Ouverture du festival 1978

16 mai 1978
02m 24s
Réf. 00185

Notice

Résumé :

Avant l'ouverture du 31ème Festival, le nouveau délégué général Gilles Jacob dit quelques mots de la sélection, qui a pour ambition de proposer au public le meilleur de la production cinématographique mondiale.

Date de diffusion :
16 mai 1978
Source :
FR3 (Collection: FR3 DERNIERE )

Transcription

Journaliste
Le festival international du film de Cannes, le trente et unième du nom, ouvre ses portes ce soir. Dans l'espoir de retrouver ses lustres d'antant, le festival a invité des vedettes ô combien prestigieuses, et il reste à prévoir de belles bagarres au coude à coude entre reporters-photographes. Le festival de Cannes est la manifestation qui, après les Jeux olympiques, attire le plus grand nombre de journalistes. Ils seront quinze cent, cette année. Il y aura cent cinquante photographes de presse et plus d'une trentaine d'équipes de télévision. Le record des films projetés à Cannes sera lui aussi, sans doute, battu. Plus de cinq cent films sont, en effet, annoncés sur la croisette. Trente mille professionnels et cinéphiles venus des quatre coins du monde vont, eux aussi, devoir se battre pour obtenir les indispensables cartes d'invitation. En ce concerne la compétition officielle, vingt cinq films seront, cette année, en compétition. Tous d'excellente qualité. La bataille pour le palmarès s'annonce déjà rude. Et le jury que préside, cette année, Alan Pakula, réalisateur du film "Les Hommes du président", aura fort à faire.
Gilles Jacob
Je crois que la sélection va avoir un caractère un peu particulier, c'est-à-dire qu'elle va être mensongère. C'est-à-dire que comme je crois qu'elle est bonne, puisque j'ai vu tous les films, et qu'elle représente bien le meilleur du monde entier, elle ne reflète pas suffisamment la crise du cinéma qui est très réelle. Et une fois que vous enlevez les vingt cinq ou trente meilleurs films du monde, on s'aperçoit qu'après, il y a une chute. Mais enfin, nous, nous voulions montrer les meilleurs films du monde, et les meilleurs films disponibles, les montrer en première mondiale, les montrer tous en compétition. Et ça, je crois qu'on y est arrivé.
Journaliste
Etes-vous de ceux qui pensaient que la télévision française est la principale responsable de la crise du cinéma en France ?
Gilles Jacob
Moi, je vais vous dire. Je suis pour la réconciliation du cinéma et de la télévision. Et d'ailleurs, ce festival en est l'image. C'est-à-dire que nous avons sélectionné des co-productions, que ça soit en France, (par exemple, le film de Chabrol est une co-production), en Italie, dans d'autres pays. Mais moi, je crois que le festival, dans sa petite part, doit oeuvrer pour la réconciliation car tôt ou tard, vu le développement des moyens audiovisuels, il n'est pas pensable qu'il y ait pas une harmonisation des rapports, bien entendu, qui ne doit pas être au détriment du cinéma.
Journaliste
Ce soir, lorsque Jean-Philippe Lecat, ministre de la culture et de la communication, aura déclaré ouvert le trente et unième festival international du film de Cannes, sera projeté un film soviétique d'Emil Lotianou, "Un Accident de chasse". Ce film est en compétition, et, paraît-il, d'assez belle facture. A Cannes, cette année, on entre très tôt dans le vif du sujet.