Les débuts des voitures hybrides

12 août 2005
02m 02s
Réf. 05504

Notice

Résumé :

Ce reportage présente le début des voitures hybrides aux États-Unis. Nous suivons dans les rues de New-York un adepte de la première heure, mais aussi un concessionnaire Ford et un représentant d'une association écologiste.

Date de diffusion :
12 août 2005
Source :

Contexte historique

Une voiture hybride dans le sens courant est une voiture qui possède un moteur thermique à essence et généralement deux moteurs électriques qui sont alimentés par des batteries rechargées notamment par freinage régénératif. Le tout est contrôlé par un ordinateur qui ajuste au mieux l'utilisation des différents moteurs et permet aux conducteurs de diminuer leur consommation par rapport à une voiture de même classe. La baisse de consommation de la voiture est surtout remarquable en ville, où le moteur électrique prend le relais sur le moteur thermique.

En France, l'argument sur la diminution de la consommation est moins percutant qu'aux Etats-Unis car on peut déjà noter que de très gros efforts ont été entrepris sur la réduction de la consommation d'essence par les véhicules neufs. En effet, les voitures à essence neuves sont passées d'une consommation moyenne de 8,5 litres/100km en 1975 à 5,6 litres/100km en 2011, voire même 4,8 litres/100km pour les voitures fonctionnant au diesel.

Après un démarrage laborieux en 1997, les ventes de voitures hybrides commencent à augmenter à partir du début des années 2000 avec 12 500 exemplaires vendus dans le monde. En 2014, le célèbre constructeur japonais à l'origine des voitures hybrides Toyota aura vendu un total de 7 millions de véhicules dans le monde.

On distingue généralement trois niveaux d'hybridation. D'abord, on peut citer le mild hybrid - le niveau d'hybridation le plus faible. Le full hybrid - technologie la plus répandue à ce jour - consiste à propulser la voiture simultanément par deux moteurs (électrique et thermique) ou par chaque moteur séparément. Enfin, l'hybride rechargeable (ou plug-in hybrid) est une technologie qui autorise la voiture à recharger ses batteries sur le réseau électrique et qui permet d'utiliser le véhicule en mode tout électrique pour les petits trajets.

Fatima Rahmoun et Sophie Edouard

Éclairage média

Après le lancement plateau de la journaliste qui évoque une possible pénurie d'essence aux Etats-Unis, nous nous retrouvons en voiture dans les rues de New-York avec un convaincu de la première heure qui a acheté sa Toyota Prius Hybride en 2001. Les images comme le commentaire insistent sur le fait que c'est une voiture comme les autres qui fonctionne à l'essence et le principal argument donné par le conducteur comme par le journaliste est le même : elle consomme moins d'essence. Il est vrai que cet argument est parlant pour un conducteur américain, cette voiture a une consommation moyenne de 5 litres/100km alors que les voitures américaines standards ont une moyenne de 15 litres/100km.

Le journaliste nous indique que c'est « le moteur qui choisit sa source d'énergie en fonction de la conduite ». Il faut préciser ici que c'est en réalité un algorithme programmé à l'avance qui gère le changement de moteur (et non de source d'énergie).

Puis le journaliste va interviewer un concessionnaire Ford, la marque américaine par excellence, qui présente à la date du reportage la seule voiture hybride de la marque. Il peut être intéressant de noter que c'est un concessionnaire automobile qui, le premier, dans ce reportage, indique que ces voitures seront un bon choix aussi pour l'environnement et pas uniquement pour le consommateur. Cette transition est toute trouvée pour l'interview d'un responsable écologique en extérieur toujours dans les rues de New-York. Pour lui, l'arrivée de ces véhicules hybrides est un « pas dans la bonne direction » dans la recherche de solutions pour lutter contre la pollution énergétique, le réchauffement de la planète et la dépendance énergétique. Le reportage évoque les actions de la ville de San Francisco et d'autres états américains afin sans doute d'indiquer qu'il ne s'agit pas que de la lubie d'une seule ville aux Etats-Unis.

Le reportage se termine par une traditionnelle vue de la circulation dans les rues de New-York où le journaliste indique que l'apparition de ce type de véhicule hybride est une révolution pour le modèle américain. Consommer moins d'essence c'est peut-être « tendance » mais moins circuler... certainement pas. C'est ce que tend à montrer la dernière image de ce reportage.

Fatima Rahmoun et Sophie Edouard

Transcription

Présentatrice
Et pour la première fois, on redoute une pénurie d’essence. Conséquence, les voitures hybrides, c’est-à-dire essence plus électricité, deviennent follement tendance. Reportage à New York, Pascal Golomer et Tristan Lebrun.
Pascal Golomer
A première vue, sa voiture n’a rien d’exceptionnel. Pourtant, David Block n’est pas peu fier d’avoir été l’un des premiers acheteurs de ce modèle hybride, c’était en 2001. Hybride, parce qu’il fonctionne à la fois à l’essence et à l’électricité. Une électricité que produit la voiture elle-même en freinant, l’idéal pour la conduite en ville. C’est le moteur qui choisit sa source d’énergie en fonction de la conduite, la facture à la pompe s’en ressent.
David Block
Je dois faire le plein comme n’importe quel autre conducteur, ce n’est pas un véhicule électrique que je dois recharger. C’est une voiture comme une autre, la différence, c’est que je vais beaucoup plus loin avec un seul plein.
Pascal Golomer
5 litres au 100, quand la voiture américaine standard dépasse allégrement les 15 litres, pas étonnant à l’heure où le prix du pétrole s’envole que Toyota compte vendre 100000 hybrides cette année aux Etats-Unis. Certes, cela représente à peine 1% du marché, mais on en parle beaucoup. Et les constructeurs américains, d’abord sceptiques, se joignent peu à peu au mouvement. Ford propose désormais l’un de ses 4x4 en version hybride mais pour 5000 Euros de plus. Tout de même !
Ralph Sibbio
Une nouvelle technologie, c’est toujours plus cher mais les prix vont baisser. Et à terme, ce sera un bon choix pour le consommateur comme pour l’environnement.
Pascal Golomer
Et c’est au nom de la protection de l’environnement que San Francisco met en circulation des taxis hybrides, New York va suivre dans quelques mois. Plusieurs Etats offrent même des réductions d’impôts à tout nouveau propriétaire.
Bob Muldoon
En termes de pollution atmosphérique, de réchauffement de la planète et de dépendance énergétique, nous devons trouver des solutions. L’apparition de ce type de véhicule est un pas dans la bonne direction.
Pascal Golomer
Quel que soit le nombre de voitures vendues, les modèles hybrides marquent en tout cas un tournant. Consommer moins d’essence devient chic et tendance. Aux Etats-Unis, c’est déjà une révolution.