Le passage à l'euro en Europe

01 janvier 2002
01m 28s
Réf. 00221

Notice

Résumé :

Reportage sur les festivités accompagnant, dans les divers pays européens, le passage à l'euro dans la nuit du 31 décembre 2001 au 1er janvier 2002.

Date de diffusion :
01 janvier 2002
Source :

Contexte historique

L'Union monétaire ("l'Euroland") prend effet le 1er janvier 2002 avec le passage à l'euro. Il s'agit d'un des principaux aboutissements de la construction européenne depuis le Traité de Rome en 1957. Pour préparer ce passage, le Traité de Maastricht (1992) subordonnait l'adoption d'une monnaie unique à la réalisation par les Etats-membres d'un "haut degré de convergence des performances économiques".

Ainsi, chaque pays reste maître de sa politique économique, mais doit respecter des règles communes ("critères de convergences") portant notamment sur la stabilité des prix, le maintien du déficit des finances publiques sous la barre de 3% du PIB (pacte dit de "stabilité"), l'indépendance des banques centrales des pays candidats. La liste des pays participants à l'Euroland a été arrêtée le 2 mai 1998 par les chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Bruxelles: elle comprend douze des quinze pays de la communauté européenne : l'Allemagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique, l'Irlande, l'Espagne, le Portugal, la Finlande, l'Autriche, la Grèce.

Trois pays ne participent pas, à cette date, à l'Euroland : la Grande Bretagne, le Danemark et la Suède choisissent de garder leur monnaie nationale (ce que permet le Traité de Maastricht). Ces trois pays ne participent donc pas à l'Eurosystème qui regroupe autour de la Banque centrale européenne les banques centrales des pays participants, ni à l'Eurogroupe qui rassemble les ministres de l'Économie des Etats de la zone euro.

Philippe Tétart

Éclairage média

Gallocentrisme aidant, ce sujet s'applique tout d'abord à rappeler que, distance et décalage horaire aidant, la France a symboliquement ouvert (à la Réunion) et fermé (à la Martinique) le bal du passage à la monnaie unique. Pour le reste, composé d'une série de zooms entendant montrer le caractère festif de la nuit du passage à l'euro dans différents pays d'Europe continentale (sans rappeler qu'il s'agit aussi et avant tout du Nouvel An…), ce reportage s'emploie aussi à évoquer le débat qui accompagne le "passage à l'euro".

En effet, alors même que la monnaie unique s'impose aux ressortissants de douze des quinze pays de l'UE, les opinions restent très partagées. Certains, par posture idéologique (anti-européanisme), nostalgie ou simple attachement aux symboles de l'identité nationale, vivent mal ou dénoncent la disparition des monnaies nationales. D'autres sont au contraire convaincus que l'euro est un outil de conquête et d'avenir pour l'Europe. Les deux seuls témoignages montés dans cette séquence dépeignent cette situation. Le premier, recueilli en Italie, souligne l'embarras voire la douleur que représente l'abandon des monnaies propres à chaque pays. À l'inverse, le second présente une Espagnole expatriée et voyageuse, qui loue avec enthousiasme les vertus de l'Euro. Et la journaliste de conclure, avec une sobriété toute objective et consciente du caractère historique de ce grand passage à l'Euro : "Il y aura donc eu en Europe autant de joie que de pincements au cœur, voire de gros chagrins à vivre ce moment-là où les monnaies nationales disparurent".

Philippe Tétart

Transcription

Agnès Vahramian
C'est ce bout d'Europe d'Outre-Mer qui est le dernier passé à la monnaie unique : avec le décalage horaire, la Martinique a donc fermé le bal que l'île de La Réunion avait ouvert. Sur le continent, c'est à Bruxelles que la célébration a été la plus grandiose et le nombre de retraits en Euros record dans la nuit. Décompte final en Allemagne, comme à la porte de Brandebourg, la couleur bleue, symbole de l'Europe, aura teinté la nuit dernière les cieux des douze pays qui ont basculé dans la monnaie unique. Au nord de Rome, les pâtissiers offrent à la foule cet immense Euro-gâteau : les Italiens goûtent, parfois sans enthousiasme.
Inconnu
Je crois que je vais avoir la nostalgie de la lire.
Agnès Vahramian
Un euro célébré, mais c'est en lires que se règlent les additions et se rend la monnaie. Car ici à Rome, les nouveaux billets sont peu disponibles - déçus. Plus chanceux, les Espagnols sur la Puerta del Sol.
Inconnu
Moi, je travaille en Irlande, mais je vais en Belgique, en France, aux Pays-Bas voir mes amis et c'est plus facile !

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