Rassemblement politique à Saint-Laurent-du-Var en hommage à l'oeuvre colonisatrice des Français d'Outre-Mer

03 février 2006
02m 08s
Réf. 00549

Notice

Résumé :

À l'appel d'élus des Alpes-Maritimes et d'associations de rapatriés d'Afrique du Nord, un rassemblement a eu devant la mairie de Saint-Laurent-du-Var pour rendre hommage à l'oeuvre colonisatrice des Français d'Outre-Mer. Comme l'explique le député Lionel Lucca, organisateur de la manifestation, il s'agit de protester contre la décision du président de la République de revenir sur l'article de la loi du 23 février 2005 promouvant le caractère positif de la colonisation. Il n'aurait, d'après lui, entendu que "les plus agités", dont certains auraient "combattu contre la France". Michèle Tabarot, autre député des Alpes-Maritimes, refuse un traité avec l'Algérie qui obligerait l'histoire de France à s'aligner sur sa version. Les gros des manifestants ont été mobilisés par les associations de rapatriés. Les interviewés expriment leur incompréhension. Certains arborent des insignes de l'OAS. Lionel Lucca espère que son initiative fera école.

Date de diffusion :
03 février 2006
Source :

Éclairage

Contexte vide pour les codes éditions égaux à 10

Véronique Rassion

Transcription

Présentateur
A l'appel de parlementaires azuréens, aujourd'hui à la mi-journée devant la mairie de Saint Laurent du Var s'est tenu un rassemblement pour rendre hommage aux Français qui ont servi la France d'Outre-mer. Compte rendu immédiatement de Catherine Lioult et de Gérard Pilon.
Lionel Luca
Merci d'être là, en ce jour du 3 février 2006, pour dire que la France est toujours vivante.
Catherine Lioult
Ce devait être un grand rassemblement pour défendre un alinéa de l'article 4, quelques lignes dans la loi du 23 février 2005, concernant l'enseignement de la colonisation et le rôle positif de la présence française outre-mer, et notamment en Afrique du Nord. Mais déclassé par le conseil constitutionnel, cet alinéa n'aura vécu que 11 mois, les rapatriés se sentent incompris.
Inconnu
On nous traite de colonialistes alors que c'est l'honneur de la France, et je regrette, je regrette vivement.
Inconnue
On a construit beaucoup de choses, maintenant, il faut tout effacer.
Catherine Lioult
Sur le parvis de l'hôtel de ville, de nombreux élus locaux et une petite vingtaine de parlementaires des Alpes Maritimes mais aussi des départements voisins. Mais forcément, la manifestation ressemblait fort à une tribune politique.
Lionel Luca
Nous regrettons, effectivement, que le chef de l'Etat ait cru devoir entendre ceux qui ne représentent rien, qui sont simplement les plus agités, les plus vibrionnants, et dont souvent on a eu pas mal d'éléments qui ont combattu contre la France et qu'on retrouve là, à faire des pressions.
Catherine Lioult
La communauté pied-noir compte 140 000 personnes dans les Alpes Maritimes, et pas une association de rapatriés ne manquait à l'appel. Un public forcément acquis.
Michèle Tabarot
Nous ne souhaitons pas un traité avec la France et l'Algérie qui nous oblige à faire repentance. Si l'Algérie veut faire un rapprochement avec la France, il faut que ce soit avec l'histoire de France telle qu'elle est, telle qu'elle existe aujourd'hui. Et que nous arrivions avec, forts de tout ce que nous avons vécu, et que l'Algérie vienne aussi avec cette volonté, de partager une histoire et de partager un dialogue, mais pas de nous imposer son histoire.
Catherine Lioult
Un discours qui n'a pas déplu aux rapatriés venus de tout le département pour cette manifestation. Les organisateurs espèrent faire école ailleurs en France.
Présentateur
Alors pour évoquer ces problèmes que pose l'histoire, nous avons invité un historien le professeur Yvan Gastaud de...