Un nouveau centre de recherche, le CEREGE, à l'Arbois

03 février 1995
01m 59s
Réf. 00515

Notice

Résumé :

Inauguration en 1995 des locaux du CEREGE, laboratoire scientifique installé sur le plateau de l'Arbois, à mi-chemin entre Aix et Marseille, dans les locaux réaménagés de l'ancien sanatorium du Petit Arbois. Entretien avec Daniel Nahon, directeur du laboratoire, professeur à l'Université Aix-Marseille III.

Date de diffusion :
03 février 1995
Source :
Personnalité(s) :

Éclairage

Le CEREGE (Centre Européen de Recherche et d'Enseignement des Géosciences de l'Environnement) s'installe en 1995 dans les locaux rénovés de l'ancien sanatorium du Petit Arbois. Formé d'enseignants et de chercheurs de l'Université d'Aix-Marseille III venus du site de Saint-Jérôme à Marseille, le CEREGE est rapidement devenu une référence pour la recherche fondamentale et appliquée dans les domaines des Sciences de la Terre et de l'Environnement. Comme l'indique dans le reportage, son premier directeur, le Professeur Daniel Nahon, le CEREGE est à la fois un lieu de recherche et d'enseignement, puisqu'il forme des doctorants et rassemble des chercheurs de différentes disciplines (géologues, géophysiciens, géochimistes, climatologues etc). Il s'agit donc d'une nouvelle implantation universitaire dans l'aire marseillaise.

Le CEREGE est le principal établissement de recherche installé sur ce qui va devenir l'Europôle Méditerranéen de l'Arbois. Un syndicat mixte, qui rassemble aujourd'hui le Conseil Général des Bouches-du-Rhône, la Région, la communauté d'agglomération du Pays d'Aix et la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, a été chargé de l'aménagement de ce qui devait devenir un nouveau technopôle de l'aire métropolitaine marseillaise voué aux sciences et technologies de l'environnement, malgré les craintes qui s'exprimaient à l'époque de concurrence avec le technopôle de Marseille-Nord (Château-Gombert et Saint-Jérôme).

C'est plus précisément le domaine du Petit Arbois, propriété du Conseil Général, qui fait l'objet des premiers investissements, objets du reportage. L'ancien sanatorium, oeuvre de l'architecte marseillais Gaston Castel dans les années 1930, longtemps à l'abandon après sa fermeture, a été récupéré par le Département, entièrement rénové et adapté à ses nouvelles fonctions de recherche et d'enseignement.

Le Petit Arbois est aujourd'hui le coeur d'un ensemble plus large qui regroupe également des bureaux d'études, entreprises et associations spécialisées dans le domaine de l'Environnement, au sein d'un vaste espace naturel de 4 500 ha situé dans le triangle Aix-Marseille-Étang de Berre, aujourd'hui desservi par le TGV.

Nicole Girard

Transcription

Georges Mattera
Un nouvel outil pour les chercheurs de l'université d'Aix Marseille III, avec l'inauguration, aujourd'hui, à L'Arbois d'un laboratoire des Sciences de la Terre. On y étudie, sachez-le, le passé de notre planète, et cela pour mieux comprendre les mécanismes de la pollution d'aujourd'hui. Explications : Jean-Claude Valentin, Patrick Victor Mesner.
Jean-Claude Valentin
L'ancien sanatorium de L'Arbois près d'Aix-en-Provence vient de changer de vocation. D'air pur, il en est toujours question car il abrite, maintenant, un laboratoire de l'université, destiné à l'étude des géosciences de l'environnement. Un laboratoire unique en Europe et qui étudie, d'une part, le passé de la planète, les grands accidents, les transformations du climat. C'est d'ailleurs l'un de ces chercheurs qui a découvert notre ancêtre Lucy en Afrique. Et qui d'autre part, consacre une partie de ses moyens à l'étude de l'environnement moderne, et donc aux pollutions actuelles. Mais ce laboratoire est aussi un centre d'enseignement. Et l'on peut se demander si, dans l'avenir, la partie environnement ne prendra pas l'essentiel des ressources, au détriment de la recherche fondamentale.
Daniel Nahon
Il y a deux soucis. Le premier souci, ça va être de faire de la recherche fondamentale et de continuer à la faire. Donc de continuer d'étudier les crises passées et puis l'évolution globale de la planète, ce qui nous permet de comprendre le futur. Mais d'un autre côté, on forme des étudiants. On a une vocation, donc, d'enseignement et on forme à peu près une quinzaine de doctorants chaque année. Et il nous est très important que ces doctorants trouvent des emplois. Et les emplois ne pourront être trouvés que dans l'application actuelle de l'environnement. Donc il est certain que nous essaierons d'obtenir, et de faire qu'il y ait équilibre entre les études fondamentales et les études appliquées.
Jean-Claude Valentin
Ici, entre l'Etat, la région et le département, 44 millions de francs ont été investis. Et on attend beaucoup de retombées de cet investissement, d'autant que les entreprises vont également s'installer près du laboratoire, et que l'on y espère aussi le Synchrotron, mais là, c'est une affaire plus politique.
Georges Mattera
Rien ne va plus...