La bataille de Normandie (vue par les Alliés)

30 juin 1944
02m 53s
Réf. 00279

Notice

Résumé :

Une fois le littoral du Cotentin maîtrisé, c'est désormais dans la campagne normande que la bataille se poursuit (juin-août 1944).

Date de diffusion :
30 juin 1944
Date d'événement :
01 juillet 1944
Source :

Contexte historique

Les Alliés avaient pour objectif de foncer vers les frontières de l'Est, en coupant en deux l'armée allemande, empêchant ainsi la concentration des troupes et l'apport de renforts. Mais les opérations ne se déroulent pas aussi idéalement que prévu. La bataille de Normandie est très dure, les troupes alliées progressent lentement, au prix de nombreux morts, et Paris n'est atteint que le 25 août. [Voir, entre autres, André Kaspi, La Libération de la France, juin 1944-janvier 1946, Paris : Perrin, 1995; Jean Pierre Azéma, Olivier Wieviorka, Les Libérations de la Franc e, Paris : Ed. de La Martinière, 1993]

Françoise Berger

Éclairage média

Une fois la tête de pont de 80 km en place sur la côte normande, le ballet des navires se poursuit, déversant sans cesse des cargaisons de matériel et des soldats toujours nombreux. Le reportage suit, à terre, l'avancée des troupes en direction de Cherbourg, encore sous contrôle allemand. De nombreuses vues prises des bombardiers en action donnent un aperçu de l'enfer des combats et des conséquences pour les populations, encore une fois non évoquées ici. Mais le commentateur insiste sur l'appui que les soldats alliés rencontrent auprès de la population française.

Cependant, la bataille est loin d'être gagnée : 250 000 Allemands combattent encore dans le Cotentin et seuls 10 000 d'entre eux ont été faits prisonniers. C'est sans doute pour remonter le moral des populations et leur redonner espoir, malgré les contretemps du moment, que le journaliste insiste sur la fatigue des troupes allemandes, engagées depuis 4 ans, alors que les Alliés disposent de troupes fraîches. De la propagande pour la bonne cause, en quelque sorte.

Françoise Berger

Transcription

AVERTISSEMENT
Commentateur
En Normandie, renforts et matériel continuent d'arriver ; bien que les forces alliées n'aient pu disposer d'un grand port, le fait qu'elles s'étaient rendues maîtresses d'une tête de pont de plus de 80 kilomètres leur permettait de débarquer tout l'équipement d'une armée motorisée.
(Silence)
Commentateur
Et l'avance alliée rapproche les troupes de Cherbourg. Bien que la ville ne soit pas encore directement menacée, les Allemands ne peuvent plus dissimuler que les Alliés sont solidement établis sur le sol de France. Des coups directs ont mis hors d'action de nombreux chars allemands.
(Silence)
Commentateur
Et pendant tout ce temps, bombardiers et chasseurs alliés, parmi lesquels se trouvent des escadrilles françaises, continuent de donner leur puissant appui.
(Silence)
Commentateur
Partout, les soldats alliés sont reçus comme des amis par les Français qui ont conscience d'être toujours restés dans la guerre, malgré Vichy et l'armistice. Les Français font tout ce qu'ils peuvent pour aider l'avance alliée.
(Silence)
Commentateur
L'offensive n'a jamais été facile. Si l'ennemi n'a pu utiliser tout de suite ses forces blindées, il possède tout de même plus d'un quart de million d'hommes dans le Cotentin. Quelques jours après les premiers débarquements, les Alliés avaient déjà fait 10 000 prisonniers dont les qualités combattantes, de l'avis des vétérans de la 8 ème armée, ne saurait se comparer à celle des soldats de Rommel en Libye. De dures batailles devront encore être livrées, mais l'armée allemande se bat depuis plus de quatre ans ; elle a été terriblement affaiblie par la succession des défaites de Russie. Du côté allié, par contre, les troupes utilisées sont des troupes fraîches.
(Silence)
Commentateur
A bord du navire quartier général, le commandant suprême, accompagné par l'amiral anglais Ramsay, inspecte la côte.
(Silence)
Commentateur
L'illustre général Montgomery apporte de bonnes nouvelles. Il va repartir bientôt pour la Normandie.
(Silence)
Commentateur
C'est là que quelques heures plus tard, le général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire de la République française allait revenir en France. La France qui, sous son inspiration, depuis quatre ans, n'a jamais cessé de lutter aux côtés de ses alliés.

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