Les parcs naturels régionaux du Luberon et du Queyras

16 mars 1977
01m 29s
Réf. 00012

Notice

Résumé :

Présentation rapide de deux parcs naturels régionaux : celui du Luberon s'étendant entre le Vaucluse et les Alpes-de-Haute Provence et celui du Queyras dans les Hautes-Alpes, bordant la frontière italienne, où se situent les communes les plus hautes d'Europe.

Date de diffusion :
16 mars 1977

Éclairage

En dépit d'un commentaire qui ne se démarque guère d'une présentation " administrative " de ces créations, le reportage a pour intérêt d'illustrer l'expansion de la protection de certains territoires dans le cadre des parcs naturels régionaux. Après la Camargue (1970), et avant le Verdon (1997) et les Alpilles (2007), deux ensembles provençaux très particuliers sont ainsi labellisés le même jour le 31 janvier 1977. Le Queyras est une haute vallée alpine, celle du Guil, longtemps enclavée, frappée par l'exode rural, peu peuplée (2 300 habitants) où il s'agit de maintenir une activité humaine, à la fois traditionnelle (l'élevage et l'agriculture) et nouvelle (un tourisme d'été et d'hiver respectueux des lieux). L'un des promoteurs du parc était Philippe Lamour, alors maire de Ceillac, l'un des pères de l'aménagement du territoire, qui avait été l'un des initiateurs du canal du Bas-Rhône-Languedoc. Même si la fréquentation touristique de Saint-Véran, le village le plus haut d'Europe et l'un des plus caractéristiques avec ses maisons dont la partie haute est en mélèzes (les fustes), pose quelques problèmes, l'équilibre a pu être préservé et le parc a pu soutenir le développement d'un tourisme " vert ".

Le parc du Lubéron est beaucoup plus vaste et beaucoup plus peuplé puisqu'il s'étend sur 65 km, de Cavaillon à Manosque, englobant le Grand et le Petit Lubéron ainsi que le Pays d'Aigues. Il doit donc relever d'autres défis d'autant que sa superficie s'est étendue. Créé avec 39 communes, il en compte aujourd'hui 71, les deux tiers dans le Vaucluse, les autres dans les Alpes-de-Haute-Provence. Sa zone centrale, protégée, est une sorte de poumon vert qui est entré dans le réseau mondial des réserves de biosphère en 1997, tandis que, peu après, en 2003, le Petit Lubéron (à l'est du massif) était classé Natura 2000. Les deux zones qui l'entourent dont la vocation est rurale et agricole doivent concilier la préservation des paysages et le soutien aux activités agricoles et touristiques dont la population locale doit profiter, alors que la pression immobilière venant du pays d'Aix, de la vallée de la Durance ou de la demande extérieure à la région ne cesse de s'accroître.

Jean-Marie Guillon

Transcription

Présentateur
Le parc naturel du Luberon concerne le massif montagneux du Vaucluse et des Alpes de Haute Provence. Il s'étend du sillon du Calavon et du Largue au nord à la Durance au sud, soit sur une superficie de 120 000 hectares. Trois vocations pour ce parc, protéger et développer le potentiel agricole du territoire, gérer raisonnablement le patrimoine naturel en conservant les témoignages d'une vie rurale millénaire, et puis enfin, accueillir les activités d'initiation aux sciences de la nature et faire participer les habitants aux décisions relatives à l'aménagement et à l'animation de leur région. Le parc naturel du Queyras englobe pour sa part le massif montagneux du même nom, situé dans le département des Hautes Alpes, le long de la frontière italienne. Dans un périmètre de 60000 hectares se trouvent les communes les plus hautes d'Europe, celle de Saint-Véran étant située à plus de 2000 mètres. L'objet du parc est d'associer la rénovation économique et sociale du Queyras à la sauvegarde et à la mise en valeur du milieu naturel et humain. Il faut rappeler en conclusion que dès cette année le conseil régional Provence- Alpes-Côte d'Azur a voté des crédits pour l'équipement et le fonctionnement des trois parcs naturels régionaux, Luberon, Queyras et Camargue. Ces crédits s'ajoutent au concours financier du Ministère de la qualité de la vie qui s'élèvent en 77 à 2 350 000 Francs pour les trois parcs.