Visite du TNB

09 février 2008
5m 45s
Réf. 00759

Notice

Résumé :

Visite guidée du tout nouveau Théâtre National de Bretagne à Rennes, à l'occasion de sa réouverture.

Date de diffusion :
09 février 2008
Source :
F3 (Collection: JT Rennes soir )

Éclairage

Début février 2008, à la veille de la réouverture du Théâtre National de Bretagne, visite privilégiée dans un site transformé derrière les pas de son directeur, François Le Pillouër. À l'extérieur, l'allure moderne, apportée par la façade en damier noir, est le résultat de trois ans de travaux de rénovation confiés à l'architecte Antoine Stinco. L'édifice, au plein cœur du centre de Rennes dans la rue Saint Hélier et dont la rénovation fut financée pour les deux-tiers par la ville, se présente avant tout comme un outil culturel moderne, un espace ouvert au public. Premier espace de convivialité, l'Entracte est un bar restaurant pouvant accueillir jusqu'à 200 personnes. Les salles du TNB, tenant le rang des premiers théâtres publics de France, comptent 924 places pour la salle Jean Vilar et 260 places pour la salle Jean-Marie Serreau.

Cette rénovation se veut à la hauteur de l'importance de cette scène nationale et européenne dans la vie culturelle rennaise depuis les années 50. La création du centre dramatique de l'Ouest, par Guy Parigot, Georges Goubert et Hubert Gignoux, remonte en effet à 1949. Cette scène était alors le quatrième centre national. Les années 80 à Rennes, c'est ensuite l'époque du Grand Huit, nom inspiré de la forme du bâtiment alors édifié. Depuis 1994, François Le Pillouër se trouve à la direction du TNB, devenu un centre international pour la mise en scène et la chorégraphie. En effet, la rénovation n'est pas uniquement architecturale. Le TNB se modernise et s'affirme. C'est, depuis 2002, date d'un accord entre l'Etat et la ville de Rennes, un Centre Européen de Production théâtrale et chorégraphique. Le TNB est désormais chef de file de l'accord de coopération culturelle européen, baptisé PROSPERO, qui réuni six villes européennes, pour une durée de cinq années. Entamé en 2008, ce programme œuvre au développement des créations théâtrales en Europe. C'est donc une opportunité pour le public rennais de découvrir, notamment à l'occasion du Festival « Mettre en Scène », lieu de rencontre international créé en 1995, des spectacles venus des quatre coins de l'Europe.

Au cours d'un week-end de spectacles gratuits, en février 2008, l'inauguration du TNB marquera le lancement de l'activité d'une scène rénovée et ses retrouvailles avec le public rennais. Au cours de la saison suivante, en 2009-2010, le TNB accueillera plus de 13 000 abonnés.

Pauline Jehannin

Transcription

(Musique)
Roger Bendayan
Enfin un TNB rénové, un bâtiment totalement restructuré. Mais l'aventure fut longue : trois années de travaux de mise en conformité, un chantier difficile, complexe, lourd. Il a été confié à l'architecte Antoine Stinco. Aujourd'hui c'est un nouvel outil culturel qui ouvre ses salles au public. Je vous propose donc un parcours découverte des mille et un lieux du nouveau TNB. Et que pense le directeur de son nouveau bâtiment ?
François Le Pilloüer
C'est une jubilation, comme vous vous en doutez, puisque nous l'avons quitté il y a trois ans et maintenant nous retrouvons cet escalier monumental qui me plaît beaucoup, totalement rénové, et nous avons aussi travaillé l'accessibilité des personnes à mobilité restreinte et nous avons aménagé ici avec les services de la ville un ascenseur.
(Musique)
François Le Pilloüer
Nous nous trouvons dans l'espace qui sera dévolu au bar et au restaurant, un lieu important pour nous, vous nous connaissez. Nous n'avions que 80 places précédemment et le public estimait qu'il n'avait pas droit de cité. Comme nous voulons faire de ce théâtre un forum pour que les gens puissent venir avant, pendant et après, donc nous avons ouvert tout cet espace pour la convivialité.
(Musique)
Roger Bendayan
Un lieu convivial dédié aux rencontres. Désormais la jauge pour le restaurant est passée de 80 à 200 personnes.
(Musique)
Roger Bendayan
D'un traitement sobre, l'espace éclaire des vasques grises d'une jolie collection de suspensions. Le circuit nous mène jusqu'à la grande salle Jean Vilar.
(Bruits)
François Le Pilloüer
C'est la salle Vilar et on a voulu la retravailler parce que nous souhaitions la transformer en amphithéâtre grec, car il y avait le balcon et tout le monde n'était pas logé dans la même communauté, donc nous avons fait un gros travail et aussi au niveau acoustique puisque nous accueillons l'orchestre de Bretagne, nous lui avions promis de refaire tout ce travail là.
(Bruits)
Roger Bendayan
Les trois jours de festivités pour la réouverture du lieu ont nécessité un gros montage technique, plus de 450 projecteurs vont éclairer la scène.
(Bruits)
Roger Bendayan
Pendant les trois années de travaux, le TNB a pu proposer des saisons nomades, des créations avant-gardistes éclatées sur plusieurs sites. Petit rappel.
(Musique)
François Le Pilloüer
Nous retrouvons donc la salle Serrault avec le nombre de places adéquates, mais nous avons changé le gradin qui était une revendication de nos spectateurs, nous en avons profité pour refaire tout le gril technique et ainsi avoir une salle de premier ordre. Et maintenant donc tout est prêt pour que le spectacle commence.
(Bruits)
Roger Bendayan
Car il faudra désormais travailler aussi avec les deux salles de cinéma. L'esprit sera le même, du cinéma de découverte, des oeuvres fragiles en direction du jeune public et du patrimoine.
(Bruits)
Jacques Fretel
Je pense aussi bien pour nous que pour le public, il va y avoir un petit moment de réappropriation, de redécouverte, mais c'est aussi c'est ce qu'on demande à un lieu qui change, qui s'embellit, qui se rénove, qui se restructure, de nous surprendre. Là on sent que il y a de l'espace, il y a de l'aisance, une vraie respiration, on n'est pas confiné et d'ailleurs c'est toujours ce qu'on nous a dit, 450 places, et même si on est peu nombreux, on n'a pas l'impression d'être tout seul dans la salle. Alors j'espère qu'avec les modifications qu'il y a eu, les gens sentiront la même chose quoi.
(Bruits)
Roger Bendayan
Aux deux salles de cinéma s'ajoutent quatre salles de théâtre dont une pour l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique.
François Le Pilloüer
Nous avons fait de grands travaux, nous avons cassé la cloison pour obtenir un plateau d'une grande taille pour 15 comédiens et ensuite nous avons réussi à faire une autre salle pour qu'ils puissent travailler, peut-être des choses plus intimes. Tout au fond, la surprise que j'aime beaucoup, c'est ce que nous appelons le petit paradis. Alors le petit paradis, parce que il y a une toute petite scène, une toute petite salle et une toute petite régie, ce qui permet ainsi aux élèves de l'école de travailler le théâtre de proximité, presque un théâtre de corps à corps.
(Musique)
Roger Bendayan
Des lieux de spectacle repensés. Valorisation des volumes, un bâti tout blanc, un espace où l'on retrouve les courbes du grand huit, à l'image de son architecture, en particulier cette vague sensuelle qui évoque une Bretagne maritime ouverte à l'étranger. Et puis, cerise sur le gâteau, le TNB vient de signer un accord de coopération culturelle européen. Sa mission, favoriser la libre circulation des oeuvres pour une Europe culturelle ouverte aux échanges artistiques.
(Musique)