Commémoration du martyr d'Oradour-sur-Glane

15 juin 1945
49s
Réf. 00267

Notice

Résumé :

Un an après le massacre du village d'Oradour-sur-Glane par les SS, le ministre de l'Intérieur, Adrien Tixier, vient se recueillir sur les ruines.

Date de diffusion :
15 juin 1945
Date d'événement :
10 juin 1944
Personnalité(s) :

Contexte historique

Le 10 juin 1944, une compagnie de la division Das Reich occupait le village d'Oradour-sur-Glane, à une vingtaine de kilomètres de Limoges. Les hommes furent mitraillés, les femmes et les enfants rassemblés dans l'église que les Allemands incendièrent. Le massacre perpétré méthodiquement provoqua la mort de 642 victimes. L'émotion fut immense et, dès 1944, Oradour devint un village symbole auquel les pouvoirs publics accordèrent d'emblée une grande importance. [Voir Sarah Farmer, Oradour arrêt sur mémoire, Paris : Calmann-Lévy, 1994]

Françoise Berger

Éclairage média

Pendant que les officiels se rendent sur les lieux du souvenir, la caméra montre, dans les rues du village détruit, les écriteaux qui appellent à la mémoire des martyrs. La foule en deuil porte des gerbes de fleurs. Les personnalités pénètrent dans les ruines de l'église incendiée, puis saluent les sept rescapés du massacre parmi les 650 habitants du village au total (le commentateur se trompe quand il annonce le nombre de victimes, 1650, c'est très certainement une simple erreur de lecture qui n'a pas été rectifiée). Le journaliste rappelle le déroulement de la journée tragique, mais peu de Français sans doute ignorent ce drame.

Françoise Berger

Transcription

(Musique)
Commentateur
Voici un an, le nom d'Oradour-sur-Glane s'inscrivait au martyrologe des villages français, après tant d'autres, avant tant d'autres. C'est cette tragique journée que le ministre de l'Intérieur, M. Tixier, est venu commémorer, dans le cadre même du crime le plus gratuit et le plus complet peut-être de la sauvagerie nazie. Ce jour-là, sans raison, une compagnie de SS occupa le village, rassembla les hommes sur la place, les femmes et les enfants dans l'église et puis, à coups de mitrailleuse et de grenade, le crime fut accompli. L'incendie fit le reste. De 1 650 habitants, 7 seulement ont survécu au crime. De tous les enfants, celui-ci seul est sorti vivant. Les Allemands ont passé par là.