Parcours thématique

Archéologie en Picardie : de la découverte des sites à la restauration des objets

Tahar Ben Redjeb

Introduction

La Picardie a acquis une renommée internationale grâce à la présence de sites du Paléolithique qui, pour les plus importants, s'échelonnent le long de la vallée de la Somme. C'est au début du XIXe siècle que l'archéologie prend véritablement son essor. La découverte des premiers silex taillés dans la vallée de la Somme ainsi que les publications de Jacques Boucher de Perthes (1847) confèrent au département de la Somme une place éminente dans la naissance de la Préhistoire. Durant tout le XIXe siècle, les érudits locaux multiplient les fouilles. Les deux Guerres Mondiales marquent un coup d'arrêt. Il faudra attendre Roger Agache et l'essor de l'archéologie aérienne, à partir des années 1960, puis le développement des fouilles programmées ou de sauvetage dans les années 1970-1980 pour que l'archéologie atteigne un nouveau palier

 L'archéologie aérienne avec Roger Agache

L'archéologie aérienne avec Roger Agache

Présentation de l'archéologie aérienne avec Roger Agache, pionnier de cette technique en Picardie. Après avoir repéré des traces d'habitations dans les champs, on s'attarde dans ce reportage aux fouilles d'un villa gallo-romaines près d'Athies dans la Somme.

07 mar 1967
03m 17s
Fiche (00626)

A partir de la fin des années 1980, les tracés linéaires (TGV, autoroutes, gazoducs, canal Seine-Nord), les zones d'activités concertées, les lotissements connaissent un accroissement sans précédent et menacent partout le patrimoine archéologique. Les opérations préventives commencent enfin à être dotées de moyens humains et financiers permettant l'acquisition de méthodologies adaptées.

Au fil du temps : De la Préhistoire à la période mérovingienne

L'apport de la Picardie à la Préhistoire ancienne

La période acheuléenne (Paléolithique inférieur) voit l'apparition et la diffusion de l'Homme à travers le monde depuis son berceau africain. Arrivé en Europe de l'Ouest il y a 600 000 ans environ, l'Homo heidelbergensis a laissé des vestiges (silex et faune) de ce lointain passé dans les anciennes carrières près d'Amiens et d'Abbeville. Ils sont datés d'environ 450 000 ans. Les différents sites fouillés semblent indiquer une préférence pour les vallées où les alluvions et les affleurements des versants facilitant l'acquisition des matières premières. A partir de ces vallées, il était possible d'atteindre les plateaux voisins où prairies boisées et biotopes variés étaient riches en herbivores susceptibles d'être chassés (cerfs, aurochs, cheval, chevreuil...) ou faire l'objet d'un charognage occasionnel ou organisé (éléphants, mammouths et rhinocéros). Les sites étudiés apparaissent voués à des activités spécialisées (collecte de silex, ateliers de taille, boucherie) qui se déroulent parfois sur des périodes de plusieurs dizaines de milliers d'années. Ils peuvent également témoigner de passages de populations plus ponctuels. L'instrument emblématique de cette période est le biface acheuléen, outil de pierre en forme d'amande, taillé sur les deux faces et dont l'utilisation et la fonction varient. Cette période a laissé de nombreux vestiges à Saint-Acheul.

 Fouilles archéologiques à Saint-Acheul

Fouilles archéologiques à Saint-Acheul

Le site archéologique de Saint-Acheul continue à être fouillé. C'est dans ce quartier situé à l'Est d'Amiens que furent découverts au XIXe siècle des silex. Ce site a donné son nom à l'Acheuléen, terme qui désigne une période du Paléolithique inférieur. Des vestiges remontent à 400 000 ans, mais contrairement aux fouilles effectuées dans le sud de la France, en Picardie, les moyens sont rudimentaires, ce que regrette Alain Tuffreau, préhistorien du CNRS spécialiste des gisements acheuléens.

03 aoû 1983
03m 26s
Fiche (00604)

Le Paléolithique moyen (entre -300 000 et -35 000) voit le développement, l'apogée et l'extinction de l'Homme de Néandertal en Europe. Il s'est parfaitement adapté aux conditions climatiques rigoureuses qui règnent lors des phases froides du dernier cycle climatique. Installant ses campements en fonction des ressources alimentaires et des matières premières (silex), il chasse essentiellement les herbivores vivant en troupeaux (bison, renne...) qui constituent sa principale source d'alimentation. L'archéologie montre une spécialisation des sites qu'il occupe, les uns associant, par exemple, activités domestiques et activités liés à la chasse, comme la découpe, la consommation du gibier et le traitement des peaux. Il adopte de nouvelles méthodes de taille du silex, le débitage « Levallois », qui permet d'obtenir des éclats réguliers à la morphologie prédéterminée (pointes, éclats ovales, lames...). Les occupations humaines de la phase récente du Paléolithique moyen (entre -130 000 et -35 000 environ) sont documentées essentiellement en contexte de versant, plus rarement en contexte fluviatile ou de plateau. Le site le plus spectaculaire est celui de Caours, sur le Scardon (environ -120 000). Il se caractérise par plusieurs occupations incluses dans une formation tufacée.

 Jean-Luc Locht et les découvertes archéologiques à Caours

Jean-Luc Locht et les découvertes archéologiques à Caours

Duplex avec Jean Luc Locht, préhistorien, à Caours près d'Abbeville où les archéologues de l'Inrap et du CNRS ont mis au jour un site vieux de 125 000 ans. Ces fouilles prouvent la présence de l'homme de Néanderthal en Picardie. C'est le seul site de ce type dans le nord de la France. Jean Luc Locht souligne l'importance de cette découverte.

22 sep 2006
03m 11s
Fiche (00619)

C'est au Paléolithique supérieur qu'apparaît Homo sapiens, l'homme moderne appelé également homme de Cro-Magnon. La phase ancienne de la période (entre -40 000 et -16 000) se subdivise en plusieurs cultures marquées par des changements techniques et des innovations. En Picardie, nous avons ainsi quelques occupations aurignaciennes ou gravettiennes. Désertée lors du second maximum de froid du Weichsélien (entre -24 000 et -15 000), la région voit ensuite réapparaître, en même temps que des conditions climatiques plus clémentes et une une extension de la végétation arbustive, quelques occupations sporadiques de chasseurs magdaléniens, comme à Verberie.

 Un important site archéologique à Verberie dans l'Oise

Un important site archéologique à Verberie dans l'Oise

Reportage à Verberie dans l'Oise ont été mis à jour des vestiges de l'aire magdalénienne. D'autre part une maison en bois proto historique a été découverte par Roger Agache grâce à la technique de l'archéologie aérienne. Celui-ci donne les détails de cette découverte. Jean-Claude Blanchet président du centre archéologique de l'Oise a pris en charge la fouille qui a révélé un habitat de l'époque gauloise. On a retrouvé des trous de poteaux qui tenaient la cabane et à côté des fosses à détritus. Françoise Audouze a découvert sur le site du Buisson-Campin, les vestiges d'un campement de chasseurs magdaléniens après une chasse aux rennes. Un amas d'os a été trouvé fruit du dépeçage des animaux avec des outils en silex.

11 sep 1976
06m 30s
Fiche (00602)

Le Mésolithique (- 9 200 à – 5 100) est l'époque des derniers chasseurs-cueilleurs qui vivent essentiellement de chasse, pêche et cueillette. Le développement de la forêt contribue à modifier les techniques de chasse avec l'utilisation de l'arc, particulièrement adapté pour atteindre des cibles isolées au milieu des bois. L'industrie lithique se caractérise par des microlithes, armatures de flèche de petite taille et parfois de forme géométrique. Les sépultures les plus anciennes fouillées en Picardie sont datées de cette période.

La révolution néolithique (-6000 à -2100)

Entre le XIIe et le VIIe millénaire, des innovations fondamentales apparaissent au Proche-Orient : l'agriculture, la domestication des animaux et la céramique. Via l'Europe centrale et l'est de la France, les premiers colons néolithiques, appartenant à la culture du Rubané , arrivent en Picardie vers -5100. La sédentarisation progressive des populations est une des conséquences majeures de ce nouveau mode de vie. Avec près d'une centaine de maisons fouillées en Picardie, le Rubané [1] est la période dont on connaît le mieux l'habitat. Le site de Cuiry les Chaudardes, qui s'insère dans un maillage de villages contemporains de la vallée de l'Aisne, est exceptionnel pour l'ensemble du bassin parisien. Les populations installent leurs villages sur des terrains fertiles, cultivent des céréales à grains vêtus (blés engrains et amidonniers) et des légumineuses (pois, lentilles). Si la chasse continue d'être pratiquée, le boeuf, suivi par le mouton et le porc, se substituent au gibier dans l'alimentation.

[1] Ce nom provient des motifs en ruban appliqués sur la céramique.

 Chercheurs et archéologues fouillent le site archéologique de Cuiry-lès-Chaudardes

Chercheurs et archéologues fouillent le site archéologique de Cuiry-lès-Chaudardes

C'est lors de repérages aériens qu'a été repéré le site de Cuiry-lès-Chaudardes. Michel Boureux, attaché à l'archéologie au comité du tourisme de l'Aisne donne des précisions sur ces repérages et sur les fouilles. C'est le premier village néolithique d'agriculteurs sédentaires venant d'Europe centrale repéré dans la partie nord de la France. On retrouve les traces des poteaux de soutènement de maisons en torchis et des fosses remplies de détritus de poteries, d'outils...

09 sep 1976
05m 23s
Fiche (00601)

Dans le deuxième partie du Néolithique ancien, au début du Ve millénaire, la culture de « Villeneuve-Saint-Germain » est représentée à Trosly-Breuil.La sépulture qui y a été mise au jour est l'une des plus anciennes découvertes dans le département de l'Oise. De nouvelles sources d'approvisionnement en silex et l'utilisation de bracelets en schiste marquent une différence avec les populations de la période précédente.

 Trosly-Breuil : les fouilles archéologiques à la recherche du néolithique

Trosly-Breuil : les fouilles archéologiques à la recherche du néolithique

Le centre d'archéologie du Val d'Oise, fouille avec des bénévoles le site de Trosly-Breuil entre Compiègne et Soissons. Des populations du Néolithique venant du Danube se sont installées sur les rives de l'Oise. Marianne Diebeveen, archéologue montre les différents objets découverts sur le site : céramiques, lames, éclats de pierres, ossements et bracelets en schiste des Ardennes qui témoignent des échanges à cette époque. Frédéric, 15 ans, bénévole, dit son intérêt pour cette activité.

06 juil 1984
02m 23s
Fiche (00605)

Le Néolithique moyen s'étend de -4700 à -3600 environ. Différentes cultures se sont succédé au cours de cette longue période. La culture de Cerny (-4700 à -4400 environ), qui couvre le sud-est du Bassin parisien a été mise en évidence à Beaurieux.

 Découverte de tombes néolithiques : la flèche mystérieuse

Découverte de tombes néolithiques : la flèche mystérieuse

Une découverte archéologique majeure qui a été faite à Beaurieux, entre Soissons et Reims. Un monument funéraire datant de 6000 ans, période du Néolithique, a été mis à jour. Les chercheurs explorent depuis ce trésor. Témoignage de Bruno Robert, ingénieur Inrap qui a découvert le monument funéraire. Laurence Manolakakis, chercheur CNRS qui étudie les objets à la Maison de l'archéologie à Nanterre, explique que des tombes de cette période Michelsberg sont rares. Jérôme Dubouloz, chercheur CNRS, spécialiste du Néolithique moyen souligne l'intérêt de cette découverte pour comprendre la société néolithique.

06 oct 2005
02m 18s
Fiche (00618)

Vers -4400, des groupes régionaux se répartissent en limité des départements de l'Oise et de l'Aisne, les « Michelsberg », à l'est et les « chasséens »à l'ouest. Les premiers, également présents à Beaurieux sont issus du bassin du Rhin via l'est de la France, les seconds, que l'on rencontre à Catenoy sont issus d'influence méridionale via le Bassin parisien. Les principales innovations sont la culture des céréales à grains nus (blé et orge) plus facilement panifiables. La hache polie utilisée comme outil d'abattage privilégié est à mettre en liaison avec l'édification d'enceintes palissadées nécessitant des quantités importantes de troncs d'arbre. Plus d'une vingtaine de sites de hauteur fortifiés comme celles de Catenoy ont été fouillés. Témoins de la hiérarchisation de l'occupation du territoire, ils avaient probablement un rôle de contrôle économique et de rassemblements communautaires. Les deux sépultures mises au jour dans le monument funéraire de Beaurieux met en évidence divers rituels funéraires.

 Catenoy : fouilles archéologiques dans l'oppidum

Catenoy : fouilles archéologiques dans l'oppidum

Le centre archéologique du Val d'Oise s'est installé à Catenoy dans l'Oise pour fouiller une région riche en fortifications préhistoriques (des oppida). Il a repris les fouilles de l'oppidum de Catenoy vieux de 5000 ans. Jean Claude Blanchet, archéologue, explique que le site avait été fouillé au XIXe siècle, mais beaucoup de choses étaient alors méconnues. Les techniques actuelles permettent de mieux comprendre la structure du site composé d'un rempart avec des systèmes de défenses perfectionnées à l'aide de pieux. On a retrouvé trace aussi d'un début d'agriculture puis dans les couches supérieures des traces de l'âge du bronze avec des pièces forgées.

30 aoû 1984
03m 22s
Fiche (00606)

La fin du Néolithique voit l'apparition des sépultures collectives ou allées couvertes, utilisées sur de longues périodes.

Les Ages des métaux

Durant l'âge du Bronze (de -2200 à -800) puis l'âge du Fer (de -800 à -52) [2], les innovations technologiques liées à la maîtrise et à la diffusion des métallurgies du bronze puis du fer entraînent des évolutions qui touchent tous les aspects de la société. Le passage de l'Age du Bronze au premier Age du Fer ne se manifeste pas par des coupures brutales. A partir de La Tène moyenne, soit vers -300/-250, de nouvelles évolutions touchent la région. Elles peuvent être portés au crédit de nouveaux arrivants qui auraient quitté leurs terres (partie nord de l'Allemagne ?), franchi le Rhin et emprunté la moyenne vallée de la Seine avant d'occuper le quart nord-ouest de la Gaule qui constituera la Gaule belgique. Si l'on retient l'hypothèse développée par J.-L. Brunaux, la découverte du « charnier » de Ribemont-sur-Ancre, indiquerait que cette « colonisation » ne s'est pas produite sans heurts. A l'issue d'un combat victorieux contre les populations locales, ces nouveaux arrivants auraient édifié un sanctuaire marquant leur volonté de s'approprier ce territoire.

[2] L'âge du fer est subdivisé en deux périodes : la période de Hallstatt (-800 à -460) et celle de La Tène (-460 à -52) qui s'applique à la période gauloise.

 Découverte d'ossements humains à Ribemont-sur-Ancre

Découverte d'ossements humains à Ribemont-sur-Ancre

Reportage au sanctuaire gallo-romain de Ribemont-sur-Ancre où des ossements humains viennent d'être découverts. Il sont empilés et sur le pourtour enchevêtrés d'armes. Jean-Louis Cadoux du centre de recherches archéologiques de Picardie, constate que les crânes manquent, ce qui laisse supposer que ce sont des ossements de vaincus à la guerre. Ce dépôt est unique en France et correspond à un rituel qui reste à décrypter.

02 sep 1982
03m 37s
Fiche (00603)

Ce sont les descendants de ces immigrants qui vont constituer les peuples occupant la Picardie actuelle : les Bellovaques (Oise), les Ambiens (ouest de la Somme), les Viromanduens (est de la Somme et nord de l'Aisne) et les Suessions (sud de l'Aisne). Des fermes ont été découvertes par centaines par R. Agache et nombreuses sont celles qui ont été fouillées comme à Chevrières et Verberie.

 Chevrières : découverte d'un soc de charrue gaulois

Chevrières : découverte d'un soc de charrue gaulois

Un habitat rural de -300 ans avant JC a été découvert par le Centre Archéologique de la Vallée de l'Oise dans les sablières de Chevrières. Sur ce site gaulois on a découvert des flèches et des silex datant de -4000 avant JC, des fibules, des tasses, datant de l'âge du bronze, etc qui sont rassemblés au château de Verberie. Grâce au sol argileux, on a découvert une pièce unique, un soc d'arrère de - 2000 ans. Marc Talon, archéologue, explique l'intérêt de cette découverte.

13 jan 1988
02m 10s
Fiche (00609)

Elles sont désormais protégées par des fossés traduisant une nouvelle forme d'architecture à vocation plus ou moins ostentatoire voulue par les élites terriennes. Au milieu du second âge du Fer, la pratique de l'incinération se généralise. La fouille des nécropoles témoigne de la variété des statuts sociaux, le traitement des défunts étant souvent à l'image de leur place au sein du monde des vivants. Les chambres funéraires dont les parois sont souvent coffrées, peuvent atteindre 2,50 m de côté. Pour les plus monumentales, elles sont surmontées de constructions en bois. Les plus riches, à l'image de celle d'Eterpigny, se distinguent par la qualité des dépôts accompagnant les restes osseux.

 Découverte d'une tombe gauloise sur un chantier archéologique à Péronne

Découverte d'une tombe gauloise sur un chantier archéologique à Péronne

Reportage sur les fouilles archéologiques qui sont menées autour de Péronne dans le cadre du projet du canal Seine-Nord. Une tombe gauloise, datant des années 50 av. JC, qui aurait appartenu à un haut personnage de l'aristocratie locale des Viromanduens, a été mise à jour. Didier Lamotte (Responsable INRAP de l'opération) et Gilles Prilaux (responsable scientifique INRAP du projet Canal Seine Nord) expliquent l'importance de cette découverte.

08 aoû 2011
02m 26s
Fiche (00624)

L'empreinte de Rome

La conquête de la Gaule par César, qui s'achève en 52 av. n.è, a également touché la Picardie. Le caractère militaire de l'occupation de l'oppidum de La Chausse-trappe peut être rattaché soit à ces événements soit aux soubresauts et révolte qui continuèrent d'agiter la région jusque sous Auguste. Une fois pacifiés et soumis, les peuples de la région sont intégrés dans l'Empire romain, au sein de civitates . C'est dans leurs capitales, à l'image de Samarobriva /Amiens, Caesaromagus /Beauvais ou Augusta /Soissons, que s'organisent désormais la vie politique, sociale, religieuse et économique d'une population constituée majoritairement d'artisans et de commerçants.

 La Chaussée Tirancourt : découvertes archéologiques au Camp César

La Chaussée Tirancourt : découvertes archéologiques au Camp César

Les fouilles du site archéologique de la Chaussée-Tirancourt se sont poursuivies autour d'un rempart gaulois, en fait un lieu habité par les Belges au 1er siècle avant notre ère. 90 mètres d'une coupe sont mis à jour avec plusieurs découvertes qui sont détaillées par Alain Duval, conservateur du musée d'archéologie de Saint-Germain-en-Lay.

27 aoû 1985
01m 59s
Fiche (00607)
 Fouilles archéologiques sous l'ancien garage Citroën : Amiens ville gallo-romaine

Fouilles archéologiques sous l'ancien garage Citroën : Amiens ville gallo-romaine

Reportage sur les premiers jours de fouilles sur l'ancien site du garage Citroën à Amiens. Six mois de chantier sont prévus pour relever les vestiges gallo-romains du 1er au 3e siècle après J C. Pour Didier Bayard, ingénieur du service régional d'archéologie, cela confirme la présence à cette époque d'une ville très peuplée, d' au moins 20 000 habitants. Eric Binet, responsable des fouilles, pense que l'on est dans un secteur artisanal.

17 fév 2000
01m 49s
Fiche (00614)
 Découverte d'un mur et d'habitats gallo-romains à Beauvais

Découverte d'un mur et d'habitats gallo-romains à Beauvais

A Beauvais, des fouilles dans le cadre de l'archéologie préventive, ont permis de découvrir un rempart gallo-romain du IVe siècle ainsi que d'autres traces d'occupation. Patrice Bertin, chef du service archéologie du département, montre les traces d'un plancher d'un habitat qui a brûlé au IIIe siècle. Ce sont de jeunes archéologues, dont c'est le premier chantier, qui fouillent sous le palais épiscopal. Pour son premier contrat, Cyril Meunier dit sa satisfaction de travailler sur un site aussi riche.

31 mar 2010
02m
Fiche (00622)

La prospérité de la cité s'exprime dans l'architecture, que ce soit celle des monuments urbains (forum, édifices de spectacles, thermes) ou les maisons urbaines les plus riches. Ces dernières, en grande partie édifiées à l'aide de charpentes en bois et de murs en torchis élevés sur des solins en pierre, adoptent les techniques de construction romaine (utilisation de la pierre et des tuiles), sont dotées d'hypocaustes (chauffage par le sol) et s'ornent de mosaïques, de placages en marbres ou de peintures murales. L'une des plus célèbres et celle de la rue Deviolaine à Soissons. Les enduits peints, trouvés effondrés au pied des murs qu'ils décoraient ou a proximité, témoignent du cadre de vie très coloré de ces habitations.

 Découverte d'un site archéologique au lycée G de Nerval à Soissons

Découverte d'un site archéologique au lycée G de Nerval à Soissons

En 1982 commencent les premiers sondages sur le site du château d'Albâtre à Soissons, à côté du lycée Gérard de Nerval. On découvre un site archéologique exceptionnel : des habitations du 1er siècle de notre ère, un gymnase, et surtout, ont été mises à jour des peintures murales. Denis Defente, archéologue, conservateur du musée de Soissons, explique la grande richesse de ce site : il est possible de reconstituer le décor pariétal sur 200 ans.

20 avr 1990
02m 10s
Fiche (00611)

Des dizaines de sanctuaires structurent les campagnes picardes. Les plus importants, intégrés au sein d'agglomérations plus ou moins vastes, sont dotés d'un important équipement monumental. A Ribemont-sur-Ancre, le temple, le théâtre et les thermes sont alignés au cœur d'un vaste espace central, encadré par d'autres bâtiments.

 Fouilles archéologiques à Ribemont-sur-Ancre

Fouilles archéologiques à Ribemont-sur-Ancre

C'est Roger Agache qui, grâce à la photographie aérienne, a découvert le site archéologique de Ribemont-sur-Ancre, un des sanctuaires romain les plus importants du nord de la France. Reportage sur les fouilles dirigées par Jean Louis Cadoux . Celui-ci explique les différentes techniques utilisées. A la fin de la campagne, les fouilles sont rebouchées de façon à laisser aux archéologues du futur de mener de nouvelles analyses. Ce sont une trentaine d'étudiants bénévoles qui travaillent sur ce site.

27 juil 1973
03m 03s
Fiche (00600)

A Champlieu, le sanctuaire s'organise autour d'une esplanade identifiée à un forum. D'un côté, se trouvent un théâtre et des thermes, de l'autre un grand temple qui dominent les autres édifices administratifs, politiques et commerciaux.

 Le temple de Champlieu

Le temple de Champlieu

Au sud de la forêt de Compiègne, visite du site gallo-romain de Champlieu. Au IIe siècle, ont été édifiés un théâtre, un temple et des termes. Une bonne partie des 130 blocs de pierre mis au jour par Viollet-le-Duc se trouve au musée Vivenel de Compiègne. Eric Banchegorge, son conservateur explique qu'on est en présence de colonnes typiquement romaines. Georges-Pierre Woimant, archéologue départemental de l'Oise, présente les découvertes faites sur des fouilles complémentaires qui ont révélées un autre bâtiment. Dans les termes, subsiste une vasque. Le site est encore fouillé par des campagnes annuelles : il y aurait une ville complète à découvrir. Le théâtre antique pouvait contenir 4000 personnes.

24 oct 2002
05m 25s
Fiche (00617)

Quant aux villae, qui se comptent par milliers, elles témoignent de l'intense mise en valeur du territoire. Bon nombre d'entre elles succèdent à des fermes gauloises. Elles se caractérisent par un plan rectangulaire ou trapézoïdal, particulièrement stéréotypé. La pars urbana ou partie résidentielle est dominée par l'habitation principale, localisée au centre de l'un des petits côtés. Elle est prolongée par la pars rustica, autour de laquelle sont répartis les bâtiments d'exploitation. A l'image de la villa d'Athies la résidence est souvent monumentale. Édifiées en partie en dur, en partie en torchis, elles atteignent couramment une superficie de plusieurs centaines de m².

 Une villa gallo romaine à Athies

Une villa gallo romaine à Athies

Roger Agache, spécialiste du repérage des sites archéologiques par voie aérienne, nous emmène sur le site d'une villa gallo romaine repérée à Athies dans la Somme. Un sous-sol a particulièrement été restauré, son décor est remarquable. Au centre de la pièce il y a un bloc de pierre qui prouve une activité industrielle. Sur maquette, Roger Agache nous montre l'organisation de cette villa.

20 avr 1977
04m 05s
Fiche (00627)

Les innombrables monnaies, retrouvées isolées ou dans des dépôts comme à Rue témoignent de la vitalité de l'économie et des échanges commerciaux. Matériaux de construction, vin, huile d'olive, garum, céramiques,etc. proviennent de toutes les régions de l'Empire romain.

 Découverte de sept mille pièces romaines du IIIe siècle à Rue

Découverte de sept mille pièces romaines du IIIe siècle à Rue

Un trésor archéologique composé de 7000 pièces de monnaies datant du IIIe siècle a été découvert dans une cruche sur un chantier de construction à Rue dans la Somme. Cette découverte exceptionnelle est analysée par Tahar Ben Redjeb et rejoindra le musée d'Abbeville.

22 mar 1989
01m 46s
Fiche (00610)

A partir du IIIe siècle, en raison des incursions germaniques, les capitales de cités se protègent dans des remparts, des villas sont abandonnées, de nouvelles formes d'habitat rural apparaissent alors que d'autres sont réaménagées avec luxe. Au début du Ve siècle, les campagnes sont pratiquement désertées.

Le temps des Mérovingiens

En 486, Clovis défait près de Soissons le dernier représentant du pouvoir romain. La civilisation mérovingienne est essentiellement connue, en Picardie, grâce aux quelques 600 nécropoles qui sont identifiées et ont fait l'objet de fouilles plus ou moins importantes. Les tombes sont organisées en rangées régulières, orientées est-ouest. Les individus sont inhumés sur le dos, en pleine terre, dans un coffrage ou cercueil en bois ou dans un sarcophage. La tombe est toujours considérée comme une image représentative de la place tenue par le défunt dans la société. Les dépôts funéraires comprennent un mobilier caractéristique (céramiques, verreries, habillement, parures, armes...). Dès le VIIe siècle, le mobilier devient plus rare et, avec l'essor de la christianisation, disparaît autour du milieu du VIIIe siècle. Quant à l'habitat, il se concentre dans les vallées sous forme de hameaux comprenant plusieurs unités agricoles. Le site de Goudelancourt a le privilège d'associer nécropole et habitat. Le site de Juvincourt-et-Damary est bien représentatif d'un habitat mérovingien. Il regroupait une dizaine de grandes constructions édifiées sur une armature de poteaux plantés dans le sol et des structures semi-enterrées qui, pour certaines, pouvaient abriter des ateliers de tissage.

 Un village mérovigien reconstitué au musée des Temps Barbares de Marle

Un village mérovigien reconstitué au musée des Temps Barbares de Marle

A Marle dans l'Aisne à côté du musée des Temps Barbares, des archéologues reconstituent un village mérovingien, torchis et toits en chaumes. Alain Nice archéologue souhaite présenter dans un but pédagogique, des variantes de reconstitutions. Ce Yves Daudigny, maire de Marle, souhaite que ce village pédagogique soit aussi un outil de promotion de la commune.

09 juin 1992
02m 07s
Fiche (00612)

L'archéologie met à contribution une foule de sciences annexes pour restituer la réalité de la vie quotidienne de nos ancêtres.

L'archéologie, une science pluridisciplinaire

L'archéologie met à contribution une foule de sciences annexes pour restituer la réalité de la vie quotidienne de nos ancêtres.

L'archéologie fait appel à une panoplie de méthodes venant des sciences naturelles et sciences de la Terre notamment dans le domaine des datations (C14, dendrochronologie, thermoluminescence, céramologie, numismatique,...), de la détermination des espèces (palynologie, carpologie, xylologie-anthracologie, archéozoologie,...), etc... Les reportages sur les laboratoires du CRAVO, du Centre Archéologique Départemental de Ribemont-sur-Ancre et de Conservare nous renseignent sur les disciplines mises en oeuvre.

 La dendrochronologie date la charpente de la cathédrale d'Amiens

La dendrochronologie date la charpente de la cathédrale d'Amiens

Reportage sur la dendrochronologie, une technique de datation de l'archéologie, a été utilisée pour évaluer la date de la charpente de la toiture et du chœur de la cathédrale d'Amiens. Patrick Hoffsummer, du laboratoire de dendrochronologie de l' université de Liège, explique que cette technique qui utilise et date les cernes de croissance des arbres, a permis de lever un doute sur la date d'origine de la toiture de la cathédrale d'Amiens après l'incendie de la flèche en 1527.

11 juin 1993
02m 28s
Fiche (00613)
 L'archéozoologie au CRAVO

L'archéozoologie au CRAVO

Découverte du Centre de Recherche et d'Archéologie (CRAVO) de la Vallée de l'Oise à Compiègne. Les chercheurs pratiquent l'archéozoologie. Ils retracent les mode de vie du passé analysant traces d'animaux, plantes ou graines recueillis au cours des chantiers de fouilles. Sébastien Lepetz (CNRS) qui étudie les restes animaux, explique que cette technique permet de comprendre les évolutions techniques ou encore les processus rituels. Benoît Clavel est lui un des deux spécialiste français de l'étude des restes de poissons, ses travaux contribuent à l'histoire de la pêche en Picardie. Véronique Matterne (INRAP) utilise la carpologie qui étudie les graines anciennes pour connaître les premières cultures à l'époque romaine.

12 mai 2003
04m 27s
Fiche (00625)

Après les campagnes de fouille, les archéologues doivent se consacrer à l'analyse scientifique du mobilier retrouvé, d'où l'importance d'assurer la bonne conservation et, si nécessaire, la restauration de celui-ci. Les conditions de conservation du patrimoine archéologique sur le long terme se doivent d'être convenables. C'est le rôle, par exemple, du centre archéologique départemental de Ribemont. Les céramiques sont souvent réduites à l'état de fragments sans connexion les uns aux autres, les objets métalliques fortement oxydés, d'où la nécessité de les consolider et de les restaurer afin d'en faire l'analyse scientifiquement et de les valoriser auprès du grand public si nécessaire. Tel était l'objectif de Conservare.

 Le Centre archéologique départemental de Ribemont-sur-Ancre

Le Centre archéologique départemental de Ribemont-sur-Ancre

Reportage au centre départemental de Recherche de Ribemont-sur-Ancre, où étudiants et chercheurs travaillent sur les chantiers de les fouilles mais aussi à l'exploitation du matériel celtique et gallo-romain retrouvé sur place. Gérard Fercoq du Leslay évoque le traitement des ossements humains de 500 guerriers découverts dans un "trophée" monumental destiné à accueillir leurs dépouilles. Parallèlement le laboratoire du centre travaille sur la restauration des armes. Jean Louis Bruno du CNRS montre un exemple de fer de lance gauloise.

28 fév 2001
03m 37s
Fiche (00616)
 Présentation du Conservare de Compiègne, un institut conservant les mobiliers issus de fouilles

Présentation du Conservare de Compiègne, un institut conservant les mobiliers issus de fouilles

Reportage sur le Conservare de Compiègne un des six instituts français qui restaurent et conservent le mobilier issus des fouilles préventives du nord de la France en particulier sur les lignes du TGV ou les tracés d'autoroutes. Florence Bertin, directrice du Conservare, Jeanne Echinard, restauratrice, expliquent les méthodes de restauration des objets. Pour Jean-Paul Demoule, président de l'Institut national de recherches archéologiques préventives, ce travail permet de connaître l'évolution des civilisations qui les ont produits et nous interroge sur notre propre devenir.

24 avr 2007
02m 27s
Fiche (00620)

Archéologie : un espace de médiation

De toutes les disciplines des sciences humaines, l'archéologie est probablement celle qui fascine le plus le grand public. La valorisation des sites archéologiques comme ceux de Champlieu (ou d'Athies pose des problèmes de conservation mais aussi de médiation. Les musées archéologiques présente certes des collections d'objets, mais ils sont en dehors de leur contexte. Les expositions ont une durée de vie limitée. Les documentaires et autres docufictions sont trop souvent sujet à caution. Restent les « parcs archéologiques », équipements qui associent plusieurs modes de présentation (reconstitutions, animations et ateliers) comme à Saint-Acheul et Samara et parfois un musée plus classique, comme à Marle.

 Le jardin archéologique Saint Acheul

Le jardin archéologique Saint Acheul

Découverte du Jardin archéologique de Saint-Acheul à Amiens en compagnie d'Alexandre Vitel, responsable du site archéologique et d'Yves Flament, guide conférencier. C'est sur ce site qu'à été découvert un gisement préhistorique au milieu du XIXe siècle qui a donné son nom à une période du Paléolithique.

07 juin 2000
03m 03s
Fiche (00615)
 Reconstitution de maisons néolithiques sur le site de Samara

Reconstitution de maisons néolithiques sur le site de Samara

Le parc archéologique de Samara installé sur le site archéologique de la Chaussée-Tirancourt, sort de terre. On reconstitue des maisons de l'age du fer à partir des techniques de fabrication de l'époque. L'archéologue Gérard Fercoq détaille les caractéristiques de ces maisons. On n'a que des indications rudimentaires dans les fouilles, d'où l'intérêt de la reconstitution qui permet de conforter des hypothèses.

14 oct 1986
03m 31s
Fiche (00608)
 Le parc de Samara

Le parc de Samara

Le plus grand site archéologique du nord de la France est situé à au parc de Samara à La Chaussée-Tirancourt. Découverte lors d'une visite de scolaires : après un passage au musée, les enfants découvrent les ateliers de reconstitution des techniques préhistoriques. La taille du silex, la poterie, avec ses gestes identiques depuis le Néolithique, le feu, le tressage de l'osier. Les enfants sont particulièrement intéressés par ce côté pratique de la préhistoire. L'occasion aussi de découvrir un nouveau mode de direction pour le parc.

23 mai 2007
04m 36s
Fiche (00621)

L'archéologie expérimentale est d'autant plus indispensable que les traces qui nous parviennent sont parfois si tenues qu'elles restent incompréhensibles pour le non initié. Même si très fiables sur le plan scientifique, car basées sur les données archéologiques, ces restitutions restent du domaine de l'hypothèse puisque les archéologues retrouvent peu de vestiges de ces époques lointaines.

En Picardie, "Les Ambiani" qui popularisent "l'Archéologie vivante" depuis 1996 en évoquant la période de la Guerre des Gaules participent à la sensibilisation du grand public à l'archéologie. Ils proposent des animations dans les écoles, notamment en Picardie, et à travers l'Europe, dans les archéosites, les musées et des sites archéologiques prestigieux. leur dernière réalisation a consisté à reproduire un chaland romain.

 Construction d'un chaland romain par l'association les Ambiani

Construction d'un chaland romain par l'association les Ambiani

Les Ambiani (du nom du peuple qui habitait Samarobriva - Amiens à l'époque des gallo-romains), est une association spécialisée dans les reconstitutions historiques et scientifiques très précises. Elle a lancé un projet d'envergure : la reconstitution avec les techniques de l'époque d'un chaland gallo-romain à partir des plans d'un chaland retrouvé à Fontaine-sur-Somme. Un chantier d'insertion a été créé. Comme l'explique Stéphane Gaudefroy, président des Ambiani, c'est l'occasion de comprendre comment ces navires étaient construits, tandis-que Michel Philippe, historien, s'intéresse, lui, au rôle de la Somme dans les échanges entre la Gaule et l'Angleterre.

29 nov 2010
02m 19s
Fiche (00623)

Bibliographie

Roger Agache, La Somme pré-romaine et romaine d'après les prospections aériennes à basse altitude, (M.S.A. Picardie, 24), 1978, 513 p, 273 pl., 40 fig.

Roger Agache, Bruno Bréart. Atlas d'archéologie aérienne de la Picardie, 1, Le bassin de la Somme à l'époque protohistorique et romaine, Amiens, Société des Antiquaires de Picardie, 1975, 164 p. et album de cartes.

Tahar Ben Redjeb. Carte archéologique de la Gaule. La Somme 80/2 . Paris : Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2012.

J.-C. Blanchet, B. Bréart, C. Pommepuy, D. Bayard, T. Ben Redjeb. "Picardie", dans Gallia Informations, 1989, 1, p. 223-225

Bruno Bréart. Trosly-Breuil : Sur les traces des premiers agriculteurs, Ed. Ass. Promotion du Patrimoine Archeologique, Amiens, 1990, 24 p.

J.-L.Brunaux, M.Amandry, H. Duday, G. Fercoq Du Leslay, J. Leckebusch, C. Marchand, P. Méniel, B. Petit, B. Rogéré. "Ribemont-sur-Ancre (Somme) : Bilan préliminaire, nouvelles hypothèses", dans Gallia 56, 1999, Paris, 2000

Jean-Louis Brunaux. Les temples du sanctuaire gallo-romain de Ribemont-sur-Ancre, Ed. Commios, 2009, 319 p

Jean-Marc Fémolant, François Malrain. Les établissements ruraux du second Âge du Fer et leur romanisation dans le département de l'Oise, dans Revue archéologique de Picardie. numéro spécial 11, 1996, p. 45-49

Denis Defente. Représentations figurées de quelques sites en Picardie, dans Revue archéologique de Picardie, 1-2, 1990, p. 58-71

Sebastien Lepetz. L'animal dans la société gallo-romaine de la France du Nord . Revue Archéologique de Picardie, n° spécial 12, 1996. 174 p.

Véronique Matterne. Agriculture et alimentation végétale durant l'âge du Fer et l'époque gallo-romaine en France septentrionale, Archéologie des Plantes et des Animaux, I, Montagnac, 2001, 310 p.

Patrice Méniel. Les sacrifices d'animaux chez les Gaulois . Ed. Errance, Paris, 147 p.

Blaise Pichon. Carte archéologique de la Gaule. L'Aisne 02 .Paris : Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2002

Georges-Pierre Woimant. Carte archéologique de la Gaule. L'Oise * . 60* . Paris : Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1995