Un aperçu de la démographie de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur

03 janvier 2012
01m 07s
Réf. 01033

Notice

Résumé :
Aperçu de l’évolution démographique du Var et des Alpes-Maritimes où les communes les plus dynamiques sont celles de l’arrière-pays immédiat.
Date de diffusion :
03 janvier 2012
Source :
FR3 (Collection: JT soir Nice )

Éclairage

Malgré son titre, ce reportage est davantage consacré à la démographie du Var et des Alpes-Maritimes qu’à celle de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur dans sa globalité. On y apprend seulement qu’au dernier recensement de population effectué par l’Insee, la région est proche des 5 millions d’habitants, qu’elle rassemble 8 % de la population française et que le dynamisme démographique est dû à l’excédent naturel (plus de naissances que de décès) et à un solde migratoire positif (plus d’entrants dans la région que de partants), facteurs explicatifs de toute augmentation démographique.

Le reste du reportage est consacré à la vitalité de la population du Var et des Alpes-Maritimes, deux départements dont le poids et le comportement démographiques sont assez proches. Les prises de vue (foules dans les rues, vues générales de villes et villages) apportent peu à ce reportage dont l’essentiel tient au récit de la journaliste et à l’affichage de quelques chiffres. Deux faits énoncés méritent d’être soulignés : la diminution de la population de Nice et, au contraire, la croissance du pays intérieur immédiat (Grasse ou les villes plus petites du haut-pays). Toutefois aucune explication n’est avancée.

Or on sait que depuis un certain temps déjà un phénomène de saturation affecte les zones littorales de ces deux départements avec une raréfaction des espaces disponibles pour la construction de logements ou d’activités (avec une forte compétition entre ces deux usages du sol) qui entraîne une hausse des prix fonciers très défavorable pour de nombreux ménages. Ce qui explique la stagnation relative de villes comme Toulon et Nice et, a contrario, le développement des communes péri-urbaines et des communes de l’intérieur, avant que la hausse du foncier ne les atteigne à leur tour.

Ce reportage illustre aussi  la difficulté qu’il y a à  analyser des résultats démographiques à un instant T, avec quelques chiffres frappants et sans les resituer dans la durée.

On mesure cette difficulté en consultant les derniers résultats fournis par l’Insee sur la région. On y apprend qu’au 1er janvier 2013, la région PACA comptait 4 953 675 habitants, 70 760 de plus qu’en 2008, soit l’équivalent de la commune de Cannes. La population a augmenté dans tous les départements, sauf dans les Alpes-Maritimes qui connaissent un déficit migratoire, à l’inverse de la période précédente décrite dans le reportage. On peut y voir un effet des phénomènes tendanciels exposés plus haut par suite de la saturation des villes littorales. Plus généralement la population des 12 plus grandes communes de la région reste stable et la croissance démographique continue d’être portée par les communes péri-urbaines.

Rappelons  que depuis 1999, l’Insee n’effectue plus de recensement exhaustif auprès de la totalité de la population, sauf dans les communes de moins de 10 000 habitants dont la population est comptée tous les 5 ans. Dans les communes de plus de 10 000 habitants est réalisée tous les ans une enquête par sondage auprès de 8 % des adresses répertoriées.

Notons enfin qu’avec la  mise en place des nouvelles régions au 1er janvier 2016 dont le nombre passe de 22 à 13, la région PACA n’occupe plus le 3e rang démographique qu’elle tenait auparavant derrière l’Ile de France et la région Rhône-Alpes, mais le 7e.

Bibliographie

  • Insee Flash, Provence-Alpes-Côte d’Azur, n° 20, décembre 2015.
Nicole Girard

Transcription

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Journaliste
Côte à côte, souvent les uns sur les autres, nous n’avons jamais été aussi nombreux à nous serrer sous le soleil. Plus d'1 million d’habitants dans le Var, plus de 1 million 79 mille dans les Alpes Maritimes, soit 177 000 habitants de plus qu’il y a 10 ans. La région PACA abrite ainsi 8% de la population française sur 4% du territoire national. C’est qu’on y fait plus de bébés qu’ailleurs et que le nombre de nouveaux arrivants est supérieur au nombre de départs. Seule, une ville ne profite pas de ce dynamisme démographique, Nice, qui depuis les années 90 perd chaque année des habitants, mais à un rythme modéré. En 10 ans, 2000 habitants ont quitté la capitale azuréenne. A l’inverse, de toutes les grandes villes de la région, c’est Grasse qui est la plus attractive, sa population augmente de 1,7% par an, suivent Fréjus et Cannes, et bien sûr les petites communes du moyen et du haut pays où parfois, la population augmente deux fois plus vite que la moyenne régionale.
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