Parcours thématique

Les Landes : une économie en perpétuelle reconversion

Bénédicte Boyrie-Fénié

Introduction

Si les changements opérés en deux siècles dans les Landes participent de l'évolution générale de l'économie française, certaines mutations sont spécifiques de ce vaste territoire à la place particulière dans l'ensemble aquitain.

Longtemps considéré comme marginal – du moins dans sa partie septentrionale – ce pays a su valoriser ses moindres ressources.

Ici, c'est l'espace et l'omniprésence de l'eau plus que la qualité des sols qui ont permis l'émergence d'une économie plurielle, flexible, en perpétuel mouvement.

Une faculté d'adaptation considérée comme un atout dans un monde qui bouge...

De la Lande et de l'économie agro-pastorale à la forêt industrielle

De tous les pays aquitains, c'est sans nul doute la partie septentrionale du département des Landes qui connaît les bouleversements les plus profonds dans la deuxième partie du XIXe siècle. À l'instar des Dombes ou de la Sologne, on se trouve effectivement ici dans un environnement hostile, mal drainé, fait de sols pauvres au faible potentiel agricole que le Second Empire décide d'aménager et de valoriser.

Du bassin de l'Adour, au sud, au bassin de la Garonne, au nord et à l'est, et jusqu'au secteur littoral, les ingénieurs drainent, assèchent avant la mise en place d'un boisement en pins maritimes qui efface les paysages anciens, modifiant profondément l'économie et les mentalités. Le pays des landes parcouru par les bergers et leurs troupeaux devient alors une immense réserve foncière, domaine d'une forêt de rapport. Les uns l'exploitent au profit des autres ; elle engendre cependant pour tous une certaine aisance, du moins au temps de l'apogée que les historiens ont appelé "le temps de l'Arbre d'or".

Au pays de la résine [Muet]

Au pays de la résine [Muet]

Après une rapide présentation de la ville de Dax, le documentaire s'intéresse au gemmage et à la distillation de la résine qui permet d'obtenir l'essence de térébenthine et la colophane. Il se termine par une mise en garde sur les menaces qui pèsent sur la forêt des Landes : la surexploitation et les incendies.

1921
06m 26s
Fiche (00103)
L'arbre d'or

L'arbre d'or

En 1857, la loi d'assainissement des Landes de Gascogne, initiée par Napoléon III, aboutit à la plantation massive de pins maritimes mettant à mal les anciennes structures du système agro-pastoral. L'espace boisé devient ainsi le théâtre de graves incendies, dont celui de 1949, point de départ d'une politique de prévention et d'expérimentation sur la réhabilitation d'anciennes fermes.

16 mar 1955
21m 46s
Fiche (00071)

Mais, au lendemain du second conflit mondial, la concurrence des produits synthétiques, importés notamment des Etats-Unis, met fin à cette période faste et amorce le déclin du gemmage qui disparaît au début des années 1980.

Bois d'œuvre mais aussi bois de trituration destiné aux trois papeteries du département et à celle de Facture en Gironde, le pin maritime est cependant transformé depuis quelques années, dans des unités industrielles d'avant-garde, en produits dérivés spécifiques, remédiant ainsi à la perte engendrée par le déclin de la résine et fournissant du travail aux anciens gemmeurs reconvertis.

L'usine Sopaland à Arengosse

L'usine Sopaland à Arengosse

Présentation des différentes étapes de la chaîne de production des panneaux de particules à l'usine Sopaland, récemment implantée en plein cœur de la forêt landaise, à Arengosse.

30 sep 1963
03m 01s
Fiche (00108)
L'usine Egger Rol à Rion-des-Landes

L'usine Egger Rol à Rion-des-Landes

L'usine Rol Deco de Rion-des-Landes a été rachetée par l'Autrichien Egger, spécialiste européen du panneau de particules et de mélaminé. Parfaitement inscrite dans la stratégie du groupe qui envisage d'augmenter ses capacités de production, elle offre une situation géographique permettant l'ouverture vers le marché espagnol

05 oct 1994
01m 44s
Fiche (00116)

Dans le même esprit et les mêmes perspectives, le vaste étang d'Orx, qui constitue depuis toujours une précieuse ressource piscicole pour les populations des confins du Marensin et du Seignanx, est vidé dans les années 1860 et transformé en domaine agricole, innovant pour l'époque. Le maïs croît rapidement dans ce bas-fond humide. Il fait la fierté de ceux qui sont en charge d'entretenir ce lieu remarquable de modernité agricole, du moins jusqu'au premier choc pétrolier de 1973.

En 1989, l'étang d'Orx prend un nouveau tournant ; il retrouve sa vocation première après son rachat par le WWF (World Wildlife Fund renommé World Wide Fund for Nature) qui le remet en eau pour que, sous l'égide du Conservatoire du Littoral et des Rivages lacustres, le plan d'eau devienne une réserve pour la faune sauvage.

Le marais d'Orx

Le marais d'Orx

Asséché en 1808 pour être cultivé, le marais d'Orx redevient en 1984 une zone humide et le lieu de passage et d'hivernage pour des centaines d'espèces d'oiseaux migrateurs. Racheté par le Conservatoire du littoral, avec l'aide financière du WWF-France, le site tend aujourd'hui à devenir une réserve naturelle.

15 nov 1990
01m 56s
Fiche (00095)
 Visite du marais d'Orx

Visite du marais d'Orx

Acheté en 1989 par le Conservatoire du littoral avec le soutien du WWF, le marais d'Orx est devenu une réserve naturelle qui accueille nombre d'oiseaux migrateurs. Le site bénéficie d'une protection règlementée et la préservation de son milieu passe par la régulation des eaux grâce à un système hydraulique inventé au XIXe siècle.

07 juin 2001
05m 47s
Fiche (00097)

Autant d'exemples qui rendent compte de la flexibilité d'une économie en phase avec chaque époque : du système agro-pastoral au système agro-sylvo-pastoral puis à la sylviculture ; de la production de gemme aux produits de synthèse ; du marais au champ et du champ à la réhabilitation des zones humides sur un territoire transformé par un siècle de drainage...

Le destin de cette partie du département est décidément particulier ! Or, les mutations ne s'arrêtent pas là !

De la sylviculture à la maïsiculture associée

L'exploitation forestière s'opère pendant plusieurs décennies sans grand bouleversement entre production de résine et transformation du bois. Celle-ci est assurée par de nombreuses scieries mobiles, par quelques dizaines d'usines implantées dans les gros bourgs ou bien par les papeteries. Mais, au début des années 1960 l'arrivée des "Pieds-noirs" bouleverse l'ordre établi.

Les scieries volantes

Les scieries volantes

En 1941, l'exploitation des forêts de pins des Landes se poursuit grâce aux scieries volantes qui parcourent la région, de Bordeaux à Bayonne. Les troncs les plus longs sont utilisés pour la fabrication des poteaux télégraphiques, les autres fûts sont découpés et destinés à l'industrie du papier ou utilisés comme bois de mine.

19 sep 1941
51s
Fiche (00122)

En pleine crise de la résine, des terres jadis vouées à la sylviculture sont en effet vendues à des "colons" venus d'Algérie, mais parfois descendus aussi du nord de la France ; ils implantent les premiers grands champs de maïs.

Ces nouveaux producteurs, stimulés par les garanties de prix qu'offre alors la toute nouvelle "politique agricole commune" de la CEE, utilisent pour arroser la "plante miracle" une eau facilement accessible et ne lésinent pas sur les intrants. De la sorte, l'agriculture productiviste concurrence peu à peu la forêt "industrielle" qui se voit échancrée de vastes clairières vouées à la céréale conquérante importée, à l'origine, d'Amérique et appelée localement milhòc, blat d'Espanha ou turguet .

Et les paysages de la Grande Lande de se transformer à nouveau...

La récolte du maïs dans les Landes

La récolte du maïs dans les Landes

Octobre 1967, la récolte du maïs commence dans les Landes après un été sec qui devrait avoir des répercussions sur l'ensemble du rendement national.

11 oct 1967
49s
Fiche (00134)

De l'agriculture vivrière à l'agriculture commerciale

En Chalosse et en Tursan notamment, là où la terre est grasse et généreuse, "pays de bon pain blanc" décrit par les pèlerins du Moyen Âge, une polyculture traditionnelle dessine depuis bien longtemps un parcellaire fait de lopins se déclinant à l'infini sur les coteaux dominant les petites vallées des affluents de l'Adour. Une agriculture vivrière destinée à une consommation locale jusqu'au lendemain de la guerre de 1939-1945 où, en raison de l'essor démographique et de l'évolution des techniques, la donne change.

Ce sont les Trente Glorieuses, tous les projets sont porteurs de promesses dans un contexte général favorable où l'optimisme règne. Les horizons et les marchés s'ouvrent, expliquant le développement de certaines cultures locales comme l'asperge, encourageant l'émergence de productions nouvelles destinées à la consommation française mais aussi au marché mondial.

Sensible aux fluctuations des cours, la production de maïs, dominante jusque là, cède la place à une polyculture intensive qui peut être expérimentale.

L'asperge gagne alors du terrain dans la lande sableuse et, au début des années 1980, le kiwi et le maïs doux font leur percée, s'adaptant aux conditions climatiques locales, bouleversant un pan traditionnel de l'économie.

La production d'asperges dans les Landes

La production d'asperges dans les Landes

En 1963, la culture de l'asperge se développe considérablement dans les terres sableuses des Landes. Un an plus tard, le journal régional propose une présentation de cette production : du ramassage manuel des asperges, à leur conditionnement dans une petite usine, en passant par leur nettoyage et leur calibrage.

16 juil 1964
05m 02s
Fiche (00160)
Labatut  : culture du kiwi et coopérative agricole fruitière

Labatut  : culture du kiwi et coopérative agricole fruitière

Au début des années 1980, la culture du kiwi se développe dans le sud de la France et notamment dans les Landes où vingt-quatre cultivateurs de Labatut ont créé une coopérative fruitière spécialisée dans le conditionnement de ce fruit exotique et dont 85% de la production est destinée à l'exportation vers les pays nordiques.

06 mar 1982
01m
Fiche (00129)
Nouvelle conserverie de maïs doux à Haut-Mauco

Nouvelle conserverie de maïs doux à Haut-Mauco

Juillet 1984, la Sica Maïsadour lance, à Haut-Mauco, une usine de conditionnement de maïs doux, dont l'approvisionnement est assuré grâce à la signature de contrats avec des agriculteurs. En un mois, les chaînes de production atteignent un niveau normal de rendement. A terme, l'entreprise envisage une coopération avec la Sica maïs doux du Lot-et-Garonne pour se placer en tête du marché national.

30 aoû 1984
03m 04s
Fiche (00162)

Mais produire passe par une irrigation correcte et par un amendement massif dans les terres maigres podzolisées. À une époque où le concept d'agriculture raisonnée n'existe pas encore, les vastes champs de la Grande Lande et des pays riverains de l'Adour se dotent de systèmes d'arrosage, grands consommateurs d'eau, et saturent les sols d'engrais chimiques, engendrant rapidement des conflits avec les sylviculteurs et les premières associations écologiques.

L'irrigation à Saint-Sever

L'irrigation à Saint-Sever

A Saint-Sever, une douzaine d'agriculteurs-producteurs de maïs se sont organisés en CUMA ,coopérative d'utilisation de matériel agricole, pour la mise en place d'un réseau d'irrigation des champs.

21 juil 1987
02m 12s
Fiche (00419)

Ainsi, du côté d'Ychoux, ou au sud de la Gironde, par exemple, les moyens mis nouvellement en œuvre permettent bientôt de produire des légumes variés (pommes de terre, carottes, poireaux) conditionnés dans des usines toutes proches. L'industrie agro-alimentaire, mais aussi - ponctuellement - la production de bulbes de fleurs - au profit d'entreprises néerlandaises notamment - participent désormais de l'économie de régions jadis ingrates.

La production de carottes dans les Landes et l'usine Légum'land

La production de carottes dans les Landes et l'usine Légum'land

A Sanguinet, de nombreux agriculteurs, soucieux de se diversifier face à la culture du maïs, ont choisi de se lancer dans la production de carottes. Parmi eux, François Grudet a créé, il y a deux ans, à Ychoux, la société Légum'land, spécialisée dans le conditionnement et l'exportation de carottes vers plusieurs pays européens.

03 juin 1991
01m 46s
Fiche (00165)

Cependant l'épuisement des sols rendus artificiellement fertiles, les problèmes liés à la parasitologie et l'abaissement des nappes phréatiques incitent les chercheurs à expérimenter des techniques importées des Etats-Unis qui sont plus ou moins bien perçues sur le vieux continent. Ainsi se pose la question des OGM.

Problème complexe dans une conjoncture qui exige toujours plus de rendements, où l'on voudrait s'affranchir de produits traitants tout en assurant de bonnes récoltes...

Maïsadour et la filière OGM

Maïsadour et la filière OGM

A Mont-de-Marsan, la coopérative Maïsadour étudie différentes variétés de maïs transgéniques capables de résister aux insectes. Or de telles cultures en plein champ auraient des répercussions sur l'ensemble de la filière agricole, notamment sur les élevages de poulets.

22 juin 1998
02m 34s
Fiche (00140)

Si certains secteurs sont régulièrement remis en cause, d'autres reflètent indéniablement une image positive du label "made in Landes". C'est le cas de l'entreprise Pyrenex, à Saint-Sever.

Valorisant de façon innovante un sous-produit de l'aviculture, les éleveurs de canards et d'oies de Chalosse fournissent à cette société - qui a fêté son siècle et demi d'existence - plumes et duvets.

À la recherche de nouveaux produits et de nouvelles parts de marché, cette entreprise familiale est l'une des PME les plus dynamiques de la région puisqu'elle emploie quelque 150 salariés et expédie ses produits dans le monde entier. La marque est ainsi présente dans les supermarchés de Séoul comme dans les boutiques parisiennes branchées puisque le nom s'appose aussi bien à des pièces de literie qu'à des vêtements de sport ou des créations de grands couturiers.

Un bel exemple d'adaptation au marché : le producteur de canard ne met pas tous ses œufs dans le même panier...

Pyrenex : un process de production très rigoureux

Pyrenex : un process de production très rigoureux

Issue d'une structure familiale établie au XIXe siècle à Saint-Sever, la société Pyrenex, créée en 1968, est devenu l'un des leaders sur le marché européen de la plume. Elle doit son succès à la qualité de ses plumes dont le traitement est soumis à un contrôle qualité rigoureux ainsi qu'à la fabrication, entre artisanat et automatisation, de produits finis.

02 fév 2002
03m 47s
Fiche (00404)

De l'économie traditionnelle au tourisme responsable

S'il est un tournant majeur dans l'économie des Landes, c'est bien le bouleversement profond engendré par la conversion au tourisme du secteur côtier sous l'égide de la MIACA, Mission Interministérielle d'Aménagement de la Côte Aquitaine, et de ses premiers présidents, Philippe Saint-Marc à partir de 1967, puis Émile Biasini.

Le développement économique de l'après-guerre amplifie, en effet, le processus amorcé par les "congés payés" de 1936. Dans un contexte de croissance, la société de loisirs se développe entraînant une dynamique particulière sur toutes les côtes de l'Hexagone, sur le littoral landais en particulier.

Campings, résidences de tourisme se multiplient offrant de nouvelles possibilités d'hébergement. Toute une économie se met en place, entraînant dans l'arrière-pays l'émergence d'un tourisme vert encouragé par le Parc naturel régional des Landes de Gascogne fondé en 1970 ; il préfigure le "tourisme écologique" ou "écotourisme" du tournant du troisième millénaire.

Une délégation de la MIACA en visite dans les Landes

Une délégation de la MIACA en visite dans les Landes

Une délégation de la Mission Interministérielle pour l'Aménagement de la Côte Aquitaine et son président, monsieur Saint-Marc, étaient aujourd'hui en visite dans les Landes pour découvrir les richesses du patrimoine landais et les récents aménagements touristiques.

03 avr 1969
04m 06s
Fiche (00033)
Natura 2000 dans les Landes

Natura 2000 dans les Landes

Dans les Landes, dix-neuf sites ont été sélectionnés pour être classés en zone Natura 2000, un réseau écologique européen destiné à préserver la biodiversité des milieux naturels ; parmi eux : la dune littorale de Seignosse et les barthes de Saint-Vincent-de-Paul.

11 mai 2000
04m 49s
Fiche (00096)
Le Parc régional des Landes de Gascogne au fil de la Leyre

Le Parc régional des Landes de Gascogne au fil de la Leyre

A travers son école de canoë, les classes vertes ou encore la réserve ornithologique du Teich, le Parc naturel régional des Landes de Gascogne participe au rayonnement de la région par la mise en valeur de ses ressources naturelles.

03 juin 1989
02m 39s
Fiche (00048)
Le courant d'Huchet

Le courant d'Huchet

Découverte du courant d'Huchet au fil d'une rencontre avec les bateliers qui transportent sur leur galupe les visiteurs dans le respect de la nature, de la présentation des principaux sites de la réserve par son président Jean-Louis Labèque, et de celle de l'œuvre du photographe Emilie Vigne rassemblée dans le livre Emile Vignes, photographe des Landes.

24 juin 1997
05m
Fiche (00050)

De la "lande" au lignite puis à la réserve naturelle d'Arjuzanx

Rien ne peut augurer, dans la première partie du XIXe siècle, des grands changements paysagers autour des grandes landes de Cornalis, dans le Brassenx. Pourtant, ce vaste espace voué au parcours des troupeaux, aux confins de l'infini, voit son horizon se modifier en quelques décennies sous le couvert de la forêt de pins industrielle.

Rien ne laisse présager qu'à la fin des années 1950 une nouvelle activité deviendrait un atout pour le canton de Morcenx. Le territoire d'Arjuzanx est, de fait, bouleversé par l'exploitation d'un gisement de lignite formant des excavations béantes au milieu du pinhadar . Cette activité qui a dynamisé l'emploi une trentaine d'années durant prend fin en 1992 avec la fermeture du site d'extraction du combustible fossile et de la centrale électrique [1].

Mais les responsables ne laissent pas une terre orpheline, un environnement massacré. Au contraire ! Un nouveau paysage se dessine autour de lacs artificiels bientôt colonisés par une faune et une flore sauvages prenant une place de choix dans les sites d'intérêt majeur du département.

L'ancienne friche industrielle retrouve rapidement un nouveau souffle. Ce domaine protégé où se plaît la grue cendrée, est en parfait accord avec la politique de valorisation des milieux humides préconisée par Natura 2000 et les autres organismes en charge du patrimoine naturel.

De la lagune de Cornalis aux plans d'eau d'Arjuzanx : quand la boucle est bouclée...

La mine de lignite d'Arjuzanx

La mine de lignite d'Arjuzanx

Sur le site d'Arjuzanx, l'entreprise EDF exploite, depuis plus de 10 ans, le gisement de lignite le plus important de France. 8500 tonnes sont extraites quotidiennement pour alimenter les chaudières de la centrale thermique. Présentation des moyens mis en œuvre pour l'extraction du charbon de terre et rencontre avec le directeur de la centrale, monsieur Turpin.

19 oct 1971
06m 42s
Fiche (00210)
Vers une reconversion du site d'Arjuzanx

Vers une reconversion du site d'Arjuzanx

D'ici trois ans, la centrale thermique d'Arjuzanx fermera définitivement ses portes, laissant derrière elle pas moins de 2700 hectares défigurés par 30 années d'extraction de lignite. Aussi, pour préserver l'emploi dans la région, EDF, en collaboration avec l'ONF, décide de reconvertir le site minier en réserve naturelle.

27 juin 1989
02m
Fiche (00213)

[1] Cf. "Le site d'Arjuzanx" sur le site du Conseil général des Landes

Du thermalisme au thermoludisme

L'origine du thermalisme dans les Landes est aussi ancienne que la ville de Dax, Aquae Tarbellicae, à l'époque romaine. Mais il faut attendre la fin du XIXe siècle et les bouleversements dus au chemin de fer pour qu'une clientèle riche, venue de divers horizons, permette à la petite cité de renouer avec sa vocation première.

L'hygiénisme pousse alors les édiles à "ouvrir" la ville jusque là enfermée dans ses remparts romains. Dans l'entre-deux-guerres, on édifie de grands ensembles "art déco", dont l'Atrium et l'hôtel Splendid qui accueillent les plus grands noms de la gentry ...

Mais, dans les années 1950, il faut s'adapter. Entre temps, le thermalisme s'est démocratisé et, en ces années encore faciles des Trente Glorieuses, l'État-Providence assure toujours avec générosité le remboursement de soins thermaux, faisant croître de façon exponentielle la fréquentation des établissements de soins. Cependant, on préfère déjà anticiper ici d'éventuels changements économiques et tirer parti de la situation privilégiée de Dax, entre Océan et Pyrénées, à une centaine de kilomètres de l'Espagne. Et, de fait, l'avenir devait bien confirmer les craintes...

Quand on inaugure, à Dax, en 1992, l'établissement des Thermes, œuvre de Jean Nouvel, le thermalisme est à son apogée en France et la sous-préfecture des Landes caracole en tête du peloton des 106 stations françaises avec 50 000 curistes par an et leurs 30 000 accompagnants.

Malgré les régulières remises en cause de la Sécurité Sociale, la courbe de la fréquentation est ascendante. Malheureusement, à partir de 1993, la tendance s'inverse et, au début du troisième millénaire, toutes les stations thermales du département [1] se repositionnent vers une offre plus diversifiée, attirant une clientèle plus jeune à la recherche de soins de confort.

Le "plan thermal aquitain" opère donc désormais dans deux directions : l'amélioration de la qualité des prestations et des soins thermaux proprement dits mais aussi le développement touristique de la ville car il faut "renouveler l'image de la station-phare du département", comme le souligne la directrice de la Compagnie thermale.

Et les slogans de se multiplier sur la Toile pour vanter les nouvelles offres liées à la détente et au bien-être que les promoteurs englobent sous le nom de "thermoludisme" [2].

L'art de se renouveler dans la continuité...

Dax : thermalisme et tourisme

Dax : thermalisme et tourisme

Station thermale réputée, Dax accueille dans ses établissements thermaux de nombreux curistes. Célèbre également pour ses fêtes patronales, la ville redouble d'efforts pour attirer les visiteurs, consciente que le tourisme constitue une deuxième source de richesse. Rencontre avec Max Moras, maire de Dax, et avec le directeur de l'office de tourisme.

20 aoû 1970
07m 12s
Fiche (00256)
Thermalisme, histoire d'eaux

Thermalisme, histoire d'eaux

Reportage à Dax consacré aux cures thermales et notamment aux vertus thérapeutiques des boues et des eaux soumises désormais à des études scientifiques rigoureuses, ainsi qu'à leur prise en charge par la Sécurité Sociale et à l'impact qu'aurait la réduction d'une telle activité sur l'ensemble de l'économie dacquoise.

05 mar 1994
04m 26s
Fiche (00258)
L'impact du thermalisme sur l'économie à Dax

L'impact du thermalisme sur l'économie à Dax

Le thermalisme représente une part importante de l'économie dacquoise. Or depuis 2002 , la fréquentation des thermes est en baisse. La nouvelle directrice de la Compagnie thermale de Dax, Danièle Gey, envisage donc de diversifier l'offre pour attirer une nouvelle clientèle.

21 mai 2010
02m 12s
Fiche (00257)

[1] Eugénie-les-Bains, fondée sous le Second Empire sous le parrainage de l'impératrice Eugénie de Montijo, Préchacq-les-Bains, Saubusse et Gamarde.

[2] Néologisme associant le grec therma, "thermes, bains chauds" et le latin ludus, "jeu".

La reconversion des forges de l'Adour

Sur la rive droite de l'estuaire de l'Adour, les communes voisines de Tarnos (Landes) et du Boucau (Pyrénées-Atlantiques), ont un destin particulier. En 1883, essentiellement pour les besoins de la Compagnie des chemins de fer du Midi qui étoffe alors son réseau, s'établit l'usine des Forges de l'Adour. Le minerai de fer vient alors de Biscaye et le charbon alimentant les hauts-fourneaux provient d'Angleterre ou du Pays de Galles, cependant que les cargos exportent les poteaux de mine de la forêt landaise.

De 2659 habitants en 1882, la population de l'agglomération passe à 8561 en 1902. De véritables cités ouvrières se constituent, avec logements de type "corons" et la communauté vit au rythme des revendications sociales de ce nouveau fief du parti communiste solidement implanté dès le lendemain de la Première Guerre mondiale.

Aussi, quand en 1961 la Compagnie des forges et ateliers de la Loire, propriétaire de l'entreprise, envisage de cesser son activité, pour des raisons financières, techniques et de concurrence internationale, l'émoi est grand dans la petite agglomération industrielle. Certes, les pouvoirs publics et le "patronat" vont faire en sorte de gérer en douceur la reconversion du site mais la fermeture des forges est inéluctable. En 1965, les infrastructures sont démantelées.

Grèves aux Forges de l'Adour [Muet]

Grèves aux Forges de l'Adour [Muet]

Rassemblement, place Saint-Charles, des ouvriers des Forges de l'Adour en grève, suite à l'annonce de la fermeture du site.

05 jan 1962
01m 31s
Fiche (00225)

Par chance, en ce début des années 1960, on commence à se préoccuper de reconversion industrielle. La Délégation à l'Aménagement du Territoire et à l'Action Régionale créée en 1963 œuvre à la création de "métropoles d'équilibre" et à la réalisation des premières opérations touristiques. Dans ce contexte novateur, au cœur des Trente Glorieuses, on commence à former ou à "recycler" des ouvriers sans grande formation qui doivent s'adapter aux nouvelles exigences de la technologie.

Tarnos et Le Boucau bénéficient donc, au sortir de cette crise majeure, de plusieurs opportunités : la production du gaz de Lacq et surtout de son sous-produit, le soufre ; la forte demande en engrais de l'agriculture productiviste, d'autant que les "Pays de l'Adour" et les Landes de Gascogne deviennent la zone principale de production de maïs dans l'Hexagone ; le choix d'une entreprise d'un secteur de pointe, Turboméca, de venir installer un important établissement dans les terrains sablonneux et plats de l'ancien cours de l'Adour.

Les Forges de l'Adour : un sauvetage réussi

Les Forges de l'Adour : un sauvetage réussi

L'usine des Forges de l'Adour, qui employait 1600 personnes, ferme après 80 ans d'activité. Sur le site du Boucau-Tarnos, tout est mis en œuvre pour renouveler le tissu industriel et favoriser l'implantation de nouvelles entreprises. Elément clé de cette reconversion, Turbomeca engage 600 ouvriers des Forges ayant bénéficié d'une formation professionnelle de 6 mois.

09 juil 1965
15m 10s
Fiche (00226)

Orientées uniquement vers la métallurgie lourde depuis le début des années 1880, les deux communes voisines changent alors de cap : 1700 emplois doivent être créés en compensation du désengagement des Forges de l'Adour. L'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes ou AFPA pour la reconversion des ouvriers les aide à acquérir alors de nouvelles compétences. Les conditions de travail changent, les salaires s'élèvent, l'ancienne classe ouvrière se "tertiarise" et vient grossir les rangs d'une classe moyenne qui profite davantage des loisirs. La CFDT, jeune syndicat créé en 1964, bénéficie alors de cette mutation pour attirer de nouveaux adhérents.

Le Boucau, exemple de reconversion réussie, a donc servi, en quelque sorte, de laboratoire. On s'en inspire peu de temps après pour la problématique mutation d'une Lorraine industrielle où la vieille sidérurgie n'est plus concurrentielle.

Une reconversion réussie : le site du Boucau-Tarnos

Une reconversion réussie : le site du Boucau-Tarnos

La célèbre émission Cinq colonnes à la une s'intéresse à la reconversion industrielle de l'ancien site des Forges de l'Adour, dont la fermeture en 1961 laissait présager une catastrophe économique pour la région. Confié à M. Kennel, le chantier de ré-industrialisation repose sur la valorisation des ressources naturelles locales - le gaz et le souffre de Lacq - qui permet très vite l'implantation d'usines nouvelles. Parmi elles, Turbomeca est incontestablement la clé de la réussite. Grâce à la mise en place d'un plan de formation pour adultes, 600 anciens ouvriers des Forges occupent désormais des emplois qualifiés et bénéficient d'un accroissement de leur salaire et d'une amélioration de leurs conditions de travail.

07 juil 1967
29m 46s
Fiche (00227)

De l'hydraviation au Rafale en passant par l'exploitation du pétrole et la fondation du Centre d'Essais des Landes

L'espace est synonyme d'ouverture, au sens propre comme au sens figuré. C'est certainement la raison pour laquelle le département XL constitue, depuis plus de deux siècles, une terre d'expériences, attirant notamment - comme d'autres zones aux faibles densités - l'armée.

Captieux, Mont-de-Marsan, Biscarrosse - comme Cazaux en Gironde - renvoient ainsi à des zones militaires implantées au cours du XXe siècle dans le contexte des tensions franco-allemandes puis de la Guerre froide.

Des essais du Latécoère 631 à Biscarrosse, au sortir de la dernière guerre, aux simulations de vol réalisées à la base de Mont-de-Marsan aujourd'hui, la Grande Lande et ses confins, jadis archaïque et silencieuse, est passée sans transition à la modernité. Plus qu'un bouleversement, une révolution !

Avions, fusées, derricks et tomates en Pays de Born

En Pays de Born, par exemple, le destin du petit bourg rural de Biscarrosse, tourné vers la sylviculture et l'élevage depuis des temps immémoriaux, bascule avec l'installation, à partir des années 1930, de la base des hydravions Latécoère. Après la longue parenthèse du second conflit mondial, les essais reprennent sur le lac ; le "Latécoère 631" focalise alors tous les espoirs... L'Aéropostale, puis le transport des passagers de la jeune compagnie Air France décollent du lac de Parentis-Biscarrosse durant une période limitée, certes, mais qui augure déjà des grandes mutations à venir.

En 1965, c'est le Centre d'Essais des Landes qui s'installe sur le cordon dunaire littoral entre le sud de la commune de La Teste et Mimizan. La population de Biscarrosse passe alors de 3048 habitants en 1962 à 7159 en 1968... Arrivée de populations exogènes et offres d'emplois nouveaux contribuent à changer les mentalités. Dans la même période, le tourisme se développe, offrant une alternative quand, dans les années 1990, la conjoncture impose une restriction de personnel au premier employeur du secteur.

Malgré les aléas économiques, Biscarrosse est aujourd'hui la troisième ville du département...

Le Latécoère 631 : premiers essais à Biscarrosse

Le Latécoère 631 : premiers essais à Biscarrosse

Fleuron de l'industrie aéronautique française, l'hydravion Latécoère 631, assurera les courriers transatlantiques sans escale, avec à son bord cinquante passagers et six mille kilos de fret. Démonté et caché sous l'Occupation, il a été remonté et effectue aujourd'hui ses premiers essais à Biscarrosse.

30 mar 1945
01m 27s
Fiche (00264)
Le centre d'essais des Landes de Biscarrosse

Le centre d'essais des Landes de Biscarrosse

Récemment inauguré à Biscarrosse, le centre d'essais des Landes est spécialisée dans à la mise au point des missiles et de leur lancement. Deux types de fusées sont ici expérimentées : les SSBS tirées depuis des silos terrestres et le MSBS lancées depuis des sous-marins.

04 nov 1966
01m 32s
Fiche (00268)

Si le Pays de Born est bousculé dans l'entre-deux-guerres par l'arrivée des hydravions, il ne garde de cet épisode que des images sépia, des clichés nostalgiques. Avec, en filigrane, la figure emblématique de Saint-Exupéry... La grande aventure s'arrête là.

Le sort décide cependant, quelques années plus tard, de ne pas laisser cette région de confins à l'abandon et l'on découvre bientôt que sous le sable se cache le plus improbable des trésors, le pétrole.

En 1954, quatre ans après la sortie de Tintin au pays de l'or noir, c'est à Parentis que se dressent les premiers derricks de la compagnie Esso Rep ; c'est en Pays de Born qu'affluent géologues, techniciens et ingénieurs qui révèlent le plus grand champ d'huile français, changeant la donne du chef-lieu de canton qui offre désormais de nouveaux emplois, étend son parc immobilier et construit bientôt une cité scolaire drainant tout le Pays de Born et une partie de la Grande Lande.

En 1997, le site passe dans les mains d'une filiale d'un groupe pétrolier canadien, la société Vermilion qui extrait encore 40 000 l / jour d'un brut d'excellente qualité.

Mais la production de pétrole ne fait plus seule l'originalité de Parentis : pour la première fois en France, on y produit des légumes qui poussent en utilisant une source d'énergie fatale [1]. L'eau chaude et le gaz issus du gisement pétrolier permettent la production de tomates et génèrent de l'électricité.

C'est une première car jusqu'alors, personne n'avait pensé utiliser l'eau rejetée par les puits pétroliers pour chauffer des serres consacrées à la culture de fruits et de légumes.

Toutes les conditions sont donc réunies pour développer une production propre, durable et responsable : aucun déchet dans l'environnement, tout est recyclé !

Quand l'industrie lourde confine à l'écologie...

Découverte et exploitation d'un gisement de pétrole à Parentis

Découverte et exploitation d'un gisement de pétrole à Parentis

Une nappe de pétrole a été découverte à Parentis-en-Born. Son exploitation a d'ores et déjà commencé avec l'installation des premières tours de forage et des pipelines pour le remplissage des réservoirs.

22 juil 1954
39s
Fiche (00219)
De l'or noir au village

De l'or noir au village

En 1954, la société Esso découvre un gisement de pétrole à Parentis-en-Born. Très vite son exploitation se met en route générant une activité sans précédent pour la ville qui se développe alors. Aujourd'hui, le groupe canadien, Vermilion-Rep, continue cette exploitation grâce à une nouvelle technique de forage de puits horizontaux.

03 mar 2002
05m 46s
Fiche (00218)

[1] Dans le domaine de la maîtrise de l'énergie et du traitement des déchets, l'expression "énergie fatale" désigne la quantité d'énergie inéluctablement présente ou piégée dans certains processus ou produits, qui parfois - au moins pour partie - peut être récupérée et/ou valorisée.

Un camp américain au cœur des Petites Landes

Du côté des Petites Landes, à l'autre bout des Landes, le changement s'est opéré encore plus tôt quand, en 1918, une compagnie du Génie américaine s'installe dans les landes de Testemale où, depuis le Moyen Âge, se réunissaient chaque année, à la foire du mois de juin, les bergers venus des environs.

Opérationnelle jusqu'en 1965, la base prend un nouveau tournant quand les Américains la quittent après le retrait de la France de l'OTAN. Aujourd'hui centre de tir mais aussi lieu d'observation d'un cortège faunistique et floristique relictuels landais, les 9000 hectares du camp "du Poteau", en grande partie marécageux, constituent aussi une vaste réserve naturelle.

Bel exemple de mutation majeure d'une région et d'une société bouleversées par le premier conflit mondial qui a su évoluer et s'adapter au fil du temps.

Genèse de la base aérienne 118

À Mont-de-Marsan, en 1911, a lieu, sur l'hippodrome, le premier meeting aérien local. On ne le sait pas encore mais ce sont les débuts d'une longue épopée. Dès 1914, l'école d'aviation de Pau y installe son terrain de secours, prémices de ce qui devient, le 5 janvier 1928, l'aéroclub des Landes créé par Henri Farbos. On y reçoit la visite du premier hélicoptère français. Ce centre, appelé à se développer, forme bientôt les pilotes aux missions de protection de la forêt landaise et devient officiellement un "aérodrome" inauguré en 1934. Mais ce sont les Allemands qui lui confèrent sa vocation militaire en construisant une piste bétonnée destinée au décollage des avions de la Luftwaffe.

Tout naturellement, au sortir de la guerre, le développement de l'aviation conduit à la création d'un centre d'essais aériens militaires, le CEAM, qui emménage en 1945. Mont-de-Marsan accueille alors une population venue de tous horizons.

Le Centre d'Expériences Aériennes Militaires de Mont-de-Marsan

Le Centre d'Expériences Aériennes Militaires de Mont-de-Marsan

Présentation du Centre d'Expériences Aériennes Militaires de Mont-de-Marsan qui a pour mission l'étude et l'expérimentation des nouveaux équipements de l'armée de l'air française – avions à réaction, radars ou encore parachutes - ainsi que la formation des futurs pilotes de chasse.

16 jan 1957
01m 27s
Fiche (00267)
Signature d'une convention entre le département des Landes et Airbus industrie

Signature d'une convention entre le département des Landes et Airbus industrie

Une convention visant à redynamiser le secteur aéronautique dans les Landes a été signée entre le Conseil général et le nouveau pôle de développement d'Airbus. Dans le cadre de la construction de l'A380, Airbus souhaite notamment encourager la formation professionnelle et ainsi améliorer la qualification des employés de la filière.

12 juil 2002
01m 56s
Fiche (00199)
Rafale au banc d'essai

Rafale au banc d'essai

Au Centre d'Expériences Aériennes Militaires de Mont-de-Marsan, les qualités des avions de chasse de type Rafale et le paquetage des pilotes sont testés avant d'intégrer les différentes bases aériennes de l'armée française. Le centre assure par ailleurs la formation des futurs pilotes ainsi que l'entraînement des pilotes confirmés sur des simulateurs de combat.

14 juil 2006
06m 45s
Fiche (00269)

Des actions "innovantes" : les exemples de Biolandes et de l'éco-hameau de Garein

Pays de conquête, terre d'expériences et d'accueil des nouvelles technologies, les Landes de Gascogne ne cessent d'innover et de donner l'exemple. À la fin des années 1970, malgré la récente création d'un parc naturel qui commence à attirer les touristes, le petit bourg du Sen s'assoupit. Les sylviculteurs gèrent un pinhadar où les derniers gemmeurs opèrent.

C'est alors qu'un enfant du pays, de retour du Québec, a l'idée de distiller les aiguilles de la partie sommitale du pin maritime pour en extraire des produits de base nécessaires à la réalisation des plus grands parfums. C'est l'origine de la société Biolandes aujourd'hui implantée dans d'autres régions de France mais aussi dans huit pays répartis sur plusieurs continents.

Le groupe, qui emploie 400 salariés, diversifie sans cesse ses produits et développe des filiales sur les lieux de culture et de collecte des plantes. Possédant des compétences uniques dans l'extraction automatisée des aromates, il est considéré de nos jours comme spécialiste des produits naturels. Soucieux en priorité du respect de l'environnement, mettant en pratique les critères préconisés par le développement durable, ses responsables valorisent, au bout de la chaîne, les résidus qui sont compostés, transformés en terreau pour le jardinage ou valorisés comme source d'énergie.

L'entreprise Biolandes

L'entreprise Biolandes

Souhaitant lancer une activité basée sur les ressources naturelles de la Haute Lande et ainsi préserver l'emploi local, les frères Coutière créent l'entreprise Biolandes, spécialisée dans la transformation d'aiguilles de pins en huiles essentielles utilisées notamment en parfumerie.

10 sep 1983
03m 14s
Fiche (00110)

Un bel exemple de reconversion, de créativité et de gestion à long terme qui se traduit aussi, dans le bourg voisin de Garein où, sous l'impulsion d'une politique locale dynamique, novatrice et ouverte aux techniques nouvelles, naît, en 2005, le projet d'un "éco-hameau" dans le cadre d'aménagements inscrits dans le développement durable. La commune présente ainsi un projet d'urbanisme original utilisant les recettes du passé et mettant à profit les fruits des dernières recherches en matière de technologie. Le bois de pin maritime est utilisé en respectant les principes HQE (Haute Qualité Environnementale) dans un espace inspiré de l'airial de la Haute Lande.

Le projet d'éco-hameau de Garein

Le projet d'éco-hameau de Garein

A Garein, la municipalité vient de lancer un projet de construction d'un hameau écologique constitué d'une dizaine de maisons en bois et s'inspirant des airiaux landais tant au niveau de l'architecture des maisons d'habitation qu'au niveau de l'aménagement de l'espace.

03 nov 2008
02m 11s
Fiche (00302)

De l'essence de térébenthine aux huiles essentielles, de la maison à pans de bois à la maison de bois, une utilisation rationnelle des ressources locales.

Conclusion

L'évolution de l'économie landaise le laisse entendre : les Landais n'ont jamais manqué d'imagination, de sens de l'adaptation et de souplesse. En un mot, de résilience.

Balayé par les vents et par les modes, leur pays - à l'exception des cantons du sud de l'Adour - connaît depuis des siècles les aléas d'une terre au socle mouvant. Fait de landes incultes amendées par une forêt de rapport développée au XIXe siècle, dans une période de relative accalmie climatique, il est fragile et on peut s'interroger sur son avenir face aux dangers qui menacent aujourd'hui son équilibre.

S'il a pu se relever de la tempête du 27 décembre 1999, saura-t-il absorber le choc de l'ouragan du 24 janvier 2009 ? Dans un contexte qui s'est mondialisé entre temps, où la concurrence et l'ouverture des marchés exigent une grande réactivité, saura-t-il encore longtemps faire face aux pressions extérieures ?

La chute des prix du bois mais surtout de la terre laissent en effet craindre des reconversions qui n'auront rien de bénéfique pour l'économie d'un territoire dont l'atout majeur est le tourisme.

La vigilance est de mise.

Bilan du reboisement dans les Landes cinq ans après la tempête Martin

Bilan du reboisement dans les Landes cinq ans après la tempête Martin

Cinq ans après le passage de la tempête Martin dans les Landes, seule la moitié du reboisement des 21 000 hectares de forêt dévastés est réalisée ; les subventions de l'Etat se faisant attendre. Par ailleurs, les nouvelles essences de pins plantées inquiètent les propriétaires quant à leur capacité de résistance à des vents violents.

25 déc 2004
02m 49s
Fiche (00077)
Conséquences de la tempête <i>Klaus</i> sur la filière bois à Pontex-les-Forges

Conséquences de la tempête Klaus sur la filière bois à Pontex-les-Forges

Deux jours après le passage de la tempête Klaus, les professionnels de la filière bois de Pontenx-les-Forges constatent les dégâts : la violence des vents combinée à l'humidité des sols a entraîné le déracinement de plus de la moitié des arbres de la commune. Les conséquences économiques s'avèrent plus désastreuses qu'en 1999.

26 jan 2009
02m 29s
Fiche (00066)