Recensement de 1999 : 60 millions de Français

06 juillet 1999
01m 41s
Réf. 01172

Notice

Résumé :

Le recensement de la population en 1999 révèle que la France compte plus de 60 millions d'habitants. Ses résultats sont détaillés.

Date de diffusion :
06 juillet 1999
Personnalité(s) :
Lieux :

Contexte historique

D'après le recensement effectué par l'Insee en 1999, la France franchit la barre symbolique des 60 millions d'habitants : elle compte alors 60 082 000 habitants, les DOM-TOM n'étant pas décomptés à part pour la première fois. Les Français habitant la métropole sont quant à eux 58 520 000. La France a gagné quelque 20 millions d'habitants depuis la Seconde Guerre mondiale : les Français étaient en effet 40 millions en 1946, puis 50 millions en 1968 et 56,6 millions en 1990. Depuis le recensement de 1990, la population française métropolitaine a ainsi augmenté de 3,4%. Mais les disparités régionales demeurent importantes. L'Ile-de-France demeure, de loin, la première région avec ses 10 951 000 habitants (soit un gain de 289 000 personnes en dix ans), suivie par Rhône-Alpes avec 5 646 000 habitants, puis par Provence-Alpes-Côte d'Azur avec 4 506 000 âmes. Parmi les 22 régions métropolitaines, seuls le Limousin et la Corse ne franchissent pas le seuil du million d'habitants (711 000 pour le premier, 260 000 pour la seconde). Enfin, entre les deux recensements de 1990 et 1999, trois régions enregistrent un solde migratoire négatif, c'est-à-dire que plus d'habitants les ont quittées que d'autres ne s'y sont installés : l'Auvergne, qui en dix ans a perdu 13 000 habitants, le Limousin 12 000 et Champagne-Ardenne 6 000.

Christophe Gracieux

Éclairage média

Ce reportage détaille les premiers résultats du recensement effectué en mars 1999, publiés par l'Insee le jour même de sa diffusion, l'ensemble des résultats n'étant livré qu'au début de 2001. Comme souvent dans ce type de sujet qui livre les principales conclusions d'une étude, les images ne font qu'illustrer le commentaire. En l'occurrence ici, des plans d'une foule sur un trottoir symbolisent l'accroissement démographique de la population française. De même, des images d'une ville en bord de mer appuient l'évocation de l'essor des villes littorales. D'autre part, adoptant toujours les canons de ce genre de reportage, des chiffres sont insérés en incrustation, ainsi que des cartes illustrant la répartition géographique des Français : ces insertions visent à mettre en valeur les principales données du recensement.

Dans une dernière séquence, ce sujet s'intéresse aux raisons méthodologiques permettant d'expliquer que la croissance démographique soit moins importante que prévue. Le directeur général de l'Insee livre ainsi son point de vue sur la question, tandis que la journaliste évoque d'autres hypothèses, sur fond d'images illustratives filmées lors de la conférence de presse de l'Insee, lors de laquelle ont été annoncés le jour même les premiers résultats du recensement.

Christophe Gracieux

Transcription

Hélène Vergne
La France a franchi la barre des 60 millions d'habitants, nous sommes plus nombreux qu'au dernier recensement en 90, très exactement 2 millions de plus. Le territoire national dans son entier, compte aujourd'hui, 60 millions 82 000 habitants, soit une croissance de 0,38% par an par rapport à 90. En métropole, on enregistre une augmentation similaire faible, de 0,35% par an. Les D.O.M, Département d'Outre Mer, ont davantage progressé et compte aujourd'hui 1 665 500 habitants. Mais ce qui ressort du dernier recensement du siècle, c'est la très forte attractivité des régions des bords de mer. Languedoc-Roussillon, Pays de la Loire, Côte d'Azur mais aussi Alsace et Région Rhône-Alpes. Les villes les plus attractives sont aussi les plus dynamiques sur le plan économique. Toulouse, Montpellier et surtout Nantes avec une hausse de 9%. 4 régions, Ile-de-france, Provence-Alpes-Côte-d'Azur , Rhône-Alpes et Nord-pas-de-Calais, totalisent à elles seules, 43% de la population en métropole. Pour autant, la croissance de la population française est plus faible que prévue. Selon l'INSEE, cela tient essentiellement à une nouvelle méthode de comptage.
Paul Champsaur
Nous avons des raisons de penser que lors du recensement précédent, un certain nombre d'étudiants, peut-être quelques centaines de milliers avaient été recensés deux fois à tort.
Hélène Vergne
Autre raison possible, le solde migratoire. L'immigration, c'est-à-dire les arrivées sur le territoire français, aurait été plus faible que prévue, l'émigration, en revanche, les départs du territoire, plus forts que l'on croyait. Il y aurait eu aussi quelques ratages, l'INSEE d'ici l'annonce officielle et définitive des résultats, le 31 décembre 99, devrait déterminer les raisons de cette faible croissance.