L'apparition de nouvelles armes en 1916 et 1917 permet la reprise des offensives alliées

1916
02m 52s
Réf. 04526

Notice

Résumé :

Sur le front français, les armées alliées lancent une grande offensive pour tenter d'enfoncer le dispositif de défense allemand. De nouvelles armes sont engagées dans la bataille (chars d'assaut, avions) afin de favoriser la guerre de mouvement.

Type de média :
Date de diffusion :
1916
Source :
Lieux :

Contexte historique

En 1916 et 1917, les Alliés mirent au point plusieurs offensives de grandes envergures pour tenter d'enfoncer les lignes allemandes et d'emporter une victoire décisive : bataille de la Somme (juillet-novembre 1916), offensive du chemin des Dames (avril 1917) puis offensive en direction des Flandres (novembre 1916). Lors de ces grandes attaques, une nouvelle arme fut utilisée en soutien de l'infanterie : les chars d'assaut.

Mis au point par les Britanniques en 1915, les premiers chars sur chenille de type Mark I furent engagés dans la bataille de la Somme sans réel succès. Si l'arrivée de ces engins blindés provoqua une certaine panique dans les rangs de l'infanterie allemande, celle-ci fut rapidement surmontée devant leur incapacité à manoeuvrer rapidement et la facilité avec laquelle ils pouvaient être détruits. L'armée française utilisa pour la première fois des chars Schneider (13,5 tonnes) et Saint-Chamond (23 tonnes) à Berry-au-Bac, le 16 avril 1917. Certains chars purent franchir la troisième et la quatrième ligne allemande mais restèrent trop isolés et l'expérience se termina par un échec sanglant : près de 60 % des chars engagés furent anéantis.

C'est lors de la bataille de Cambrai (20 novembre 1917) que les Britanniques menèrent pour la première fois une attaque combinée de chars et d'avions afin de préparer le terrain pour une offensive de l'infanterie. 380 chars d'un nouveau type (Mark IV), d'un poids de 24 tonnes et dont la vitesse était de 6 km/heures avec une autonomie de 24 kilomètres, furent lancés avec 400 avions afin de créer une percée au sud-ouest de Cambrai, sur environ 12 kilomètres de largeur. En quelques heures, cette masse rapide et puissante enfonça les lignes allemandes sur une profondeur de 8 kilomètres. Mais l'infanterie anglaise ne sut pas profiter de cet avantage acquis, laissant le temps aux Allemands de se ressaisir.

Ces premières utilisations de chars se soldèrent toutes par d'importants échecs. Trop lente et trop vulnérable, mais également utilisée comme une simple force d'appoint en complément de l'infanterie, la nouvelle arme du char d'assaut ne parvenait pas à être décisive et à être suffisamment efficace pour que l'offensive puisse à nouveau l'emporter sur la défensive et la guerre de position. Ce n'est qu'à la fin de la guerre, notamment lors de la bataille d'Amiens (août 1918) que l'utilisation de chars ("les chars de la victoire") au sein de l'armée alliée s'avérera décisive, grâce notamment à la mise au point de modèles plus efficaces (chars Renault) mais aussi à une nouvelle utilisation stratégique (action en profondeur coordonnant chars, infanterie et aviation).

Fabrice Grenard

Éclairage média

Le reportage, mélangeant certainement des images de reconstitution avec des images réelles prises sur le vif depuis les tranchées (où les reporters étaient admis depuis 1916 pour réaliser des films plus réalistes), permet de bien montrer les différentes étapes d'une offensive lors de la Première Guerre mondiale : échanges de tirs d'artillerie, soldats se préparant dans la tranchée derrière leurs officiers, signal donné par l'officier à une heure fixée, soldats sortant de la tranchée à l'assaut des lignes adverses.

Une nouvelle arme apparaît : le char d'assaut. Mais on voit bien que celui-ci n'est engagé qu'en petit nombre et sert uniquement de soutien à l'infanterie. On remarquera l'extrême lenteur et la très grande difficulté avec laquelle manoeuvrent ces chars d'assaut. Dans les airs, le rôle des avions se développent, à des fins d'observations mais aussi pour détruire les ballons de l'adversaire permettant de guider les tirs d'artillerie. Mais les avions sont eux-aussi vulnérables et peuvent être détruits par des tirs de DCA (Défense Contre Aéronefs).

Les reportages de la Première Guerre mondiale ne sont pas datés avec précision. La date de 1916 indique que le document a été tourné pendant l'année en cours.

Fabrice Grenard

Transcription

(Silence)
Les chars d'assaut franchissent les lignes.

Les enseignants de l'Éducation nationale disposent d'un accès gratuit à la version intégrale de Jalons depuis le portail Éduthèque.

Se connecter:

eduthèque