Le très haut débit, comment ça marche ?

24 septembre 2004
01m 55s
Réf. 07006

Notice

Résumé :
Quelle différence entre le haut débit et le très haut débit ? Le reportage explique le fonctionnement de la connexion très haut débit, pour ensuite prendre un cas précis d'évolution dans une entreprise. Les effets immédiats sont une baisse de coût en volume, en transports, en temps et donc en argent.
Date de diffusion :
24 septembre 2004
Source :

Contexte historique

Dans un contexte où le monde se développe en recherchant sans cesse la rentabilité, le gain de temps, d'énergie et de coût, le développement du très haut débit relève du défi économique.

L'intérêt des technologies d'accès à haut débit est de permettre l'utilisation de services multimédias par Internet dans des conditions confortables, en particulier le streaming ou la télévision par Internet. Le téléchargement de contenus de grande capacité est également facilité. Pour exemple, télécharger le contenu d'une page Google est évalué à moins d'une seconde avec le très haut débit alors qu'il faut 5 secondes avec le haut débit. De même, une vidéo est téléchargée en moyenne en 2 secondes au lieu de 10 secondes, un film en un peu plus de 5 minutes au lieu de 25 minutes.

Le très haut débit, c'est aussi simplifier le nombre d'abonnements de chaque particulier : un abonnement englobe la téléphonie, la télévision et l'Internet.

Depuis 2004, l'évolution est notable. En 2010, le taux de couverture du très haut débit en France était de 35,5 accès pour 100 habitants. La France était ainsi positionnée au 6e rang mondial, derrière la Suisse, les Pays-Bas, le Danemark, la Corée du Sud et la Norvège. L'Allemagne se plaçait, elle, au 8e rang avec 33,8 accès pour 100 habitants et les Etats Unis au 15e rang avec 28,4 accès pour 100 habitants. Le nombre d'abonnements à très haut débit atteint 1,6 million à la fin de l'année 2012.

Selon Neelie Kroes, commissaire européenne, « un développement plus rapide des technologies du haut débit peut créer un million d'emplois. » Le déploiement du très haut débit permettrait de faire de l'industrie française un leader dans le domaine du numérique. On voit donc tout l'enjeu du développement à grande ampleur du réseau en très haut débit.
Sandra Montheillet

Éclairage média

Le reportage insiste sur la simplicité d'avoir accès à la fibre à très haut débit et le met en regard de difficultés de développement de celle-ci. Les contraintes matérielles mais aussi l'évolution juridique ralentissent le déploiement de cette haute technologie. En prenant l'exemple des difficultés rencontrées par la ville de Pau en 2004, on comprend bien qu'à l'innovation s'opposent les conditions d'installation matérielle à grande échelle dans un premier temps. Mais c'est surtout à l'évolution des statuts juridiques qu'il s'agit de s'attacher. En effet, comme la majorité des évolutions, les conséquences ne sont pas toutes anticipées. Ainsi ici, on apprend qu'une fois le réseau public installé, il faut obtenir les autorisations d'accès au sous sol des particuliers pour pouvoir poursuivre l'étendue du réseau. La réglementation est donc évolutive toujours à des fins de protection du consommateur.

Cette technologie est capable en théorie d'apporter des services multiples (images, voix, données) à haut débit mais, en pratique, la qualité du service est variable. La distance géographique affaiblissant le signal, la plupart des technologies d'accès sont susceptibles d'offrir des débits plus faibles quand le client est éloigné du nœud de raccordement. Il y a donc encore de la marge pour optimiser l'utilisation de ce réseau.

En France le coût du déploiement du très haut débit est estimé à 20 milliards d'euros en 10 ans et fait l’objet d’une stratégie d’envergure nationale : «le Plan France Très Haut Débit ». Ce plan a été présenté par le Président de la République François Hollande en février 2013 et permettrait d’atteindre une couverture très haut débit de 100% du territoire français en 2022.
Sandra Montheillet

Transcription

Journaliste
Bénéficier des services d’Internet, de vidéo, de télévision et de téléphonie avec un seul abonnement, c’est possible grâce au très haut débit, mais concrètement, comment ça marche ?
Thierry Ruiz
Ce n’est pas du tout compliqué, il suffit de récupérer le réseau qui vient de ce câble et de le raccorder sur votre modem qui va ensuite être chargé de distribuer le réseau sur les autres équipements. Donc, vous avez en premier le PC, simple, le téléphone et la télévision qui réceptionne via ce boîtier et qui ensuite retranscrit l’image sur votre affichage, voilà.
Journaliste
Donc, c’est tout !
Thierry Ruiz
C’est tout.
Journaliste
Les entreprises sont les premières à bénéficier de ce réseau en fibre optique le plus large de France. Elles sont une trentaine, comme cette société de communication, à être connectées au très haut débit et depuis, leurs techniques de travail ont beaucoup évolué.
Corinne Sarallé
Quand on n’était pas connecté au très haut débit, on ne pouvait pas envoyer ces fichiers-là parce que c’était trop lourd. Donc, ça prenait énormément de temps et donc, tous les soirs, par Chronopost ou par courrier, on envoyait énormément de CD sur lesquels on avait gravé le travail de la journée. Aujourd’hui, on peut se dispenser du courrier, on envoie directement par Internet.
Journaliste
Malgré une performance technologique indéniable, le nombre de clients reste encore faible. Une centaine de particuliers testent toujours le système, un système qui a pris un an de retard.
Gérard Fauveau
Ce retard, il est dû à des difficultés de déploiement, euh, sur le terrain, les choses ont été un petit peu plus difficiles. Il y a énormément de réseaux souterrains, qu’ils soient de télévision, qu’ils soient d’électricité, de gaz ou de télécoms, il a été par endroits particulièrement difficile de passer nos câbles à fibre optique. La deuxième raison du retard, c’est qu’effectivement, autant le réseau de transport est réalisé, c’est un fait, il existe ; autant à partir de ce réseau maintenant, il est difficile d’aller câbler des particuliers parce qu’il est question d’obtenir les autorisations qui vont nous permettre de pénétrer chez le particulier.
Journaliste
55 000 foyers sont ciblés, l’ensemble de l’agglomération devrait être couverte d’ici fin 2005.