La croissance de la natalité française en 2006

13 janvier 2007
01m 45s
Réf. 04593

Notice

Résumé :

830 000 naissances ont été enregistrées en France en 2006. Avec un taux de fécondité de 2,07 enfants par femme, la France est ainsi le pays le plus fécond d'Europe avec l'Irlande.

Date de diffusion :
13 janvier 2007
Date d'événement :
15 janvier 2007
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Contexte historique

Depuis le début du XXIe siècle, les naissances en France connaissent une grande vitalité, amorcée dès l'an 2000 avec 808 200 nouveaux-nés. La natalité française a même atteint en 2006 son plus haut niveau depuis 1981. 830 900 naissances ont en effet été recensées en 2006 par l'Insee en France métropolitaine et dans les départements d'outre-mer, soit une hausse de 2,9% par rapport à 2005, année lors de laquelle 807 800 enfants étaient nés. Le taux de fécondité a atteint les 2,07 enfants par femme.

De la sorte, la France est devenue en 2006 le pays le plus fécond de l'Union européenne avec l'Irlande. La France demeure une exception dans l'Union européenne, la fécondité moyenne au sein de cette dernière étant de 1,52 enfant par femme. Le taux de fécondité de l'Allemagne n'est par exemple que de 1,4 enfant par femme, tout comme en Italie ou en Espagne. Du fait de son dynamisme, la France contribue à elle seule aux deux tiers de l'accroissement démographique de l'Union européenne.

La croissance de la natalité française s'explique en partie par la politique familiale qui permet aux femmes de conjuguer enfants et travail. L'Insee constate par ailleurs l'élévation constante de l'âge moyen à la maternité: une femme française accouche en moyenne à 29,8 ans en 2006, contre 29 ans en 1996 et 27,7 ans en 1986. Enfin, toujours selon l'étude de l'Insee sur la situation démographique de la France en 2006, un enfant sur deux naissait alors hors mariage.

Christophe Gracieux

Éclairage média

Ce sujet détaille les résultats d'une étude de l'Insee sur la démographie française en 2006. Il se veut donc avant tout informatif, même si le commentaire comporte quelques accents chauvins, faisant notamment référence à la croissance de la natalité en des termes habituellement utilités par les commentateurs sportifs: "la France est en train de battre le record européen" ou "les Français ont fait fort".

Ce sujet s'appuie sur une alternance d'images infographiques et d'illustration. Les premières mettent en valeur les principales données issues de l'enquête de l'Insee. Quant aux autres images, elles ne servent qu'à éclairer le commentaire du journaliste: les plans d'enfants qui jouent, d'une échographie de femme enceinte, d'un nouveau-né avec sa famille à la maternité ou d'un cours de préparation à l'accouchement ont pour unique but d'illustrer les propos sur la croissance de la natalité. Le seul passage filmé pour les besoins du reportage est l'interview de Robert Rochefort.

Ce recours à une parole jugée savante est un procédé fréquemment employé dans ce type de sujet de société. Il sert à donner du sens aux comportements de la population française.

Christophe Gracieux

Transcription

Catherine Matausch
Tandis qu'en Italie, en Grande Bretagne ou encore en Allemagne, les femmes ne font pas assez d'enfants, c'est le contraire en France, qui est en passe de battre le record européen. Mardi ce sera officiel avec les chiffres de l'INSEE ; Vincent Fichmann, Jean-Marc Gardeux.
Vincent Fichmann
L'effort est constant depuis déjà quelques années, mais en 2006 il atteint des sommets. De là où il est ce futur bébé est bien loin de s'en douter, pourtant il participe à sa manière à la bonne nouvelle, car qu'on se le dise, côté naissance en 2006, les français ont fait fort. 839900 naissances, rien que cela, soit presque 3% de plus que l'année passée, et tout cela renforce l'excellente position des français en Europe qui se dispute la première place avec les irlandais. Puisque l'indicateur de naissance dépasse les 2%, un seuil symbolique, mais aussi historique, 30 ans que la France n'avait pas connu cela. Des bébés qui viennent renforcer la démographie mais qui chassent aussi les idées reçues. On dit l'économie morose et l'avenir bien peu radieux mais les français font comme si, et la famille deviendrait presque pour eux une valeur refuge
Robert Rochefort
Parce que justement le contexte économique général n'est pas très bon, on a tendance à se recentrer sur sa vie personnelle, sur sa famille et le fait de faire des enfants n'est pas du tout contradictoire. Vous savez, il y a 50 ans, on faisait des enfants pour l'avenir de la France. Aujourd'hui, on fait des enfants, surtout pour son bonheur personnel, et pour avoir une famille épanouie.
Vincent Fichmann
Autre constante l'âge des mamans, presque 30 ans en moyenne pour le premier enfant et là encore la tendance est en hausse. L'âge qui nous ramène aussi aux retraites, car tous ces bébés actifs d'ici quelques décennies pourraient remplir les caisses et finalement à l'assurance vieillesse donner un sérieux coup de pousse.