Les départs en vacances d'été dans le Sud

01 juillet 1968
01m 21s
Réf. 03031

Notice

Résumé :

Après un long trajet automobile, les vacanciers arrivent sur les plages du Sud de la France.

Date de diffusion :
01 juillet 1968

Contexte historique

Le tourisme occupe une place primordiale en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Cette région est la première destination choisie par les Français pour leurs vacances et la deuxième par les étrangers pour leurs séjours en France, après Paris et l'Ile-de-France. Quelque 35 millions de touristes sont venus en 2005 en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il s'agit essentiellement d'un tourisme estival: durant le seul été 2005, plus de 26 millions de nuitées y ont été enregistrées dans l'hôtellerie et les campings.

La région bénéficie d'atouts très variés pour attirer les touristes. Le premier et le plus décisif est bien évidemment l'ensoleillement, qui est partout supérieur à 2 500 heures par an. La région Provence-Alpes-Côte d'Azur possède également une très grande diversité de sites attractifs, des paysages de la Côte d'Azur aux Gorges du Verdon, en passant par le massif des Alpes du Sud, le parc naturel de Port-Cros, les villes au passé riche comme Aix-en-Provence ou les villages typiques comme Saint-Paul-de-Vence. Le littoral méditerranéen concentre la grande majorité des touristes et représente 70% des recettes touristiques de la région. La Côte d'Azur, qui demeure l'une des premières destinations touristiques au monde, constitue plus particulièrement un cas unique d'accumulation. Tout son littoral est en effet bâti pour l'exploitation touristique: immeubles, marinas, ports de plaisance et plages se succèdent de Toulon à Menton. Toutefois, le tourisme tend également à se développer dans la Provence intérieure, l'arrière-pays azuréen et les Alpes du Sud.

Le tourisme est ainsi devenu le premier secteur économique de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Plus de 105 000 emplois salariés sont directement liés à l'activité touristique et le chiffre d'affaires de cette dernière représente 11,4% du PIB de la région en 2004.

Christophe Gracieux

Éclairage média

Evoquant les traditionnels premiers départs en vacances dans le Sud de la France du 1er juillet, ce reportage se présente comme un "marronnier", c'est-à-dire un sujet qui revient chaque année à date ou époque fixe. D'ailleurs, le journaliste s'en amuse: "vous n'auriez pas compris que ce journal du 1er juillet n'ait pas la couleur d'un ruban de route surchauffé". Ce sujet est traité tout du long sur un ton léger, avec un commentaire souvent humoristique, appuyé par une musique guillerette tout à fait adaptée à l'évocation des vacances. Il présente deux types d'images d'Epinal propres aux vacances estivales. Dans un premier temps, il rend compte du trajet vers les stations balnéaires de la Provence et de la Côte d'Azur, ce que le journaliste appelle "le purgatoire routier". Il est ainsi illustré par des images classiques de files de voitures sur la Nationale 7 et aux péages autoroutiers, d'automobilistes à l'arrêt et d'autostoppeurs. Autres images traditionnelles des vacances proposées par ce sujet: celles des vacanciers sur une plage du Sud-Est, dont la localisation n'est à aucun moment précisée.

On peut remarquer le parti pris sexiste: ce sont en effet surtout des images de jeunes femmes en maillot de bain, se baignant ou prenant le soleil, qui ont été retenues dans le montage afin d'illustrer les vacances à la plage. Le journaliste se montre du reste ironique dans son commentaire à l'égard des cameramen qui ont dû se donner beaucoup de "peine" pour filmer ces images de jeunes femmes sur la plage.

Christophe Gracieux

Transcription

Journaliste
Vous n'auriez pas compris que ce journal du 1er juillet n'eût pas la couleur d'un ruban de route surchauffé, d'une plage aux rousseurs lumineuses ou d'un coin de peau qu'un dénudation récente n'a pas encore conduit à ce bronzage que garantissent, c'est bien connu, les séjours méditerranéens. Mais avant de parvenir à ces paradis de nos régions, il faut traverser le purgatoire routier. Ici, les anges de la route et les ingénieurs de ponts et chaussées s'emploient chaque année à atténuer les effets de cet inévitable transfert. Ainsi, aujourd'hui, une circulation fluidifiée par la présence de nouveaux kilomètres d'autoroute a pu être enregistrée dans le Vaucluse. A onze heures, on dénombrait neuf cent quatre-vingts voitures à l'heure dans le sens de la descente sur l'autoroute A7, et sept cent trente cinq véhicules roulant vers le Nord. Il n'y a pas de plaisir sans peine, c'est évident. Le vôtre ce soir ne sera assorti simplement que de la peine prise à porter quelque attention aux images que nos cameramen ont pu, eux, avec toute la peine que l'on imagine, ramener de nos plages multiples. Allons, les vacances sont, quoiqu'on en dise, commencées chez nous, et bien commencées.
(Silence)