avoir dansé le rôle d'Aspicie, est Marina Semonava, gloire du Bolchoï de l'après révolution bolchévique.

Banni de la scène par les soviétiques, La Fille du pharaon n'était plus qu'un souvenir jusqu'à ce que Pierre Lacotte - conseillé par Rudolf Noureev - décide de se pencher sur le sort de cette œuvre mythique. Lacotte dut faire œuvre d'archéologue pour exhumer ce premier ballet de Petipa. Des années de recherche lui furent nécessaires pour « reconstruire » la chorégraphie perdue. Il fallut rechercher les dessins, maquettes, souvenirs de toute espèce éparpillés en plusieurs endroits.

Il en allait de même pour la musique de Pugni. Le chef d'orchestre Alexandre Sotnikov dut reconstituer la partition du ballet dont seul subsistait celle du premier acte. Sotnikov retrouva la musique pour instruments séparés qu'il dut ensuite entièrement réorchestrer.