Le Krach boursier de Wall Street (24 octobre 1929) et ses conséquences

24 octobre 1929
01m 19s
Réf. 02038

Notice

Résumé :

Le 24 octobre 1929 ("Black Thursday"), les cours de la bourse new-yorkaise de Wall Street s'effondrent, entraînant le plus spectaculaire et le plus long Krach boursier de l'histoire. Ce krach boursier précipite les économies capitalistes dans la crise.

Type de média :
Date de diffusion :
24 octobre 1929
Source :

Contexte historique

Le Krach de Wall Street (octobre 1929) symbolise l'entrée des pays capitalistes dans la crise économique des années trente. A partir des années 1926-1927, une conjoncture économique favorable (atmosphère de prospérité générale) ajoutée à une transformation rapide des structures de l'entreprise aux Etats-Unis (généralisation des sociétés anonymes) ainsi qu'à des facilités de crédit (4/5ème des transactions boursières s'effectuent à crédit) entraînent une importante fièvre boursière et une flambée du cours des actions à la Bourse de New-York. En 1929, les transactions portent en moyenne sur 4,2 millions de titres par jour, avec parfois quelques montées en flèche particulièrement spectaculaires (8,2 millions en mars 1929). Un mouvement d'anticipation à la hausse règne dans un contexte de croissance et de prospérité, conférant un important caractère spéculatif aux nombreuses transactions boursières. Tout s'effondre en quelques jours, le cours des actions connaît un retournement spectaculaire, ce qui provoque un mouvement général de vente.

La crise boursière débute le 23 octobre 1929 et le jeudi 24, le fameux "jeudi noir", c'est une véritable panique : 13 millions de titres sont cédés. Le 29 octobre, 16,5 millions d'actions sont encore liquidées. Le Krach va durer 22 jours, constituant la plus longue crise boursière de toute l'histoire. Entre les mois de septembre et de novembre 1929, le cours des titres baisse de l'indice 381 à l'indice 198. L'idée a été souvent avancée que ce Krach de Wall Street a constitué l'élément déclencheur de la grande crise économique des années trente, qui n'a pas secoué seulement l'économie américaine mais toute les économies capitalistes. Il semble en fait que ce krach soit plutôt le révélateur d'un ralentissement de la croissance depuis la fin de l'année 1928 et le début de l'année 1929 et la crise boursière n'a en fait été qu'un maillon de la chaîne qui a désagrégé les économies occidentales. Les mouvements d'anticipation à la hausse ne correspondaient plus depuis plusieurs mois à l'état réel de la conjoncture, qui se ralentit, entraînant l'éclatement de la bulle spéculative et le mouvement de revente. Révélant un retournement de la croissance, il est indéniable que le krach boursier de 1929 joue un rôle d'accélérateur dans l'aggravation de la situation économique. Amputées d'une partie importante de leur capital par le phénomène de baisse des actions, beaucoup d'entreprises sont acculées à la faillite ou doivent réduire considérablement leur activité. Trois mois après le krach, la production automobile a ainsi été réduite de moitié aux Etats-Unis.

Mais le krach n'a pas que des conséquences négatives sur l'offre des entreprises : il entraîne également d'importantes conséquences sur la demande puisque les facilités de crédit sont considérablement réduites (de nombreuses banques qui avaient largement financé à crédit les investissements boursiers font faillite). Les débouchés se réduisent ainsi pour les entreprises de l'ensemble des secteurs économiques, provoquant une baisse considérable de la production et un essor sans précédent du chômage (8 millions de chômeurs aux Etats-Unis en 1931, soit 16 % de la population active).

Fabrice Grenard

Éclairage média

Les images de la Bourse montrent bien le rôle fondamental joué par les courtiers ("broker" en américain), exerçant un rôle d'intermédiaire entre l'offre et la demande d'action. Leur rôle est essentiel au cours des journées noires d'octobre 1929 puisque ce sont eux qui sont au coeur du mouvement de revente des actions, entraînant un cycle de baisse des cours. Il faut noter que les courtiers n'agissent pas toujours en fonction du seul intérêt de leurs clients mais tiennent également compte de leur intérêt propre puisqu'ils perçoivent un pourcentage sur chaque transaction. Un montage permet de montrer de manière imagée l'éclatement de la bulle spéculative et l'effondrement des cours, tel un château de cartes. Enfin, la mise en parallèle d'images de la bourse et de chantiers industriels permet d'illustrer les conséquences économiques du krach boursier (faillites de très nombreuses entreprises : une centaine de milliers de faillite fut recensée aux Etats-Unis entre 1929 et 1932).

Fabrice Grenard

Transcription

Document muet

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