Une réussite économique : reconstruction et modernisation des houillères françaises

07 février 1952
01m 24s
Réf. 01017

Notice

Résumé :

La modernisation des houillères fut une véritable réussite économique de la fin des années quarante, permettant à la France de résoudre son important déficit en charbon.

Date de diffusion :
07 février 1952
Lieux :

Contexte historique

Le secteur énergétique constituait l'une des priorités de la reconstruction en France. Le manque de charbon apparaissait notamment particulièrement criant à la Libération. Des efforts très importants ont été mis en place pour moderniser les houillères françaises, nationalisées en 1944-1945. Or, les résultats sont indéniables : dès 1947, la "bataille du charbon" est gagnée et la France dépasse son niveau de production d'avant-guerre. L'objectif de moderniser les structures de ce secteur est également largement atteint.

Equipements et matériels seront considérablement rénovés, ce qui permet une amélioration importante des gains de productivité (le rendement journalier par mineur atteint 1 307 kilos en 1951). En 1950, la production de charbon atteint 52 millions de tonnes (contre 47 millions en 1938). Une politique de concentration et de rationalisation des sites est également mise en place, qui participe de la modernisation du secteur.

Fabrice Grenard

Éclairage média

Le reportage se veut pédagogique pour expliquer la réussite des houillères françaises. Il montre les différentes innovations techniques qui se sont développées dans ce secteur (nouvelles méthodes d'extraction, mécanisation du transport du charbon, équipements plus modernes des mineurs...). Il explique de manière très claire les notions de productivité et de concentration industrielle. Un schéma statistique permet de montrer l'augmentation de la productivité entre 1946 et 1951. Des images montrent l'émergence de nouveaux sites industriels où sont concentrés les puits des mines et les usines transformant la houille en coke, gaz ou électricité, ce qui offre une organisation plus rationnelle. Des images de tours prises en contrebas permettent de souligner le gigantisme de ces nouvelles installations.

Enfin, en montrant quelques portraits de "gueules noires", le reportage avance également un troisième facteur pour expliquer la réussite des houillères, le facteur humain (mobilisation des travailleurs, intéressement aux résultats de l'entreprise). Les houillères sont ainsi présentées comme un véritable modèle que doivent suivre les autres secteurs industriels.

Fabrice Grenard

Transcription

(Musique)
Commentateur
Produire davantage, produire mieux, tel est aujourd'hui, l'impératif numéro un de l'industrie, qui a mis à l'ordre du jour le terme de «productivité», maître mot de l'économie moderne. C'est la productivité qui abaisse les prix de revient et permet d'augmenter les salaires. C'est la productivité, qui en cinq ans, a valu à l'industrie houillère d'obtenir des résultats remarquables. L'indice de la productivité dans les mines est fourni par le rendement fond. Or, le rendement en cinq ans s'est accru de 40%. Une telle augmentation est due, d'abord, à la mise en oeuvre d'un immense plan d'équipement, qui a intensifié la mécanisation du travail et qui a fourni aux houillères un matériel ultramoderne. Mais, si la première loi de la productivité est équipement, la seconde s'appelle concentration industrielle. Les puits des mines ont été regroupés et désormais les usines qui transforment la houille en coque, en gaz et en électricité, ne font plus qu'un avec la mine. La troisième loi de la productivité est le facteur humain, depuis trois ans, le personnel des mines est directement intéressé aux résultats de l'entreprise. C'est l'application de ces méthodes qui permettra de produire davantage et mieux encore.

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