François Mauriac évoque la création de son Bloc-Notes

09 juillet 1958
02m 56s
Réf. 04644

Notice

Résumé :

François Mauriac revient ici sur les circonstances expliquant la création de son Bloc Notes, billet d'humeur hebdomadaire publié dans différents journaux de 1952 à sa mort en 1970.

Type de média :
Date de diffusion :
09 juillet 1958
Source :
(Collection: Lectures pour tous )

Contexte historique

Issu d'une famille bourgeoise catholique bordelaise, François Mauriac (1885-1970) arrive à Paris en 1907 où il intègre l'Ecole des chartes. Influencé par sa rencontre avec Marc Sangnier, inspirateur du catholicisme social, il s'interroge sur le rôle de l'Eglise dans la sphère politique et sociale. Il débute sa carrière d'écrivain lorsque la Première Guerre mondiale éclate.

Contrairement à la plupart des auteurs de sa génération, son expérience de guerre n'est pas déterminante dans l'évolution de sa pensée : exempté pour des raisons de santé, il se tient éloigné des horreurs du front mais demeure imprégné de valeurs pacifistes. Après guerre, c'est un auteur prolifique qui connaît la consécration littéraire avec la publication de son roman Le Baiser au lépreux et son élection à l'Académie Française en 1933. Il délaisse par la suite son oeuvre romanesque et s'engage politiquement en rompant avec la droite traditionnelle dont il est issu. Critique face à l'intervention italienne en Ethiopie en 1935, il devient un partisan des républicains espagnols après le bombardement de Guernica en 1937. Sous l'Occupation, il devient une figure de la Résistance intellectuelle : il collabore aux Lettres Françaises qui paraissent clandestinement, participe au Comité National des écrivains (CNE) et publie un roman aux Editions de Minuit.

Après guerre, l'engagement de Mauriac s'affirme lorsqu'il devient chroniqueur politique : il écrit son Bloc-Notes qu'il publie dans différents journaux (La Table ronde, puis L'Express et Le Figaro ) à un rythme hebdomadaire de 1952 à sa mort en 1970. Il se prononce ainsi en faveur de la décolonisation et dénonce la répression au Maroc à l'occasion de l'obtention de son prix Nobel de littérature. Il justifie ses engagements (notamment en faveur de Mendès-France puis de De Gaulle) par sa conception de son rôle et de ses devoirs d'intellectuel chrétien.

Emeline Vanthuyne

Éclairage média

Ce document est un extrait d'une interview de François Mauriac réalisée en juillet 1958 dans le cadre de l'émission littéraire Lectures pour tous présentée par Pierre Desgraupes et Pierre Dumayet. Ce programme, diffusé à un rythme hebdomadaire de 1953 à 1968 a accueilli les plus grands écrivains de l'époque. C'est une source télévisuelle indispensable pour comprendre l'histoire littéraire de la deuxième moitié du XXe siècle. François Mauriac revient ici sur ses débuts en tant que chroniqueur politique dans son Bloc Notes à partir de 1952. Son Prix Nobel de littérature en 1952 lui servit de prétexte pour prendre position contre la répression qui s'exerçait alors contre les insurgés marocains.

Filmé en gros plan, l'écrivain, alors âgé de 73 ans, parle d'une voix très caverneuse, séquelle du cancer des cordes vocales qui faillit l'emporter en 1933. Les questions du journaliste lui permettent d'évoquer son parcours en tant que romancier mais aussi de chrétien et les raisons de son passage à un engagement politique de plus en plus soutenu et régulier.

Emeline Vanthuyne

Transcription

François Mauriac
Mais moi, si vous voulez, j'ai eu, si vous voulez, au moment de mon Prix Nobel, l'idée qu'il ne fallait pas qu'on devienne une vieille idole embaumée, n'est-ce pas ? J'ai eu vraiment le désir, j'étais inquiet depuis quelques temps, de certaines choses qui se passaient, naturellement. Mais j'ai vraiment eu le désir, si vous voulez, de jouer un peu ce prix, vous comprenez. Et les circonstances ont fait, que dans les jours qui suivi mon retour à Paris, presque tout de suite, je le raconte d'ailleurs dans mon Bloc Notes, des amis, de jeunes amis chrétiens m'ont apporté un dossier ; un certain dossier. Il faut vous dire que c'était sur des incidents sanglants qui s'étaient passés à Casablanca, et j'en avais appris la nouvelle à Stockholm. Au moment où je descendais du train, l'attaché d'ambassade qui était venu me chercher avait l'air très sombre, je lui ai demandé ce qu'il avait ? Et il m'a parlé de tous ces incidents.
Présentateur
C'était au moment de la remise du Prix Nobel.
François Mauriac
Oui, c'est au moment où j'arrivais pour recevoir mon prix, et j'en étais très frappé, si vous voulez, et il s'est trouvé que 3 jours après mon retour à Paris, je me suis trouvé en présence d'un dossier qui a fait que nous avons organisé une sorte de réunion aux intellectuels catholiques. J'ai écrit des articles dans Le Figaro, à ce moment là, sur la question, et j'ai attaché le grelot, et à partir de ce moment là, je suis entré dans une bagarre dont je ne suis pas encore sorti.
Présentateur
Qu'est-ce qui vous paraît le plus nécessaire, lorsque vous essayez de justifier la nécessité pour vous de faire entendre votre voix dans la politique ? C'est la voix du catholique ou la voix du romancier qui vous paraît importante ? C'est en tant que catholique que vous intervenez dans la politique ou en tant qu'écrivain ?
François Mauriac
N'est-ce pas, quand j'essaie de m'observer, j'ai l'impression que c'est le chrétien en moi qui me pousse à la politique. C'est le chrétien qui me donne le sens de ma responsabilité, qui éveille ma responsabilité. Je ne m'occupe pas de politique, bien que je sois chrétien, mais c'est parce que je suis chrétien certainement à la racine ; il y a d'autres raisons, bien sûr. Il y a toutes les passions personnelles, tout ce qui fait que l'on se jette dans une bataille, il y a les humeurs, enfin il y a beaucoup de choses. Mais si voulez, ce qui a joué quand j'avais 18 ans, au moment de ma rencontre avec Marc Sangnier - comme vous savez un catholique tout à fait passionné, et un grand croyant - eh bien vous disiez qu'on ne change pas. Ce sont certainement les mêmes raisons ou du moins une des raisons essentielles qui me pousse à l'action, c'est certain.
Présentateur
Je voudrais qu'on...
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