Hommage à Hervé Gourdel, assassiné en Kabylie

25 septembre 2014
04m 18s
Réf. 01053

Notice

Résumé :
Dès hier midi, le gouvernement était informé de l'exécution d'Hervé Gourdel mais la vidéo envoyée par ses ravisseurs n'a été authentifiée qu'en fin de journée. Très vite, les proches de la victime et des élus du département se sont retrouvés à Saint-Martin-de-Vésubie où sa passion de la montagne l’avait conduit à s’installer. L'émotion à l'annonce de sa mort a touché l’ensemble du pays et a dépassé le territoire national.
Date de diffusion :
25 septembre 2014
Source :

Éclairage

L’émotion est à son comble à Saint-Martin-de-Vésubie où tout le monde connaissait Hervé Gourdel et l’appréciait. Le reportage sur place en rend bien compte. La population, les élus, les autorités civiles et religieuses manifestent aussitôt leur solidarité. Les lycéens de la vallée vont organiser une marche de Valdeblore où se trouve le Lycée de la Montagne jusqu’au village. Mais cette émotion dépasse largement les Alpes-Maritimes, s’étend à toute la France et rencontre même un écho au conseil de sécurité des Nations Unies, par la voix du président de la République américaine, Barack Obama. L’Algérie n’est pas en reste et notamment la Kabylie où l’enlèvement d’Hervé Gourdel a été perpétré. Cette région a payé en effet un lourd tribut à la guerre civile qui a ensanglanté le pays à partir de 1992, faisant aux environs de 200 000 morts.

L’exécution d’Hervé Gourdel remet en mémoire celle des 7 moines trappistes, d’origine française, du monastère de Tibérine (au sud d’Alger), qui avaient été enlevés en mars 1996 et avaient trouvé la mort dans des circonstances d’ailleurs peu claires. Les hors-la-loi appartenaient alors au GIA (Groupe islamiste armé). Depuis ce moment, des maquis islamistes résiduels ont persisté dans quelques régions d’Algérie, dont la Kabylie. Certains en sont venus à se réclamer de l’auto-proclamé État islamique (Daesch) installé en Syrie et en Irak. C’est le cas du groupe, baptisé « Soldats du califat », qui enlève Hervé Gourdel le 21 septembre dans le massif du Djurjura, massif qu’il connaissait et où il accompagnait des randonneurs algériens. Prétextant l’intervention française en Irak, le groupe l’assassine le 23 septembre après que ses compagnons aient été libérés et c’est par le film de cette exécution que sa mort est connue. Son corps ne sera trouvé que le 15 janvier suivant, alors que l’armée algérienne a mobilisé près de 3 000 hommes pour ratisser le secteur. Le chef de ses assassins sera abattu en décembre 2014.

C’est le quatrième occidental exécuté dans d’atroces conditions par des fanatiques se réclamant de l’Islam. Le reportage revient sur l’itinéraire de ce passionné de montagne, né à Nice en 1959, qui avait créé le bureau des guides de Saint-Martin-de-Vésubie en 1987 et qui avait présidé la compagnie des guides du Mercantour entre 1995 et 1997. Guide et photographe, il était un grand connaisseur des montagnes du Maghreb. Il avait organisé des stages dans l’Atlas marocain pour former des guides locaux entre 1987 et 1993 et il avait participé à plusieurs randonnées dans le parc national du Djurjura. Le message de sa famille qui est lu à la fin du reportage par le présentateur rend bien compte de ses convictions antiracistes et humanistes. Ce texte donne une impressionnante leçon de dignité en refusant que sa mort soit exploitée par les démagogues et en appelant à respecter la tolérance qu’il incarnait.
Jean-Marie Guillon

Transcription

Jean-Paul Trinquier
Le programme qui a été élaboré a été élaboré par monsieur Blanc, conservateur du monument, et qui est très attaché, comme tout le monde sait, à son palais des papes, et qui en fait, a été l'instigateur de toute cette nouvelle politique de mise en valeur et de présentation, pour faire de ce palais un monument modèle.
Journaliste
Les gestionnaires ont essayé par ailleurs d'accueillir le festival dans les meilleures conditions possibles, sans que ce dernier gêne pour autant les visiteurs de la journée. Des projets à plus long terme vont être réalisés, comme l'aménagement du jardin et du verger Urbain V, et l'installation surtout d'un musée sur la vie du palais à l'époque des papes. Des projets qui représentent, bien sûr, de grosses sommes d'argent. penadnt des années, Avignon a profité de l'avantage culturel et surtout financier qu'elle pouvait tirer d'un tel monument. Elle sait désormais que pour garder ce privilège, il faut qu'elle y mette du sien. Autre espace aménagé, la terrasse des grands dignitaires, offrant pour la première fois une vue sur la ville et abritant surtout un bar dont l'installation avait été aussi sujet à polémique. Le palais des papes allait-il devenir un Eurodisney médiéval ? Les rumeurs en tout cas les plus folles circulaient l'an dernier à Avignon. A l'origine de la polémique, la décsion de la mairie de confier la gestion du monument à une association parisienne, Culturespaces, spécialisée dans l'aménagement de monuments historiques. Le palais des papes, avec ses 500 000 visiteurs par an, est l'un des dix monuments les plus visités en France. Alors comment concilier l'amélioration du confort des touristes, tout en respectant ce lieu chargé d'histoire ? Deux points forts, dans un premier temps, ont été réalisés. L'aménagement d'une part, du cloître Benoît XII, véritable lieu de repos. Le palais n'étant plus seulement un lieu de visite, mais aussi un espace de détente à l'ombre des grands murs.
Présentateur
Après bien des péripéties, le palais des papes d'Avignon vient de retrouver une nouvelle jeunesse. Vous le savez, depuis un an le palais est géré par une socité privée, Culturespaces, qui très vite avait annoncé qu'elle opèrerait des transformations. Ces dernières sont terminées, et apparemment, nous dit Josée Saint-Paul, elles n'ont en rien défiguré le monument.
silence
(silence)