Le Parc européen du volcanisme Vulcania

29 décembre 1999
01m 48s
Réf. 03026

Notice

Résumé :

Le parc Vulcania consacré au volcanisme est en construction. Son principal enjeu est d'attirer des touristes dans toute l'Auvergne.

Type de média :
Date de diffusion :
29 décembre 1999
Date d'événement :
21 février 2002
Personnalité(s) :

Contexte historique

L'idée d'un musée dédié aux volcans a été lancée dès 1986 par le volcanologue Maurice Krafft, qui trouve la mort avec sa femme Katia sur le mont Unzen, au Japon, en 1991. L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing, alors président du Conseil régional d'Auvergne, reprend ce projet et le fait adopter par le Conseil régional en décembre 1992. Alors que l'architecte Hans Hollein est choisi dès 1994, et le nom "Vulcania" adopté en 1996, les travaux ne sont lancés qu'en juillet 1997. Des associations de défense de l'environnement se sont en effet fortement opposées au projet implanté au coeur de la chaîne des Puys et ont tout fait pour le freiner. L'ouverture de Vulcania, dont Valéry Giscard d'Estaing avait fait un objectif essentiel pour l'an 2000, est ensuite de nouveau retardée par l'effondrement en août 2000 d'une dalle de béton sur une salle de visite.

Le Parc européen du volcanisme Vulcania n'ouvre finalement ses portes que le 21 février 2002. Situé à Saint-Ours-les-Roches, dans le Puy-de-Dôme, à 15 kilomètres de Clermont-Ferrand, il s'étend sur 57 hectares, sur l'emplacement d'un ancien camp militaire. Ce site a été conçu comme un ensemble ouvert, aux trois quarts enterré, avec un cône de 28 mètres qui fait face au Puy-de-Dôme. Le visiteur s'enfonce dans la terre et parcourt des salles qui reproduisent l'intérieur d'un volcan ou dans lesquelles sont projetées des vidéos. Lors des deux premières années, Vulcania connaît un grand succès: il accueille 628 000 visiteurs en 2002 et 584 000 en 2003. Il fait toutefois rapidement face à d'importantes difficultés. Son coût final est en premier lieu apparu bien plus élevé qu'initialement envisagé puisqu'il a atteint 118 millions d'euros contre une première estimation de 45 millions d'euros. Surtout, sa fréquentation a chuté à 420 000 entrées en 2004 et 355 000 en 2005.

Vulcania n'est en fait pas parvenu à attirer des touristes venus spécialement d'autres régions de France ou d'Europe. Le parc se trouve donc confronté à de très importantes difficultés financières et a dû réduire considérablement ses effectifs.

Christophe Gracieux

Éclairage média

Ce reportage de France 3 Auvergne est une version courte d'un sujet réalisé dans le cadre d'un magazine diffusé deux mois auparavant et qui était entièrement consacré à la reprise économique en Auvergne. Il n'est donc pas étonnant qu'il axe essentiellement son traitement du parc Vulcania sur son futur impact sur le tourisme régional. Les deux interviews du président du Conseil économique et social d'Auvergne et de la directrice de la communication de Vulcania mettent d'ailleurs toutes deux l'accent sur cet enjeu. Le sujet présente Vulcania à l'état de chantier puisqu'à la date de réalisation du reportage le parc n'est pas encore achevé. Il est même loin de l'être puisqu'il n'ouvrira finalement ses portes qu'en février 2002 alors que le journaliste évoque une inauguration pour l'été 2001.

Ainsi, le reportage présente surtout des images d'ouvriers au travail ou de bâtiments en cours de construction. Une vue prise depuis un hélicoptère permet même d'apercevoir l'ensemble du chantier et sa proximité avec la chaîne des Puys. Le sujet s'efforce également de rendre Vulcania plus concret en insérant quelques images d'archives d'éruptions volcaniques et de coulées de laves. De même, une maquette du parc est filmée. Quant au commentaire, il n'évoque que très brièvement et de manière allusive les critiques contre le projet et les importantes difficultés qui ont émaillé sa gestation et freiné sa construction: le journaliste se contente de faire référence à "un feuilleton digne des Borgia et de Dallas" sans rentrer davantage dans les détails. A aucun moment, il ne met donc en doute le projet Vulcania.

Christophe Gracieux

Transcription

Journaliste
Vulcania a fait couler beaucoup d'encre. Le projet qui devrait s'achever en 2001 se veut un voyage initiatique au centre de la Terre, un petit peu à mi-chemin de Kubrick et de Jules Verne, et après un feuilleton digne des Borgia et de Dallas, qu'on le veuille ou non, Vulcania est donc sur les rails, un véritable pari pour l'avenir de la région.
Michel Doly
Il ordonnera, au bon sens du terme, son environnement. Je pense que le projet Vulcania est un projet majeur pour le développement, pour l'organisation du tourisme dans notre région, et, dans toute la région, en ce sens-là je crois qu'il est structurant.
Journaliste
Bref, un projet capital et atypique qui aiguise la curiosité sur la thématique des volcans, et vu des cieux il aimerait devenir le catalyseur de l'activité touristique dans la région. Le coût est d'ailleurs à la hauteur des ambitions affichées, aux alentours de cinq cent cinquante millions de francs, avec un corollaire : plus on parle de Vulcania, et plus on parle de l'Auvergne.
Patricia Pilaet
On travaille tout à fait les réceptions de journalistes étrangers dans cet esprit-là : une découverte de la région toute entière, avec comme épicentre, je dirais, si on voulait employer un terme volcanique, l'épicentre étant Vulcania.
Journaliste
Les travaux sont d'ailleurs à la mesure du projet, Vulcania est à l'heure actuelle un des plus grands chantiers de ce type en France, voire en Europe.
(Musique)
Journaliste
Et puis, environnement oblige, sur les douze mille cinq cent mètres carrés de bâtiments, dix mille seront enterrés, construits sur un ancien site militaire de cinquante-sept hectares au coeur du parc régional des volcans. Vulcania devrait ouvrir en juillet 2001.