Présentation de la candidature du pôle de compétitivité "Grenoble-Isère"

21 janvier 2005
02m 05s
Réf. 03028

Notice

Résumé :

Elus, industriels et scientifiques de la région de Grenoble sont réunis afin de préparer un dossier de candidature pour le pôle de compétitivité "Grenoble-Isère".

Type de média :
Date de diffusion :
21 janvier 2005

Contexte historique

Emise dès 2002, l'idée de créer des pôles de compétitivité en France a été véritablement lancée le 14 septembre 2004 lors d'un Comité interministériel de l'aménagement et du développement du territoire. A cette occasion, un pôle de compétitivité a été défini comme résultant de la combinaison sur un même territoire de trois acteurs, entreprises, centres de formation et unités de recherche, et de trois facteurs, à savoir le partenariat, les projets de recherche-développement et la visibilité internationale. Le but des ces pôles est de stimuler l'innovation en France en faisant travailler ensemble entreprises et laboratoires de recherche situés à proximité les uns des autres, sur le modèle de la Silicon Valley californienne ou de Sophia Antipolis, près de Nice, et en leur octroyant aides directes et exonérations fiscales.

Après examen des candidatures, 66 pôles de compétitivité, dont 6 ont été distingués comme projets mondiaux et 10 à vocation mondiale, ont été retenus en mars 2006. Ils concernent tous les secteurs, aussi bien les hautes technologies comme l'électronique, l'informatique ou les biotechnologies, que l'automobile, la céramique, les fruits et légumes ou les parfums. Parmi les 6 pôles de compétitivité mondiaux se trouve celui présenté par Grenoble, qui était déjà un grand pôle technologique - l'agglomération comprend plus de 21 000 emplois de haute technologie - et de la recherche scientifique - c'est le second en France derrière Paris, avec 12 000 chercheurs. Le pôle de compétitivité Minalogic souhaite construire un centre international pour les puces miniaturisées intelligentes. Dans ce but, il allie entreprises, laboratoires de recherche et centres de formation spécialisés dans les micro-nanotechnologies et dans l'intelligence logicielle, tous situés dans la région grenobloise.

Christophe Gracieux

Éclairage média

Si l'appel aux candidatures pour les pôles de compétitivité a été lancé sur l'ensemble du territoire français, de manière logique France 3 Rhône-Alpes se concentre, dans l'édition de son journal télévisé consacré aux Alpes, sur un projet régional: celui précisément intitulé "Grenoble-Isère". Ce sujet apparaît traité sous le seul angle institutionnel. Des images classiques de ce type de réunion montrent ainsi celle qui le matin même a réuni les acteurs politiques, industriels et scientifiques de la région de Grenoble autour d'une table. D'ailleurs, la parole n'est donnée qu'à des hommes politiques, le président du Conseil général de l'Isère, le socialiste André Vallini, et le conseiller général UMP Bernard Saugey, qui insistent tous deux sur l'intérêt primordial du projet pour la région qui transcende les clivages partisans. Aucun industriel ou chercheur ne sont interrogés.

Le reportage est donc uniquement axé sur l'institutionnel et n'évoque que très brièvement et vaguement le contenu du projet lui-même. Il présente bien des images d'archives destinées à illustrer la participation de laboratoires de recherche et d'entreprises de haute technologie, mais il ne les décrit absolument pas et ne fournit quasiment aucun détail sur ceux qui forment la base du futur pôle de compétitivité.

Christophe Gracieux

Transcription

Journaliste
L'Isère et Grenoble sur les rangs pour les pôles de compétitivité ? En attendant cette fameuse reprise économique, le gouvernement a lancé un appel d'offre national. Il s'agit d'associer les entreprises, la recherche, les instituts de formation dans une zone géographique donnée, avec bien sûr une incitation financière. Candidate à ce label, Grenoble et ses nanotechnologies. Reportage Claudine Longhi et Berry Sautel.
Claudine Longhi
Vingt pôles de compétitivité pourraient être retenus pour toute la France, mais avant l'été le gouvernement devrait en sélectionner quatre ou cinq, et Grenoble a bien l'intention d'en faire partie. Le ton a été donné ce matin autour des représentants des collectivités locales. Entreprises, centres de recherche et instituts de formation étaient tous là pour affirmer leur motivation à développer les compétences industrielles autour de l'innovation dans la filière où l'Isère fait déjà référence, la micro et la nanotechnologie.
André Vallini
Si nous sommes retenus, nous aurons une image encore meilleure, des financements encore plus importants pour continuer, je le répète, à être les premiers, à être excellents dans les domaines des nouvelles technologies. Aujourd'hui, toutes filières confondues, ça représente trente mille emplois en Isère. Il faut qu'on en ait encore plus demain, et il faut surtout que ces emplois restent en Isère. N'oublions pas non plus qu'il s'agit de donner du travail déjà aux nouvelles générations qui arrivent.
Claudine Longhi
Au-delà de cette volonté d'excellence qui fédère déjà plus de cinquante entreprises, la dimension humaine de cette candidature au label pôle de compétitivité rassemble.
Bernard Saugey
On n'a pas le droit de faire de la politique politicienne bête et méchante quand il y a des choses qui concernent l'avenir de tous les Isérois, ou de tous les Français même. Donc je pense que, si vous voulez, aujourd'hui, nous avons l'impérieuse nécessité d'être derrière des pôles de compétitivité. Et quand nous sommes vraiment les meilleurs, il n'y a plus de problème ! C'est pas un problème de droite ou de gauche, c'est un problème d'avenir de nos enfants, de nos familles, etc.
Claudine Longhi
Les acteurs de la candidature l'ont annoncé : le dossier est déjà bien avancé, et ils seront prêts pour le 28 février, c'est la date butoir à laquelle le préfet de région doit ramasser les copies.

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