Les nouvelles sources d'énergie de la France au milieu des années 1960

15 décembre 1965
39s
Réf. 01038

Notice

Résumé :

Afin d'accroître et de diversifier la production énergétique française, le port pétrolier de Fos-sur-Mer, le centre atomique de Cadarache, la centrale nucléaire de Chinon et l'usine marémotrice de la Rance voient le jour dans les années 60.

Date de diffusion :
15 décembre 1965

Contexte historique

Au cours des années 1960, la consommation d'énergie en France croît rapidement : elle passe de 85,6 à 176,8 millions de tonnes d'équivalent-pétrole de 1960 à 1973. La part des hydrocarbures augmente tout particulièrement, le pétrole représentant 66,5% du bilan énergétique français en 1973 contre 30% en 1960. Pour faire face à cette rapide croissance des besoins, la France gaullienne fait le choix de développer et de diversifier ses infrastructures et ses sources d'énergie. Le port pétrolier de Fos est ainsi aménagé par décision gouvernementale de 1962, une raffinerie s'y installant dès 1965, afin de mieux répondre à l'essor de la demande en pétrole.

Mais surtout on commence à développer de nouvelles sources d'énergie, de façon à permettre à la France d'être moins dépendante des importations. L'énergie électrique d'origine nucléaire est développée, notamment par le pôle du Centre d'Etudes Atomiques situé à Cadarache (ouvert en 1959), et par la centrale nucléaire de Chinon, inaugurée en 1963. La première et unique usine marémotrice au monde est également construite sur l'estuaire de la Rance, au sud de Saint-Malo, produisant de l'énergie à partir de la très grande différence existant en cet endroit entre les marées montante et descendante : les travaux débutent en 1961 et le général de Gaulle inaugure le barrage le 26 novembre 1966.

Christophe Gracieux

Éclairage média

Ce sujet fait partie d'un reportage plus large diffusé le 15 décembre 1965 qui présente la France telle qu'elle sera en 1970. Il dresse en fait un véritable panégyrique d'un pays se modernisant rapidement sur tous les plans, et plus particulièrement ici dans le domaine énergétique. Il s'agit de montrer une France capable de répondre au défi de la consommation croissante d'énergie par le développement de solutions à la fois variées et innovantes.

C'est dans ce but que sont exposées successivement les images du complexe pétrolier de Fos-sur-Mer, du centre d'études atomiques de Cadarache, de la centrale de Chinon et de l'usine marémotrice de la Rance. Essentiellement présentées par des vues aériennes, elles visent à illustrer l'ampleur des nouvelles installations mises en service et des travaux qui ont été nécessaires pour leur réalisation. Le chantier sur la Rance apparaît ainsi gigantesque.

Christophe Gracieux

Transcription

Commentateur
1970, la France sera une grande dévoreuse d'énergie. De pétrole, tout d'abord. Et le gigantesque complexe de Foce pourra recevoir 50 millions de tonnes d'hydrocarbure par an. Mais on a déjà prévu la relève par la matière première énergétique numéro un de l'avenir, l'uranium pur, fabriqué à Cadarache ne saura plus un monopole des grands. La troisième centrale nucléaire de Chinon saura mise en service en 1966 et la France consommera de plus en plus d'électricité d'origine atomique. Dans l'estuaire de la Rance, la première usine marais motrice du monde produira en 70, ses 544 millions de kilowatts heure.

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