Le GPS à Valence : la régulation du trafic de bus

16 mars 1995
01m 45s
Réf. 01482

Notice

Résumé :

En 1995, le réseau de bus de Valence s'équipe de calculateurs pour positionner les véhicules en fonction du système Global Positioning System (GPS). Ce système "Satiplus" offre de nombreuses fonctionnalités.

Type de média :
Date de diffusion :
16 mars 1995
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Contexte historique

Le Global Positioning System (GPS) est un dispositif conçu en 1968 par l'armée américaine. Il s'agit d'un système de localisation géographique composé d'une constellation de satellites en orbite autour de la Terre qui peuvent fournir la position d'un point sur la planète en temps réel et 24h sur 24. Le système NAV. S. T. A. R.-G. P. S. (Navigation System Time And Ranging - Global Positioning System) est financé et développé dès 1973 par le département de la Défense des Etats-Unis pour un usage strictement militaire. Le premier satellite a été lancé en 1978. Après l'échec du lancement des premiers satellites, le système a été déclaré opérationnel en 1995, comportant alors 28 satellites en orbite quasi-circulaire autour de la Terre formant un angle de 55 avec l'équateur et de 60 avec chacune des autres orbites à une altitude de 20200 Km. Depuis 1995, la constellation comporte 24 satellites " titulaires " et 4 satellites de réserve. Les satellites sont équipés d'horloges atomiques, de façon à émettre une fréquence précise qui permet de les identifier (cf. Le maser à ammoniac au Laboratoire de l'horloge atomique). Pour faire fonctionner ces horloges atomiques, des corrections de calcul apportées par la théorie de la relativité générale ont été nécessaires (cf. De la théorie de la gravitation à la relativité générale : l'invention de l'espace-temps courbe)

Les usages du GPS ont d'abord concerné la balistique et le guidage des missiles. Mais l'intérêt du dispositif dépasse largement cet usage. Il s'avère particulièrement utile pour la géodésie, science qui détermine la forme de la Terre. Depuis Newton, la forme générale de la Terre est connue : il s'agit d'un ellipsoïde, sphère aplatie à ses pôles. Or, cette connaissance théorique méconnaît les formes réelles, les particularités de sa surface. Les topographes ont longtemps cherché à représenter les formes de la Terre sur une surface plane (carte) grâce à des systèmes de projection, doublés de systèmes de représentation pour figurer l'altitude. En 1952, la proposition radicalement différente que fait Martin Hotine (1898-1968), mathématicien et cartographe, est d'effectuer la description spatiale directe de la forme de la surface topographique, sans chercher à lui imposer a priori le support approché de l'ellipsoïde. L'arrivée du système GPS transforme définitivement la géodésie : pour connaître une position, il suffit de mesurer la distance entre un point et un certain nombre de satellites aux positions connues. Les techniques de repérage géographique ont connu depuis 15 ans de profondes transformations, comme la représentation cartographique.

L'importance acquise par le GPS dans le civil, pour la navigation, l'automobile, la cartographie, etc. a conduit l'Union Européenne à se doter d'un nouveau système de positionnement satellitaire, appelé Galileo.

Christelle Rabier

Éclairage média

Dans le magazine " Un jour en France " diffusé en début de matinée, le reportage s'intéresse aux nouveautés technologiques développées par les centres urbains et par les municipalités. Le reportage associe des images des usagers (conducteurs et clients des transports urbains) et des interviews de responsables politiques ou économiques des transports à Valence. Des prises de vue se dégagent une impression d'espace et de fluidité, censée représenter l'efficacité de la politique suivie par la ville. Le reportage participe ainsi de la politique de communication de la municipalité de Valence.

Christelle Rabier

Transcription

Inconnu
Beaucoup.
Marie-Laure Augry
On va voir justement qu'il y a aussi des initiatives intéressantes, à Valence, où les bus et bien sont guidés par satellite. Résultat, beaucoup moins d'attente pour les usagers et un trajet inévitablement beaucoup plus rapide.
Jean-Louis Bessière
Là-haut dans les étoiles, 27 satellites, comme celui-ci tourne autour de la terre. Il participe au système de repérage GPS, bien connu des marins et bientôt utilisé par les chauffeurs de bus. Les véhicules de la ligne principale de Valence sont occupés d'une antenne de réception, à bord un calculateur positionne le bus et prend des initiatives pour améliorer le trafic.
Emile Brunel
Le système automatique permet au moment où on en arrive sur le feu de savoir par l'intermédiaire d'un micro calculateur, depuis combien de temps est passé le précédent bus. Donc, de ce fait, on donne la priorité au bus au feu ou on ne lui donne pas. Nous avons essayé de concevoir un produit basé sur le concept du tramway mais avec un réseau bus à l'échelle de notre ville.
Jean-Louis Bessière
Ce système baptisé Satiplus donnera aussi des informations aux usagers sur le prochain arrêt du bus ou sur le temps d'attente. L'objectif, c'est bien sûr de convertir aux transports en commun une nouvelle clientèle.
Jean-Michel Ferraris
Actuellement, on est, on doit être sur une part de marché de l'ordre de 12% d'utilisation des transports urbains. Ce que je voudrais moi, c'est que dans les 4 à 5 ans à venir, on fasse, on passe de 12 à 15%. Ce qui déjà apporterait une progression importante et dégagerait le centre ville d'un certain nombre de voitures qui n'ont plus rien à y faire en ce moment.
Jean-Louis Bessière
Après les bus à fond plat, les visiobus, bientôt la télé billetterie, les bus de Valence avec le guidage satellite sont encore une fois un laboratoire grandeur nature pour les transports urbains du prochain millénaire.

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