Aix Marseille Université, plus grande université de France

30 novembre 2011
01m 56s
Réf. 01031

Notice

Résumé :
Les trois universités de l'académie Aix Marseille ne font plus qu'une. Aix Marseille Université, présidée par Yvon Berland, devient la plus grande université française avec 70 000 étudiants. Cette fusion devrait entraîner plus d'efficacité dans l'offre de formation, la transmission d'informations, une mutualisation des moyens, une meilleure attractivité pour les étudiants français et étrangers, et une amélioration du quotidien dans les domaines culturel et sportif.
Date de diffusion :
30 novembre 2011
Source :
Personnalité(s) :

Éclairage

La tradition universitaire de la région d’Aix-Marseille est ancienne, avec la création à Aix, alors capitale de la Provence, en 1409, d’une Université regroupant la grammaire, la théologie et le droit. Sous la monarchie française (XVIe – XVIIIe siècle) le développement de l’Université à Aix resta très limité, alors que des enseignements scientifiques voyaient le jour à Marseille. Au XIXe siècle la rivalité entre les deux villes fut forte autour de l’Université. Une faculté de droit fut recréée à Aix dès 1808, puis une faculté de lettres en 1846. Marseille obtint la création d’une faculté des sciences en 1854, mais l’opposition de Montpellier repoussa jusqu’en 1930 l’existence d’une faculté de médecine.
Après les événements de 1968, la loi Edgar Faure réorganise la structure universitaire française, privilégiant le concept d’universités pluridisciplinaires. À Aix-Marseille elle débouche sur la création de deux universités (U 1 Provence, U 2 Méditerranée) en 1971, puis d’une troisième (U 3 Cézanne) en 1973. Chacun des trois établissements délivre des enseignements dans les deux villes, mais si les arts, lettres, langues et sciences humaines, le droit, la santé et le sport, se retrouvent chacun dans une université, les sciences sont partagées entre les trois, et l’économie entre deux.
À la fin du XXe siècle les trois universités connaissent une forte augmentation de leurs effectifs, et un développement de la recherche, en liaison avec les grands organismes nationaux. Mais l’existence de trois institutions, sur la même aire géographique, et implantées sur de nombreux sites, rend complexe la lisibilité de l’offre de formation et de la structuration de la recherche. Des efforts sont entrepris par les directions des trois établissements pour amorcer des rapprochements, notamment dans le domaine de la recherche, avec le Comité d’orientation scientifique en 2006,  la création d’un collège doctoral rassemblant les écoles doctorales des trois universités, puis du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur d’Aix-Marseille en mars 2007. En juin 2007 les directions des trois universités décident d’engager le processus de leur fusion : les trois présidents Jean-Paul Caverni (U 1), Yvon Berland (U 2) et Philippe Tchamitchian (U3) tiennent une conférence de presse commune. Mais le chemin est long pour aboutir à la fusion volontaire de trois institutions qui depuis quarante années vivaient côte à côte, voire en concurrence. Quatre années seront nécessaires pour aboutir, en faisant d’abord un état des lieux collectif de l’acquis et des pratiques de chaque établissement dans les domaines de la formation, initiale et continue, de la recherche, de la gestion, des relations extérieures et internationales. Puis, s’appuyant sur ce travail effectué par plusieurs commissions, un texte fondateur et des projets de statuts de l’établissement unique sont votés par les conseils d’administration des trois universités fin 2010. L’année 2011 est consacrée à la préparation matérielle de la fusion, notamment l’élection des conseils, et du président du nouvel établissement, Aix Marseille Université, mis en place au 1er janvier 2012, et qui avec 70 000 étudiants devient la plus grande université française.
Bernard Cousin

Transcription

Journaliste
L’ultime étape, pour la fusion des trois facultés, Provence, Méditerranée et Paul Cézanne est réalisée. Les membres des trois conseils d’administration sont nommés, ainsi que son Président, le Docteur Yvon Berland, une fusion pour plus d’efficacité.
Yvon Berland
Les étudiants vont, à présent, mieux comprendre quelle est l’organisation de l’offre de formation. Plus de fluidité pour transmettre les informations d’une composante à une autre composante. Incontestablement, on va beaucoup, beaucoup gagner en lisibilité et en efficacité.
Journaliste
Une rationalisation des moyens, une plus grande attractivité pour les étudiants français ou étrangers, la volonté des responsables de cette nouvelle entité Aix-Marseille Université doit aussi améliorer la vie des étudiants.
Yvon Berland
Dans notre conception, être étudiant, ce n’est pas simplement être enseigné et passer des examens. Il faut avoir une vie étudiante totalement assouvie, vie culturelle, vie sportive, et le fait d’être dans une seule université, de porter tous le même maillot, eh bien, va nous inciter à construire ce que, jusqu’à présent, nous n’avons pas construit, parce qu’on était souvent plus en compétition qu’en addition.
Journaliste
Le nom d’une école, c’est très important ?
Etudiante
Ben, au niveau de la reconnaissance à l’étranger, oui. Oui, parce qu’après on nous demande aussi ce qu’on a fait dans notre formation mais le nom de l’école, oui, c’est important.
Etudiant
Une filière physique à Luminy n’est pas nécessairement identique à une filière physique à Saint-Jérôme ou ailleurs, donc je pense que c’est une bonne chose d’unifier, quelque part, les enseignements et les matières entre les différentes facs.
Journaliste
Un grand chantier, donc, pour janvier 2012, Aix-Marseille Université, un centre provençal qui va regrouper 70000 étudiants.
bruit
(bruit)
silence
(silence)