L'essor des biotechnologies à Nantes

15 décembre 2004
02m 42s
Réf. 03055

Notice

Résumé :

Le secteur des biotechnologies est en pleine expansion à Nantes. Ce succès s’explique par l’étroite collaboration entre la recherche publique et privée d’une part et les petites entreprises d’autre part, ainsi que par le soutien des collectivités publiques.

Type de média :
Date de diffusion :
15 décembre 2004

Contexte historique

Le secteur des biotechnologies est en forte expansion à Nantes et constitue aujourd’hui un des axes prioritaires de la technopole Atlanpole. Ses principaux domaines d’innovations concernent l’immuno-cancérologie, avec la constitution d’un département de recherche INSERM regroupant plus de 200 chercheurs, la nutrition, le bio-manufacturing comprenant la thérapie cellulaire, la thérapie génique, l’immuno-technologie, l’ingénérie tissulaire, cellulaire et moléculaire, et enfin la bio-authentification. Les perspectives médicales offertes par les biotechnologies expliquent l’essor récent de ces dernières, et la région nantaise joue un rôle moteur en la matière. En effet, depuis 1997, les Pays de la Loire, avec 5 nouvelles entreprises par an, sont la 3ème région créant le plus d’entreprises biotechnologiques. Ces 40 entreprises, sont souvent des micro-entreprises, ciblées sur des marchés niches comme la Société Aquartis qui cultive des mico-algues à des fins pharmaceutiques. Erofins Scientific est quant à lui un des leaders mondiaux de l’authentification des aliments et de la détection des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM).

L'essor des biotechnologies à Nantes résulte également de l'association étroite de ces entreprises avec de grands instituts de recherche comme l'INSERM, le CNRS, l'INRA ou encore l'IFREMER, ainsi que des pôles d'enseignement supérieur que sont l'Université de Nantes, de grandes écoles comme l'Ecole Polytechnique, l'Ecole Centrale, l'Ecole des Mines ou l'Ecole Vétérinaire. Enfin, le succès des biotechnologies à Nantes s'explique aussi par le fort soutien des pouvoirs publics à Nantes qui encouragent cet essor, comme en témoigne le projet de construction d'un cyclotron prévu pour 2008.

Julie Le Gac

Éclairage média

Ce reportage présente l’essor des biotechnologies au sein du technopôle Atlanpole, sur un ton très élogieux. Il souligne avec justesse les différents facteurs de cette réussite : les bienfaits de l’association entre le monde de l’entreprise et celui de la recherche, ainsi que le volontarisme des pouvoirs publics, matérialisé par un fort soutien financier.Avec une certaine pédagogie, par ailleurs, le reportage s’efforce d’expliquer les enjeux des biotechnologies, en s’appuyant sur quelques exemples concrets. Les gros plans sur les expériences pratiquées dans les laboratoires tendent quant à eux à vulgariser le monde de la recherche, tout en insistant sur la technicité du savoir-faire des chercheurs.

Julie Le Gac

Transcription

Journaliste
Faculté de médecine de Nantes, unité 533. Dans ce laboratoire de l'INSERM, une équipe travaille sur la thérapie génique. Elle a identifié un virus artificiel qui permettra de soigner l'hémophilie et les insuffisances rénales.
Inconnu
Ce qu'on a découvert, c'est des nouveaux types de vecteurs, donc des nouveaux véhicules pour transporter efficacement l'ADN dans les cellules où il y a un défaut génétique.
Journaliste
Voilà deux ans que ce chercheur, ingénieur de formation issu de l'industrie pharmaceutique, est en incubation. Début 2005, il va fonder une société, [Inselart], il ira s'installer sur le site Biotech installé au CHU, avant de rejoindre la pépinière en construction sur l'Île de Nantes. Sans ces facilités, jamais il n'aurait pu valoriser ses recherches.
Inconnu
Il y a beaucoup de choses qui sont faites dans les laboratoires de recherche qui mériteraient de pouvoir se transformer, d'être valorisées par la création de sociétés.
Journaliste
Vivalis est déjà plus avancée. Voilà cinq ans que cette entreprise a pris son envol. Elle emploie vingt-sept salariés, elle est installée au premier étage de l'Hôtel Dieu et vient de vendre une licence qui lui a permis de réaliser ses premiers bénéfices. Aujourd'hui, c'est un manager qui a pris le relais avec l'appui du groupe Grimaud, son principal financeur. Six millions d'euros ont déjà été investis, mais le chemin est encore long avant que la société ne soit cotée en bourse.
Inconnu 2
On a connu les années un petit peu délirantes, entre guillemets, les années 2000 où même des petites sociétés pas mûres étaient cotables, aujourd'hui c'est fini. Il faut avoir un projet mûr, il faut être rentable ou être quasi-rentable, et puis avoir des produits qui sont déjà sur le marché pour envisager d'être côté en bourse aujourd'hui.
Journaliste
Vivalis produit des cellules d'oeufs qui servent ensuite à fabriquer des vaccins. Elle a réussi à cultiver ces cellules aux propriétés intéressantes, à les conditionner pour qu'elles restent en suspension. Désormais, les premiers essais cliniques sur les animaux vont pouvoir démarrer dans de nouveaux locaux certifiés par l'Agence française de médicaments, une aventure qui se nourrit d'un environnement dynamique et porteur.
Inconnu 2
Il y a quinze ans, il y avait aucune recherche médicale à Nantes, aujourd'hui il y a à peu près sept cents chercheurs dans le domaine de la recherche académique, il y a trente-cinq sociétés privées qui travaillent dans le domaine de la recherche médicale sur Nantes, partie de zéro il y a cinq ans. Donc tout ça ça a été créé par une vraie volonté politique régionale des collectivités locales qui ont investi, qui ont créé des laboratoires.
Journaliste
Si les biotechnologies explosent à Nantes, c'est aussi parce qu'il existe un fédérateur d'énergie capable de détecter des projets innovants et de les accompagner, Atlanpole.