Gala 31 décembre 2008 : Opéra National de Paris - Bastille

31 décembre 2008
01h 07m 31s
Réf. 10111
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Éclairage

Programme

La Fiancée Vendue

La Fiancée vendue est considéré, en République Tchèque, comme un symbole national et est devenu, dans le monde entier, l'exemple type de l'opéra « folklorique ». On peut donc s'étonner des deux reproches faits de son vivant à Smetana : de n'être que trop modérément nationaliste et de la trop grande influence de Wagner sur ses autres opéras. Il devint pourtant, grâce à La Fiancée vendue, un « musicien patriote ». Refroidi par l'accueil fait à ses autres œuvres par le public tchèque, Smetana affirmera par la suite avoir composé La Fiancé vendue sans conviction ni enthousiasme.

L'Oiseau de feu

L'Oiseau de feu est le Phénix qui renaît de ses cendres, l'oiseau de vie et de joie, immortel, dont la splendeur et la force restent indestructibles, intarissables.

L'Oiseau de Feu est une commande Serge de Diaghilev, qui entendit Stravinski pour la première fois le 6 février 1909, jour où furent créés son Scherzo fantastique et son Feu d'artifice. Diaghilev fut très impressionné par cette dernière œuvre. Ayant déjà monté une saison de ses Ballets russes qui rencontra de grands succès à Paris en 1909, il désirait répéter l'expérience l'année suivante avec, entre autres, une œuvre inédite inspirée de la légende de l'Oiseau de feu. Diaghilev fit appel au jeune Stravinski. L'Oiseau de feu fut créé le 25 juin 1910 à l'Opéra de Paris, sous la direction de Gabriel Pierné. Le succès de l'œuvre est immédiat.

Clair de lune

André Caplet était un violoniste brillant. Comme Claude Debussy en 1884, il remporta le Prix de Rome en 1901 (devant Maurice Ravel) avec une cantate intitulée Myrrha, ce qui fut à l'origine de leur amitié et de leur collaboration. Il quitta Rome et la Villa Médicis pour gagner l'Allemagne où il apprit la direction d'orchestre. Il composa des œuvres vocales et religieuses, telles que la Messe des petits de Saint-Eustache-la-Forêt (1919), Pie Jesu (1919) et Le Miroir de Jésus (1923). Également chef d'orchestre, il créa le Martyr de Saint-Sébastien de Debussy en 1911. Il dirigea également à l'opéra de Boston de 1910 à 1914.

André Caplet et Claude Debussy : en 1914, nommé chef de l'orchestre de l'Opéra de Paris et, bien qu'exempté du service militaire, Caplet s'engage au moment de la déclaration de la Première Guerre mondiale. Gazé, sa santé l'empêchant de continuer sa carrière de chef d'orchestre, il se consacre ensuite essentiellement à l'orchestration (La boîte à joujoux, Jet d'eau ou Clair de lune de Claude Debussy par exemple) et à la composition avec une dominante religieuse (Messe à trois voix, La part à Dieu ou Le miroir de Jésus : mystères du Rosaire...)

Nuages

Pas de deux. Entrée au répertoire de l'Opéra national de Paris en 1999.

Danses slaves. Opus 72 n°8

Les Danses Slaves d'Anton Dvorak figurent parmi ses œuvres les plus appréciées. Il s'agit de deux séries contenant chacune huit pièces n'ayant aucune parenté tonale ou thématique entre elles. L'une et l'autre ont été écrites en premier lieu pour piano à quatre mains, avant d'être orchestrées par le musicien lui-même.

Le musicien moldave s'est, à de nombreuses reprises, inspiré des musiques folkloriques de son pays ou d'autres régions. Il avait en particulier écrit des Danses écossaises en 1877. Ses danses slaves ne sont cependant pas de simples transcriptions, comme l'avait pu faire Brahms pour certaines des premières danses hongroises. De plus, contrairement à ce dernier, Dvorak s'est chargé intégralement de leur orchestration. Cette inspiration slave est relativement nouvelle, par rapport à la musique « hongroise », déjà représentée par Brahms, Franz Liszt et même Hector Berlioz (Marche hongroise).

Après le succès de la première série, l'éditeur commande à Antonin Dvorak une autre œuvre de même genre. Le compositeur s'exécutera, non sans hésitation. L'an 1886 (soit 8 ans plus tard) verra la naissance d'une seconde série de danses slaves, de même importance que la première. Dans les numéros impairs, on retrouve le "grand orchestre" de la première série, alors que les autres pièces emploient un orchestre simplifié, sans trombone (n°2, 4, 6 et 8) ou sans trompette (n°2 et 4) ; une innovation : l'emploi de la cloche dans la huitième danse.

Le Boléro

"Mon Boléro, disait Ravel, devrait porter en exergue : enfoncez-vous bien cela dans la tête!".

Plus sérieusement, il expliqua : "En 1928, sur la demande de Mme Rubinstein (Ida Rubinstein, célèbre danseuse et actrice russe), j'ai composé un boléro pour orchestre. C'est une danse d'un mouvement très modéré et constamment uniforme, tant par la mélodie que par l'harmonie et le rythme, ce dernier marqué sans cesse par le tambour. Le seul élément de diversité y est apporté par le "crescendo" orchestral.

Maurice Béjart précise en ces termes sa conception de l'œuvre de Ravel : "Musique trop connue et pourtant toujours nouvelle grâce à sa simplicité. Une mélodie (d'origine orientale et non espagnole) s'enroule inlassablement sur elle-même, va en augmentant de volume et d'intensité, dévorant l'espace sonore et engloutissant à la fin la mélodie".

Sans vouloir décrire davantage ce ballet évident par lui-même, remarquons que Maurice Béjart, dans un style très différent, rejoint l'esprit du Sacre du Printemps en ce sens qu'à l'inverse de la plupart de ceux qui ont illustré chorégraphiquement le Boléro avant lui, il répudie toutes les facilités du pittoresque extérieur pour exprimer uniquement - mais avec quelle force ! - l'essentiel. Maurice Béjart confie le rôle central (la Mélodie) tantôt à une danseuse, tantôt à un danseur. Le Rythme est interprété par un groupe de danseurs.