Le tourisme à la Réunion

18 mai 2001
02m 47s
Réf. 04556

Notice

Résumé :

Jacques Chirac est en visite à la Réunion. Le tourisme est devenu un des secteurs les plus importants de l'île. Toutefois, la Réunion peine à accueillir des touristes étrangers.

Date de diffusion :
18 mai 2001
Source :
(Collection: 13 heures le journal )
Personnalité(s) :

Contexte historique

Comme dans la plupart des départements d'outre-mer, le tourisme à la Réunion n'a cessé de se développer : si seuls quelques milliers de touristes s'y rendaient au début des années 1970, ils étaient 432 000 en 2003. Le tourisme est ainsi devenu l'une des premières activités économiques de l'île: plus de 10 000 personnes en vivent directement ou indirectement.

La Réunion dispose d'atouts naturels divers qui permettent la pratique d'activités touristiques très variées. Elle attire en particulier les adeptes du tourisme vert, à commencer par les randonneurs qui se rendent dans la région des Hauts de la Réunion et les cirques tels que celui de Mafate. Les touristes viennent en outre admirer les éruptions du volcan du Piton de la Fournaise. De nombreux sports en eau vive (canyoning, raft, kayak, descentes de chute en rappel) ou en mer (plongée, surf) sont également proposés.

Cependant, en dépit de la croissance du tourisme, la Réunion demeure nettement moins fréquentée que les îles voisines de l'Océan Indien, plus spécialement l'île Maurice et les Maldives. L'île Maurice a ainsi accueilli 850 000 visiteurs en 2006 contre seulement 278 000 à la Réunion. Ceci est en particulier dû au grand déficit d'infrastructures hôtelières de luxe à la Réunion. De ce fait, l'île n'attire qu'un faible nombre de touristes étrangers: en 1998, 82% des 390 000 touristes venus à la Réunion étaient métropolitains.

En 2006, l'activité touristique a souffert de l'épidémie de chikungunya, celle-ci ayant dissuadé de nombreux touristes de métropole de s'y rendre.

Christophe Gracieux

Éclairage média

La visite du président de la République Jacques Chirac à la Réunion est l'occasion choisie par la rédaction du journal télévisé de 13 heures de France 2 pour évoquer le tourisme dans l'île. De fait, le déplacement de Jacques Chirac n'est traité que par de brefs plans avant le sujet sur le tourisme.

Ces images sont habituelles des visites officielles ou électorales de Jacques Chirac depuis ses débuts en politique en 1967. Lors de ces occasions, il a en effet toujours recherché le contact avec les habitants, voire le bain de foule. Il n'est donc aucunement étonnant de le voir embrasser un bébé ou une femme et serrer des mains.

Quant au sujet proprement dit, il dresse un portrait assez stéréotypé du tourisme à la Réunion. Le reportage fait pour ainsi dire la promotion du tourisme réunionnais. Les images d'une randonnée, de plages, d'hôtels et d'un coucher de soleil y contribuent largement. De même, les expressions utilisées par le présentateur Gérard Holtz et par le journaliste alimentent les clichés sur le tourisme des îles tropicales: "cocotiers", "eaux turquoises du lagon", "petite Amazone".

Même s'il soulève la question du déficit de touristes étrangers, ce reportage laisse de côté les difficultés qui accompagnent le développement du tourisme à la Réunion.

Christophe Gracieux

Transcription

Gérard Holtz
La suite du voyage de Jacques Chirac dans l'île de La Réunion : bain de foule et déclaration pour le président de la République. Il a exprimé sa détermination pour un développement des régions ultrapériphériques de l'Union Européenne et il a souhaité une amélioration des transports aériens vers l'Outre mer. Un des secteurs économiques le plus fort de la Réunion, c'est le tourisme. Ça on le sait. Il y a des cocotiers, il y a de l'eau turquoise près du lagon, il y a le volcan, il y a les sentiers de montagne. Dans cette belle île de 2500 km aux mille attraits, autant d'attraits d'ailleurs que dans les autres îles de l'Océan Indien qui sont là pour concurrencer la Réunion, 430 000 touristes viennent quand même chaque année dans l'île de la Réunion, l'île intense, c'est son surnom. Jean Bernard Schmidt, Nathalie Gallet.
Jean-Bernard Schmidt
Les randonneurs ont surnommé l'endroit la petite amazone. Le dépaysement est garanti. Végétation luxuriante, chemin sinueux, quant à la faune...
Olivier Néry
On appelle ça le " zoiseau " blanc. En fait c'est il y a plusieurs variétés d'oiseaux comme ça sur l'île, on a le " zoiseau " blanc, " zoiseau " vert, " zoiseau " lunette.
Jean-Bernard Schmidt
La montagne au bout du monde, une valeur sûre de la Réunion.
Inconnu
2000 mètres, 20 degrés, en short et un tee-shirt, c'est quand même exceptionnel.
Olivier Néry
Dans un premier temps, on avait des gens qui ne venaient qu'une fois, puis on ne les voyait plus. Et puis maintenant on a des gens qu'on a une fois et puis un an, 2 ans plus tard, hop ils nous recontactent, on revient en vacances, on voudrait faire un autre circuit.
Jean-Bernard Schmidt
Revenir pour se faire un peu mal sur les sentiers ou beaucoup de bien sur les plages. Depuis une dizaine d'années, La Réunion mise avant tout sur le tourisme : hôtels de rêve, aménagement du littoral, sport nautique, des centaines de millions de francs ont été investis. Résultat, le tourisme est devenu la première ressource de l'île. Plus de 2 milliards de francs de chiffre d'affaires l'an dernier, mais ça ne suffit pas.
René Barrieu
Actuellement, je dirais qu'on a à la fois les avantages et les handicaps de notre statut de département d'Outre mer. Ça signifie qu'on a une clientèle très française, 80 et quelques pour cent de la clientèle est française. Il faut à tout prix qu'on aille démarcher sur l'étranger.
Jean-Bernard Schmidt
Mais voilà, pour attirer les clients étrangers exigeants il faut être à la hauteur. Ça veut dire davantage d'hôtel de haut niveau, et surtout un service irréprochable.
Christian Wolff
C'est plusieurs problèmes. C'est un problème de formation, de langue, de culture. On ne sait pas forcément comment ils aiment vivre, ce qu'ils aiment manger, on ne les comprend pas forcément. On n'a pas des supports traduits, donc c'est un problème.
Jean-Bernard Schmidt
Un problème qu'il faudra résoudre rapidement. Certes, plus de 400 000 touristes sont venus explorer l'an dernier les rivages réunionnais, mais il faut plus que de beaux paysages pour séduire. Dans le petit monde des îles de rêve, la concurrence est rude.

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