Ouverture d'un musée Lumière au sein de l'Institut Lumière à Lyon

20 juin 2003
02m 09s
Réf. 03027

Notice

Résumé :

A l'occasion de la célébration de son vingtième anniversaire, en 2003, l'Institut Lumière ouvre un musée dédié aux débuts du cinéma.

Type de média :
Date de diffusion :
20 juin 2003
Personnalité(s) :

Contexte historique

Lyon apparaît comme la ville natale du cinéma. Les frères Louis et Auguste Lumière y inventent en effet le cinématographe en 1895. C'est à Lyon qu'ils tournent le 19 mars 1895 le premier film de l'histoire du cinéma, La sortie des usines Lumière, devant le chemin de Saint-Victor, devenu depuis la rue du Premier-Film. C'est pour leur rendre hommage qu'en 1982 a été créé l'Institut Lumière. Il est situé dans la villa même de la famille Lumière, construite par Antoine Lumière, le père d'Auguste et Louis, entre 1899 et 1901, au coeur du quartier Monplaisir.

Dirigé par le cinéaste d'origine lyonnaise Bertrand Tavernier, l'Institut Lumière se veut un "musée vivant du cinéma" et a deux activités principales. D'une part, il s'attache à conserver le patrimoine cinématographique constitué de films, d'appareils de cinéma, de photographies ou d'affiches. D'autre part, il organise des projections de films au sein d'une grande salle de cinéma qui intègre le Hangar du Premier-Film, dernier vestige des usines Lumière. En 2003, à l'occasion de la célébration des vingt ans de l'Institut, un musée Lumière a ouvert ses portes. Installé dans la villa Lumière, il met en avant les inventions des frères Lumières et en présente une collection. On peut notamment y voir le cinématographe "numéro 1", celui qui projeta La sortie des usines Lumière le 28 décembre 1895, lors de la première séance publique de l'histoire du cinéma organisée au Grand Café, à Paris. Le parcours du musée Lumière a été conçu par Dominique Païni, directeur du Département du développement culturel du Centre Georges Pompidou, de manière thématique et non chronologique, et selon un agencement très interactif.

Christophe Gracieux

Éclairage média

Ce sujet se présente comme une visite du nouveau musée Lumière. Il a en effet pour but de faire pénétrer le téléspectateur dans ses salles et de lui donner un aperçu de la muséographie qu'explique son concepteur, Dominique Païni. Il s'attache plus particulièrement à montrer à l'écran de nombreux appareils datant des débuts du cinéma, à commencer par le premier cinématographe mis au point par les frères Lumière. Des extraits de films présentés par le musée sont intégrés au reportage. Tout le sujet s'emploie en effet à rendre vivant et ludique la visite du musée.

Une partie du reportage est ainsi accompagnée d'une musique semblable à celle des premiers films. De même, le journaliste évoque le tapis rouge déroulé pour les frères Lumière en appui d'une image d'un tapis qui se trouve à l'entrée d'un musée comme pour toute inauguration. Enfin, le plan final où l'on aperçoit un visiteur regardant dans le viseur d'une ancienne caméra est censé symboliser l'invitation lancée par le nouveau musée à "rouvrir l'oeil".

Christophe Gracieux

Transcription

Journaliste
Alors, à l'occasion du vingtième anniversaire à cet institut Lumière, vous inaugurez un musée, le musée Lumière, dans la villa de la famille des inventeurs du cinéma, en plein quartier Monplaisir à Lyon, voici ce qu'on pourra y voir.
Journaliste 2
Pour les frères Lumière, le tapis rouge est enfin déroulé devant ce qui fut le château de leur père. L'institut abrite désormais un musée entièrement dédié au génie de cette famille d'inventeurs. Bienvenue chez les Lumière, dans l'intimité de la fin du dix-neuvième siècle, bienvenue dans l'histoire de l'image. Il y eu la lanterne magique et toutes les tentatives d'images animées avant le fameux cinématographe. L'appareil numéro un trône là, au milieu de ces premières images de cinéma, et de toutes ces caméras et projecteurs, objets à animer les histoires.
Dominique Paini
Ça, c'est pas un musée du cinéma, c'est un musée de cinéma. C'est une petite variante grammaticale, excusez-moi de la faire, mais j'y tiens beaucoup parce que c'est dire ainsi que ce que nous exposons dans ce musée, c'est les oeuvres de cinéma, c'est les images au sein desquelles est tombé du temps, c'est cette extraordinaire capacité que le cinématographe a eu immédiatement, au fond, de restituer, figurativement je dirais, le temps.
Journaliste 2
Dès 1895, les opérateurs de prises de vue envoyés dans le monde par les Lumière prendront le parti de regarder leur temps en s'émerveillant. Les caméras Gaumont et Pathé posées là peuvent en témoigner. Très vite, les premiers films de fiction s'inspireront de la leçon de cinéma des frères Lumière. En leur maison, de la collection Paul Génard aux autochromes, le visiteur peut désormais apprécier tout l'apport technique et artistique qu'ont laissé les deux frères à leurs illustres héritiers metteurs en scène. Quarante d'entre eux étaient venus leur rendre hommage lors du centenaire du cinéma. Aujourd'hui en images avec la même première caméra, ils font aussi un clin d'oeil, présenté dans ce cinéma où chaque curieux est invité tout simplement à réapprendre à ouvrir l'oeil.