La contre-offensive alliée de l'été 1918 permet aux armées françaises et britanniques de réaliser leur jonction [muet]

1918
06m 47s
Réf. 04515

Notice

Résumé :

Après l'offensive allemande du printemps 1918 en direction de Paris, les Alliés lancent une grande contre-offensive le 8 août dans la région d'Amiens. Cette contre-offensive est un succès et permet aux Français et Britanniques de faire leur jonction.

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Date de diffusion :
1918
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Contexte historique

Les offensives allemandes du printemps 1918 avaient permis la réalisation d'une large percée au sein des lignes alliées. Mais à partir du mois de juillet 1918, les attaques allemandes s'enlisent et les alliées remportent la "seconde bataille de la Marne" (18 juillet 1918) permettant de sauvegarder Paris. Au début du mois d'août, les conditions d'une large contre-offensive alliée sont désormais mises en place : affaiblie par ses nombreuses pertes et ses récents revers, l'armée allemande commence à battre en retraite tandis que les Alliés peuvent désormais compter sur de nouveaux armements produits en grand nombre (chars) et sur une participation désormais effective des soldats américains aux combats.

Le 8 août 1918, l'armée alliée engage une importante contre-offensive en Picardie, au niveau de la Somme, entre Amiens et Saint-Quentin. Les Britanniques attaquent au centre et au nord, les Français au Sud. Une énorme force blindée de 530 chars britanniques et 70 chars français est engagée dans la bataille aux côtés de l'infanterie. Pour la première fois, les Alliés combinent une attaque aérienne (les avions de la RAF mitraillent les tranchées ennemies) avec une offensive terrestre menée par les chars puis l'infanterie. Avant la fin de la journée, tous les bataillons ont atteint les positions qui leur avaient été données : le front a reculé de plus de 10 kilomètres et les unités françaises et britanniques ont pu réaliser leur jonction. Les pertes allemandes s'élèvent en une seule journée à 27 000 victimes et 16 000 prisonniers. En quatre jours seulement, l'essentiel de l'ancien champ de bataille de la Somme est repris.

A la fin du mois d'août, les Alliés ont progressé jusqu'aux fortifications avancées de la ligne Hindenburg, dont ils avaient été repoussés par l'offensive allemande de mars 1918. Ludendorff a appelé le 8 août 1918, jour où Français et Britanniques percèrent le front à Amiens, le "jour noir de l'armée allemande". A partir de cette date, l'avancée alliée ne s'arrêtera plus et la défaite de l'Allemagne devenait inéluctable. Le 26 septembre, les armées alliées lanceront une offensive générale contre la ligne Hindenburg. Quelques jours plus tard, le gouvernement allemand demandait l'ouverture de négociations.

Fabrice Grenard

Éclairage média

Le reportage ne montre aucune image des combats de la contre-offensive alliée, à l'exception de quelques tirs d'artillerie. Plusieurs gros plans sur la cathédrale d'Amiens montrent les protections installées à sa base pour la protéger d'éventuels éclats d'obus. Plusieurs bâtiments ont été détruits juste devant la cathédrale, permettant de rappeler qu'Amiens se situe à quelques kilomètres seulement en arrière de la ligne de front. La bataille du 8 août 1918 fut parfois qualifiée de "bataille d'Amiens" : il ne s'agissait pas de reprendre une ville que les Allemands n'avaient jamais conquis, mais de réduire la poche créée en Picardie par les Allemands lors de leur offensive du printemps 1918 et mettant la ville d'Amiens sous le feu de leurs canons.

Plusieurs images sont ensuite tournées à l'intérieur d'un camp de l'armée britannique. On peut penser que ces images ont été tournées après les combats : beaucoup de soldats ont l'air extrêmement fatigué (certains dorment à même le sol) mais d'autres affichent quelques sourires et ont l'air de plaisanter. On remarquera également que la reprise de la guerre de mouvement favorise la constitution de camp itinérant particulièrement sommaires.

Les reportages de la Première Guerre mondiale ne sont pas datés avec précision. La date de 1918 indique que le document a été tourné pendant l'année en cours.

Fabrice Grenard