Parcours thématique

Voyage dans le patrimoine culturel de la région

Jean-Marie Guillon

Introduction

Tourisme et culture

C’est une banalité que de souligner la richesse exceptionnelle du patrimoine historique et artistique de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il est l’un de ses principaux attraits, avec son patrimoine naturel, et, de ce fait, un atout touristique important. Le tourisme est l’activité principale et souvent unique de très nombreuses localités du littoral, mais aussi de l’arrière-pays et pas seulement dans sa partie montagnarde. Notre région est en effet la première région touristique de France, la première pour le tourisme national et la deuxième, après Paris, pour la fréquentation étrangère. Si le plus grand nombre de ces 30 millions de visiteurs annuels vient principalement en période estivale pour bénéficier du soleil et de la mer, nombre d’entre eux en profitent pour se rendre au moins sur les sites remarquables proches de leur lieu de séjour et beaucoup d’autres viennent d’abord en Provence, en saison et hors saison, pour ses villes, ses monuments, ses musées et ses événements culturels. Ces phénomènes, tourisme culturel ponctuel ou ciblé, ne sont pas nouveaux.

Le tourisme est né en grande partie dans notre région à la fin du XIXe siècle avec les hivernants qui venaient passer plusieurs mois sur la côte, y faisaient construire des monuments et des quartiers qui appartiennent aujourd’hui au patrimoine et commençaient à découvrir les environs grâce au train ou aux premiers véhicules. Le mouvement qui conduit une partie de la France et de l’Europe (voire au-delà) depuis un siècle et demi en Provence-Côte d’Azur a pris avec la démocratisation du déplacement en automobile une expansion considérable. Mais la fréquentation des musées et des monuments concerne aussi tout un public local, qui a d’ailleurs constitué très tôt, dès les premières sociétés d’excursionnistes, le socle des visiteurs des principaux monuments de la région. Dans ce cadre, le tourisme collectif (à l’initiative d’associations, de comités d’entreprise, de municipalités, d’établissements scolaires) garde toute son importance. Plus récemment, de nouvelles formes de tourisme sont apparues avec le développement rapide du croisiérisme (2 millions de personnes dont la moitié passent par Marseille). La région a été également pionnière en matière de fréquentation festivalière, puisque celle-ci a pris son essor dès après la Seconde Guerre mondiale autour des grands festivals de renommée internationale (Cannes, Avignon, Aix-en-Provence, Orange) qui restent aujourd’hui ses fleurons.

voir à ce sujet le parcours Provence, terre des festivals

Ces formes de tourisme, nouvelles ou plus anciennes, ont été encouragées à partir du moment où s’est imposée la nécessité de trouver des relais au tourisme de masse, notamment d’origine étrangère, fondé sur le triangle mer/soleil/été, d’autant qu’il piétine depuis que la banalisation des échanges internationaux permet de trouver ailleurs, à meilleur coût, dans des conditions de confort au moins aussi bonnes, ce que l’on vient chercher sur le littoral provençal. Confrontées en outre à la crise des bases économiques traditionnelles de la région – l’industrie, l’agriculture -, les collectivités locales ont accru leurs efforts pour mieux mettre en valeur le patrimoine culturel de la région et en faire, mieux qu’avant, l’un de ses traits distinctifs. On peut dater ce tournant des années 1970-80. Dans certaines villes, comme Arles, le tourisme culturel est devenu la principale activité économique.

Mais l’accent mis sur le culturel n’avait pas seulement des visées économiques. Il correspondait aussi au moment où le patrimoine suscitait un grand engouement, celui que reflétait la création par Jack Lang, ministre de la Culture, en 1984, des « Journées portes ouvertes dans les monuments historiques », qui préfiguraient les « Journées européennes de la Culture », lancées en 1991 sur ce modèle par le Conseil de l’Europe et dont le succès ne s’est plus démenti depuis. Enjeu économique et atout patrimoniaux ont donc conduit les collectivités locales à mettre en place des politiques culturelles et touristiques plus dynamiques. La Région a largement contribué à les susciter en étant elle-même un acteur majeur dans ce domaine. [1]

Dès sa création en 1975, elle s’est souciée de l’entretien des monuments régionaux et de leur valorisation et a créé en 2001 l’Agence pour le patrimoine artistique afin de restaurer, avec l’aide de l’État (pour moitié) et des conseils généraux, les monuments antiques les plus fréquentés.

Projet de création d'une fondation régionale de la culture

Projet de création d'une fondation régionale de la culture

Un groupe de travail présidé par le maire de Marseille, Gaston Defferre, a été mis en place pour étudier la création d’une Fondation régionale de la culture. Jean Salis, directeur de la caisse nationale des Monuments historiques, fait le point sur ce projet dont l’objectif est double. Il s’agit d’abord de sauvegarder et de restaurer les monuments régionaux parmi lesquels la Vieille Charité, le couvent royal de Saint-Maximin, ou encore la Chartreuse de Villeneuve-Lès-Avignon. Il s’agit aussi « d’intégrer ces monuments dans la vie sociale » en y organisant des activités culturelles à l’image des festivals d’Aix-en-Provence ou d’Avignon.

12 juin 1975
03m 19s
Fiche (00401)

Protection et mise en valeur d’un patrimoine exceptionnel

Plus de 2 200 bâtiments ou ensemble de bâtiments sont actuellement inscrits ou classés dans les Monuments historiques en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les premières inscriptions, dès leur création au milieu du XIXe siècle, portaient essentiellement sur les monuments antiques ou médiévaux (par exemple, les arènes d’Arles ou le Palais des Papes d’Avignon classés en 1840). Cette protection s’est étendue au fur et à mesure que la notion de patrimoine s’élargissait à des œuvres de plus en plus récentes ou considérées jusque-là comme mineures. C’est ainsi que, très récemment, elle a concerné les monuments aux morts de 1914-1918 et a abouti, après un recensement exhaustif et documenté, à la protection de 13 d’entre eux (2009) et au classement de ceux de Salon-de-Provence et de Nice (2011). L’attention s’est portée aussi sur les créations contemporaines. Le label « Patrimoine du XXe siècle », créé en 1999, concerne 300 édifices de la région, qui vont des villas ou hôtels particulièrement remarquables jusqu’à des bâtiments à usage économique – ainsi certaines caves-coopératives du Var – considérés comme des œuvres architecturales significatives du style, mais aussi de l’activité d’une époque. Tous ces chiffres illustrent l’ampleur et l’extrême diversité du patrimoine historique et artistique de la région. L’accession de certains de ses ensembles les plus fameux au Patrimoine mondial de l’Humanité, sélectionné par l’UNESCO, souligne leur exceptionnalité. Ce label prestigieux protège, depuis 1981, les monuments romains d’Orange, dont l’arc de triomphe et le théâtre qui sert de cadre aux chorégies, et les sites romains et romans d’Arles, notamment les arènes, les Alyscamps, la cathédrale Saint-Trophime. Le centre historique d’Avignon, avec son Palais des Papes, y est entré en 1995, et, dernièrement, en 2008, ce fut le tour des citadelles de Briançon et de Mont-Dauphin.

 Les Chorégies d'Orange

Les Chorégies d'Orange

Edition 1979 des Chorégies d'Orange, dix ans après la fondation du festival proprement dit. La nouvelle version met l'accent sur des oeuvres à dominante vocale. Pour l'occasion, les Chorégies d'Orange, tout en conservant leur caractère de manifestation nationale et européenne, souhaitent s'ouvrir davantage à la population locale en créant des stages de chant destinés aux jeunes interprètes. Enfin, le Festival sort du fameux théâtre antique pour s'établir aussi dans des églises et au gymnase.

02 avr 1979
57s
Fiche (00427)
Les Forts Vauban au patrimoine mondial de l'Humanité

Les Forts Vauban au patrimoine mondial de l'Humanité

Les forts de Briançon et de Mont-Dauphin, œuvres de Vauban, sont désormais inscrits au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Ce classement entraînera une fréquentation touristique supplémentaire, ce dont se félicitent le président du conseil général des Hautes-Alpes et le maire de la petite commune – 140 habitants – de Mont-Dauphin.

07 juil 2008
01m 33s
Fiche (00654)

Plusieurs autres sites de la région instruisent des dossiers pour bénéficier de ce label, sites naturels comme le massif du Mercantour ou le parc national de Port-Cros, mais aussi la Croisette à Cannes ou la Promenade des Anglais à Nice.

Nice célèbre sa Promenade des Anglais

Nice célèbre sa Promenade des Anglais

La grande manifestation « Nice 2015, promenade(s) des Anglais » qui réunit 13 musées et galeries et 14 expositions du 12 juin au 4 octobre 2015 est organisée pour promouvoir la célèbre promenade au classement mondial de l’UNESCO. Le reportage revient sur son histoire et ses représentations depuis l'arrivée des premiers touristes hivernaux au XIXe siècle.
31 juil 2015
02m 18s
Fiche (01058)

De cet engouement pour le patrimoine et de la floraison des initiatives - privées ou publiques - pour le faire mieux connaître, témoigne la création, le plus souvent dans le dernier quart du XXe siècle, de très nombreux musées aux thématiques les plus diverses : musées de terroir, écomusées centrés souvent sur la vie rurale ou tel ou tel type d’activité industrielle ou artisanale disparue, musées d’histoire locale, musées d’art sacré, collections d’art contemporain, sans parler des musées dont l’objet – art exotique, voitures, etc. – n’a pas de rapport direct avec la région. Le cas de Marseille est représentatif du tournant culturel qui a été pris, d’autant qu’il a été couronné par la désignation de la ville comme « capitale européenne de la culture » en 2013, ce qui a abouti à renforcer et rénover son équipement muséal.

Marseille Provence 2013, terre de musées

Marseille Provence 2013, terre de musées

Le reportage revient sur l’ouverture ou la réouverture de musées à Marseille, dans le cadre de Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture. Il propose 3 visites : le Musée des Beaux-Arts, le MuCEM et la Fondation Regards de Provence.
11 juin 2013
01m 39s
Fiche (01039)

Mais un effort tout à fait notable a été fait ailleurs, notamment à Avignon, Arles et Nice. On compte actuellement plus de 400 musées dans la région (dont 113 classés), ce qui donne un aperçu de l’investissement humain et financier qui a été fait à divers niveaux et du potentiel que cela représente.

Les reportages de la télévision régionale permettent de mesurer le parcours accompli en matière de valorisation de ce patrimoine depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Les magazines régionaux hebdomadaires – de Provence Magazine (1954) à Vaqui (depuis 1984) – n’ont cessé de sillonner la région et de donner des aperçus particulièrement riches sur des localités et des terroirs qui font rarement la une de l’actualité locale. Mais le format plutôt court privilégié dans les Repères méditerranéens a conduit à sélectionner plutôt des reportages destinés aux journaux télévisés, ce qui permet d’insister davantage sur les événements (inaugurations de monuments ou d’institutions, expositions). Cette sélection ne pouvait tout couvrir et chacun pourra regretter telle ou telle absence. Elle n’en offre pas moins un panorama du patrimoine ouvert au public que nous pensons représentatif de son évolution dans le temps et dans l’espace. En signalant au passage tel ou tel autre site remarquable, mais sans prétention à l’exhaustivité, c’est ce parcours à travers le patrimoine de la région que nous allons suivre en prenant pour fil conducteur les périodes auxquelles il se rattache et avec l’ambition d’inciter les gens d’ici et les gens d’ailleurs à profiter de ses richesses.

De la plus lointaine Préhistoire à la fin de l’Antiquité romaine

La découverte de la grotte Cosquer au large de Cassis a attiré l’attention sur le Néolithique en Provence.

 La grotte Cosquer

La grotte Cosquer

Henri Cosquer, plongeur cassidin, a découvert une grotte sous-marine dont les parois sont couvertes de peintures qui datent de 15 à 10 000 ans avant Jésus-Christ.

18 oct 1991
02m 23s
Fiche (00505)

La connaissance de l’époque la plus récente de la Préhistoire était ainsi spectaculairement enrichie. Pourtant, la région était connue depuis longtemps pour abriter des sites témoignant d’installations humaines parmi les plus anciennes du Paléolithique. C’est pour protéger l’un des plus anciens foyers humains, portant la preuve de la domestication du feu aux environs de 400 000 ans, que la ville de Nice a ouvert le Musée de Terra Amata en 1976. Mais, non loin de là, les mêmes équipes d’archéologues avaient mis à jour le site plus récent - 130 000 ans... - du Lazaret, classé dans les Monuments historique en 1963, qui témoignait de la continuité de la présence de l’homo erectus dans la région.

 La grotte du Lazaret à Nice

La grotte du Lazaret à Nice

A Nice la grotte préhistorique du Lazaret est l'objet de fouilles archéologiques. La datation de l'occupation de la grotte a avancé la date de - 150 000 ans, c'est-à-dire la période de l'Acheuléen final. Les archéologues ont retrouvé dans la grotte beaucoup d'ossements de cerfs, qui supposent une communauté de chasseurs.

12 aoû 1985
02m 38s
Fiche (00471)

C’est pour mieux faire connaître la Préhistoire en Provence dans toutes ses dimensions que le musée de Quinson a été ouvert par le Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, sur les bords du Verdon. Ce musée, qui est, dans le genre, le plus grand d’Europe, possède aussi une caractéristique que l’on va trouver désormais de plus en plus souvent dans les créations d’espace culturels, celle d’être signé par des architectes de réputation internationale, ici Norman Foster et Bruno Chiambretto, et donc de constituer une œuvre en soi.

 Le musée préhistorique de Quinson

Le musée préhistorique de Quinson

Ouverture du plus grand musée d'Europe consacré à la préhistoire à Quinson , un petit village au coeur de soixante sites archéologiques répertoriés. Des sections du musée sont réservées aux scientifiques. Ils peuvent ainsi travailler sur des milliers de pièces qui ne sont pas exposées.

28 avr 2001
02m 02s
Fiche (00533)

Les sites celto-ligures, dont le plus connu est celui d’Entremont, à Aix-en-Provence, n’ont pas de musées en propre, mais le musée Granet à Aix en expose des pièces de grande valeur. C’est cette population que les Grecs de Phocée trouvent en débarquant à Marseille. Bien des éléments de l’implantation grecque étaient connus sur plusieurs points du littoral, mais elle s’offre aux yeux de tous depuis la découverte des vestiges de leur port sur les terrains du centre Bourse de Marseille en 1967 et l’aménagement qui en a été fait, tandis que tout à côté le Musée d’histoire de la ville, rénové en 2013, met particulièrement bien en valeur les principaux éléments de cette installation.

 Découverte de vestiges hellénistiques au Centre-Bourse

Découverte de vestiges hellénistiques au Centre-Bourse

Les travaux de modernisation entrepris par la ville de Marseille et la société immobilière de la Bourse viennent de révéler de nombreux vestiges archéologiques datant du VIe siècle avant Jésus-Christ.

28 oct 1967
03m 21s
Fiche (00358)

On trouve des traces, souvent monumentales, de l’époque gallo-romaine partout dans la région. Elles ont attiré depuis longtemps l’attention des érudits et des autorités, puisque certaines des plus admirables ont été classées dès le XIXe siècle : Arles, Orange, mais aussi les arènes de Fréjus dans le Var dès 1840, le pont de Vaison-la-Romaine dans le Vaucluse, les colonnes antiques de Riez dans les Alpes-de-Haute-Provence, et, peu après le rattachement de Nice à la France, le spectaculaire trophée des Alpes, à La Turbie (Alpes-Maritimes). Le site de la ville de Glanum et « les Antiques » de Saint-Rémy-de-Provence, sur le rebord des Alpilles, identifiés dès le XVIIe siècle, ont été fouillés très tôt. Ils sont devenus précocement l’un des sites romains les plus fréquentés et ont posé donc avant d’autres les problèmes suscités par une fréquentation de masse.

 Les fouilles du site de Glanum

Les fouilles du site de Glanum

Les vestiges de Glanum font l'objet de nouvelles fouilles pour mettre à jour la cité gallo-romaine. Une canalisation a été dégagée. Elle alimentait une fontaine. De même, un monolithe a été découvert et doit être reconstitué.

04 déc 1964
01m 16s
Fiche (00340)
Le site gallo-romain de Glanum est menacé par un tourisme incontrôlé

Le site gallo-romain de Glanum est menacé par un tourisme incontrôlé

Le succès du site gallo-romain de Glanum est lié à la richesse de ces vestiges. Le mausolée et l’arc triomphal ici présentés sont des pièces particulièrement bien conservées. Mais le lieu est dégradé par la déambulation des touristes. Une association de défense du site de Glanum a été créée en 1980 à la suite de ce constat. Son président, Philippe Latourelle, dénonce le manque d’informations des touristes livrés à eux-mêmes. Il milite également pour la création d’un musée à l’image du site d’Alésia.
25 fév 1982
03m 07s
Fiche (01062)

Glanum fait partie des sites actuellement candidats au Patrimoine de l’UNESCO, en compagnie d’un ensemble de vestiges romains situés de part et d’autre du Rhône. Mais la création et les découvertes récentes les plus remarquables pour la période romaine ont eu lieu à Arles, où a été ouvert en 1995 le Musée départemental de l’Arles antique dans lequel les spectaculaires pièces trouvées dans le Rhône, dont un magnifique buste qui serait celui de César, sont exposées.

Exposition <i>Le Rhône pour mémoire</i> au musée de l'Arles antique

Exposition Le Rhône pour mémoire au musée de l'Arles antique

Le reportage parcourt l'exposition qui se tient au Musée départemental de l'Arles antique. Les 700 objets récupérés dans le Rhône font apprécier l'activité et la richesse de l'Arelate romaine. Ces objets, issus de vingt-deux ans de fouilles, suscitent l'admiration des visiteurs, à commencer par l'exceptionnel buste considéré comme celui de Jules César.

08 nov 2009
01m 57s
Fiche (00666)

Des châteaux du Moyen Âge aux citadelles de l’époque moderne

Les vestiges de châteaux laissés par la période médiévale sont extrêmement nombreux et nombre de localités sont toujours dominées par ce qui reste de leurs murailles ou de leur donjon. Certains de ces vestiges, plus ou moins accessibles – ceux de Forcalqueiret (Var) ou de Buoux, au cœur du Luberon (Vaucluse) par exemple – restent impressionnants. D’autres, qui ont été souvent remaniés aux Temps modernes (XVIe-XVIIIe s.), sont mieux conservés, ainsi celui de Tallard (Hautes-Alpes) ou celui de Lacoste (Vaucluse) auquel le nom du marquis de Sade reste attaché. Il faut évidemment faire un sort particulier au Palais des Papes d’Avignon qui reste le monument le plus visité de Provence ou au château dit « du roi René » à Tarascon qui, tous deux, datent du haut Moyen Âge (XIVe siècle pour le premier, XVe pour le second).

La gestion du Palais des Papes d’Avignon par l'entreprise Culturespaces

La gestion du Palais des Papes d’Avignon par l'entreprise Culturespaces

Le palais des Papes d'Avignon est l’un des dix monuments les plus visités en France. Pour améliorer l’accueil du public, la mairie en a confié la gestion à une entreprise spécialisée, Culturespaces. Un premier bilan est fait. .
29 juin 1992
02m 05s
Fiche (01054)

Mais les monuments médiévaux les plus renommés sont religieux. Ce sont d’abord des abbayes. Celle des Îles de Lérins, au large de Cannes, renvoie à l’ancienneté de la présence chrétienne dans la région.

 L'île de Saint Honorat

L'île de Saint Honorat

L'île de Saint Honorat, de l'archipel des Iles de Lérins face à Cannes, abrite une abbaye cistercienne. Le monastère comporte une tour fortifiée qui attire chaque année de nombreux touristes.

29 juil 1994
07m 14s
Fiche (00248)

Cependant, ce sont les « trois sœurs cisterciennes », Sénanque, Le Thoronet et Silvacane, trois joyaux de l’art roman du XIIe siècle, qui sont les plus notoires et les plus fréquentées, d’autant que – et c’est un signe des usages du patrimoine que la fin du XXe siècle a vu se développer – elles sont utilisées comme lieu de concerts ou d’exposition. Sénanque, qui se trouve non loin de Gordes, au nord du Luberon, garde une vocation religieuse, ce qui n’est pas le cas de Silvacane, près de La Roque d’Anthéron (Bouches-du-Rhône), et du Thoronet (Var) qui servent de cadres à des festivals de musique ou de chants réputés.

 Une journée à l'abbaye de Sénanque

Une journée à l'abbaye de Sénanque

L'abbaye de Sénanque est située sur la commune de Gordes. C'est une relique cistercienne du Moyen-Age très bien conservée. Les moines y vivent en totale autarcie. La journée se partage entre la prière, l'étude et les travaux manuels. L'abbaye accueille également des personnes qui souhaitent faire une retraite spirituelle.

04 aoû 1965
03m 48s
Fiche (00343)

Tout comme l’abbaye bénédictine de Montmajour, près d’Arles, ou Saint-Victor qui domine le Vieux-Port de Marseille, ces deux dernières ont bénéficié d’un classement dans les Monuments historiques dès 1840. La chartreuse de La Verne, isolée dans le massif des Maures (Collobrières), est moins prestigieuse, mais l’écrin de verdure dans lequel elle se trouve rivalise avec celui du Thoronet et la restauration impressionnante dont elle a bénéficié lui a restitué sa dimension. C’est aussi le cas de l’abbaye bénédictine de Boscodon, non loin d’Embrun (Hautes-Alpes). Comme le montre la cathédrale de cette ville, l’art roman a marqué l’architecture des églises provençales et il n’est guère de localités qui n’aient pas leur église ou leur chapelle romanes. Certains de ces édifices - Saint-Trophime à Arles, la cathédrale de Fréjus - sont très fréquentés par les visiteurs, tout comme la cathédrale Saint-Sauveur à Aix, mais celle-ci est plus composite et comporte des éléments gothiques majeurs, en même temps qu’une des œuvres peintes parmi les plus fameuses du XVe siècle, le triptyque du Buisson ardent, du peintre avignonnais, Nicolas Froment. Mais c’est avec la basilique de Saint-Maximin (Var) que le gothique provençal a trouvé sa principale expression, même si sa façade n’a pas été achevée.

 La basilique de Saint Maximin

La basilique de Saint Maximin

La basilique gothique de Saint Maximin a été construite en plusieurs tranches et reste inachevée, suite à des épidémies et au manque d'argent. La basilique héberge un trésor : des sarcophages qui abritent des personnages saints, ce qui en a fait un haut lieu de pèlerinage au Moyen-Age et à l'époque moderne.

09 avr 1987
03m 41s
Fiche (00482)

Bien des sites enjambent les derniers siècles du Moyen Âge et au moins le premier des Temps modernes, le XVIe siècle. Le gothique tardif, qualifié de flamboyant, se mêle aux premières influences de la Renaissance. La peinture d’alors, dont le Musée du Petit Palais à Avignon présente une importante collection, témoigne de cette transition, mais aussi les fresques peintes à la fin du Moyen Âge et aux siècles suivants dans les églises et chapelles des collines et vallées de l’arrière-pays niçois autour et à la suite de Louis Bréa et de sa famille.

 La Chapelle de Notre Dame des Fontaines à La Brigue

La Chapelle de Notre Dame des Fontaines à La Brigue

Notre Dame des Fontaines a été construite au XIIe siècle et agrandie au XVe siècle pour accueillir les peintures de l'artiste italien Giovanni Canavesio. Ces fresques qui retracent la passion du Christ, la vie de la vierge et l'enfance de Jésus, sont très bien conservées.

13 aoû 1987
02m 06s
Fiche (00487)
Isola, circuit des chapelles

Isola, circuit des chapelles

Les parcours culturels font désormais partie des circuits touristiques. Dans la haute vallée de la Tinée, le village d'Isola, outre ses atouts hivernaux de station de ski,  propose le tourisme cultuel, c’est-à-dire la découverte de l'architecture religieuse à travers son église paroissiale datant du XVIIe et ses chapelles (Saint-Roch, XVIe s., Sainte-Anne, XIVe s., et Notre-Dame de Vie, construite par les soldats italiens durant la Seconde Guerre mondiale).
29 nov 2005
01m 55s
Fiche (01055)

L’architecture civile associe elle aussi les époques, ainsi pour la citadelle de Sisteron, qui fait partie des monuments les plus courus de Provence, ou les forts – notamment le fort Saint-Jean réutilisé pour le MUCEM - qui défendent l’entrée du Vieux-Port à Marseille. La plupart des localités de la Provence intérieure présentent dans leur cœur ancien la même imbrication. L’exemple le plus spectaculaire est fourni par le village perché des Baux-de-Provence, dans les Alpilles. Haut lieu du tourisme, il occupe aujourd’hui encore le deuxième rang pour une fréquentation qui est aussi bien régionale qu’internationale. Presque abandonné à la veille de la 2e Guerre mondiale, il a retrouvé une autre vie grâce à l’attachement manifesté pour faire renaître ce symbole de l’identité provençale des écrivains et des érudits régionalistes, et au choix qu’a fait de s’y installer toute une colonie d’artistes à la suite du maître-imprimeur catalan de renommée internationale, Louis Jou.

 Une visite aux Baux-de-Provence

Une visite aux Baux-de-Provence

Visite du vieux village des Baux-de-Provence, dans les Alpilles, l'un des hauts lieux du tourisme provençal. Le parcours fait le tour des principales curiosités d'un village de la Renaissance, dominé par son château en ruine et qui compte un grand nombre de monuments historiques. De la tour de ronde, on peut voir La Crau, la Camargue, le Vaccarès. Les Baux confirment leur vocation culturelle. C'est au Val d'Enfer que le Festival d'Aix-en-Provence vient de transporter la Mireille de Gounod.

07 mai 1955
02m 03s
Fiche (00298)

Mais les XVIIe et XVIIIe siècles ont modelé également certains quartiers urbains habités par les hautes classes qui y ont fait construire leurs hôtels particuliers. L’un des mieux préservé est le quartier Mazarin (aménagé par le frère du cardinal de Mazarin) à Aix. Mais Avignon, Nice ou Menton, entre autres villes, conservent de beaux exemples – hôtels particuliers, palais, églises, voire synagogue comme à Carpentras - de cette époque, où le baroque est bientôt contrebalancé, au moins en architecture, par le classicisme. Certains de ces hôtels ont été restaurés pour abriter quelques uns des musées ou des lieux d’exposition les plus connus de la région, le musée Calvet ou la Fondation Lambert à Avignon, le Musée Granet ou celui des Tapisseries à Aix, sans oublier, toujours à Aix, cette perle de la fin du XVIIe qu’est le Pavillon Vendôme. Mais, en dépit des avatars de leur histoire et des destructions subies, Toulon et Marseille ne sont pas en reste avec, en particulier, les œuvres que Pierre Puget, artiste complet, a laissées. La restauration de la chapelle de la Vieille Charité à Marseille a révélé l’un de ses chefs d’œuvre et sans doute le plus original.

 Restauration de la Vieille Charité à Marseille

Restauration de la Vieille Charité à Marseille

La construction de la Vieille Charité - sur les plans de Pierre Puget - débute en 1640 pour se terminer en 1740. Entourée de plusieurs couvents, sa vocation est d'être un hospice pour l'accueil des malades et des indigents. La restauration de ce monument, laissé à l'abandon, a commencé à partir de 1971.

04 juin 1982
02m 20s
Fiche (00452)

Bien d’autres éléments du patrimoine ressortent de la période dite Moderne. C’est le cas de nombreuses fortifications qui subsistent, soit sur le littoral, soit sur la frontière des Alpes. Plusieurs d’entre elles, à Entrevaux, Colmars-les-Alpes ou Toulon, portent la marque de Vauban, mais c’est à Briançon et Mont-Dauphin que son talent est le mieux conservé.

 La restauration du Fort des Salettes à Briançon

La restauration du Fort des Salettes à Briançon

Pour le 350eme anniversaire de la naissance de Vauban, le chantier du Club du Vieux Manoir a entrepris de restaurer le fort de Vauban à Briançon. Cette restauration utilise des techniques traditionnelles et se donne comme ambition de procurer aux jeunes gens participant à ce chantier la maîtrise d'un outil et un terrain de formation.

16 aoû 1983
02m 35s
Fiche (00458)

Une autre architecture, plus modeste, n’en marque pas moins profondément les paysages, c’est l’architecture rurale en pierres sèches dont l’apogée de situe entre le XVIIIe siècle et la première moitié du XIXe et qui modèle encore, grâce aux restanques, les versants des collines. Ses formes les plus remarquables sont les bories, ces cabanes au toit de lauzes qu’un musée de plein air a reconstitué à Gordes, mais que l’on trouve dans toute la Provence calcaire.

 Les bories de Salagon à Mane

Les bories de Salagon à Mane

Exposition à Mane en Haute Provence sur l'architecture traditionnelle de pierre sèche : murs et bories, petits cabanons au toit pointu construits par les bergers. Pierre Coste revient sur l'étymologie de l'appellation " borie ".

07 aoû 1985
02m 02s
Fiche (00469)

L’époque contemporaine et la préservation du passé

Le patrimoine qui correspond aux XIXe et XXe siècles est évidemment le plus considérable puisqu’il reste en grande partie encore présent sous nos yeux, mais il a été longtemps dévalorisé par rapport aux monuments « anciens ». Même s’il y a eu des changements en ce domaine, ce travers n’a pas tout à fait disparu, en particulier pour des formes patrimoniales jugées mineures ou triviales. Cependant, le « goût du passé » qui caractérise notre époque tend à préserver ce qui peut l’être des traces de la vie d’avant. Ce souci a d’abord concerné la vie rurale et la vie domestique à partir du moment où elles étaient menacées par la modernisation. Le précurseur en ce domaine a été Frédéric Mistral, figure de proue du Félibrige et fondateur à Arles du Museon Arlaten, inauguré en 1909, où il entend témoigner des activités du « peuple des mas et des champs » dont il était issu, en même temps que de la culture provençale.

 Une visite au Muséon Arlaten, musée ethnographique de la ville d'Arles

Une visite au Muséon Arlaten, musée ethnographique de la ville d'Arles

Cet extrait entend faire visiter au téléspectateur le Muséon Arlaten ("musée arlésien" en langue d'oc) créé en 1894 par le "pape" de la littérature provençale, Frédéric Mistral. Ce musée d'ethnographie contient trente-trois salles qui illustrent la vie quotidienne traditionnelle dans le terroir d'Arles. Des personnages en trois dimensions ainsi que des objets illustrent les activités (couture), les vêtements (accessoires) et les coutumes (lors de l'arrivée d'un nouveau-né par exemple) des Arlésiens. C'est sur un ton enthousiaste et en introduisant des mots provençaux, que cet extrait tente d'immerger le téléspectateur dans la culture traditionnelle arlésienne, telle qu'elle est largement idéalisée au Muséon Arlaten.

04 fév 1965
03m 43s
Fiche (00341)

Dans cette lignée, se sont ouverts d’assez nombreux musées locaux à l’initiative d’associations folkloriques ou érudites - par exemple le Musée du terroir marseillais à Château-Gombert (1925) - faisant toute leur part à la vie quotidienne (costume, outils, objets et meubles d’intérieur, etc.), reconstitutions d’intérieurs ou d’ateliers à l’appui. Plus récemment, la vogue des écomusées – notamment dans les vallées alpines (Champsaur, Ubaye, Queyras) – a prolongé cette vocation. En même temps, dans le dernier tiers du XXe siècle, étaient créés sur des bases plus scientifiques des musées d’ethnologie comme le Musée départemental de Haute-Provence, non loin de Forcalquier, dans le prieuré roman de Salagon en 1981 (avec une spécialisation rare en ethnobotanique) ou le remarquable Musée des Arts et traditions populaires de Draguignan créé en 1985. Le même mouvement, avec la même inspiration, a touché la préservation du patrimoine artisanal et industriel. Les petites industries qui ont fait la fortune ou la réputation de bien des localités de Provence centrale, et qui ont souvent disparu aujourd’hui, ont suscité l’ouverture de lieux qui leur sont consacrés : la faïence à Moustier (Alpes-de-Haute-Provence), la vannerie à Cadenet (Vaucluse), le tournage sur bois à Aiguines (Var), etc. Ce souci mémoriel s’est étendu à des activités industrielles de plus grande envergure : parfumerie à Grasse (Alpes-Maritimes), imprimerie et cartonnage à Valréas (Vaucluse), Musée de l’aventure industrielle à Apt (Vaucluse), mines de lignite à Gréasque (Bouches-du-Rhône), plus récemment Musée des Gueules rouges à Tourves pour la bauxite du Var, etc.

De plus en plus de bâtiments industriels abandonnés sont réutilisés à des fins mémorielles ou culturelles et sont ainsi sauvegardés. L’ancienne manufacture des tabacs de Marseille, non loin de la gare Saint-Charles, abrite depuis 1992 tout un ensemble d’institutions culturelles qui vont des Archives municipales à la Friche Belle-de-Mai, en passant, en particulier, par l’INA-Méditerranée. À Aix-en-Provence, c’est l’ancienne usine des allumettes qui a été transformée en Cité du Livre.

 La Cité du Livre à Aix en Provence

La Cité du Livre à Aix en Provence

La Cité du Livre a été aménagé dans l'ancienne usine de fabrication d'allumettes. Elle se constitue d'un ensemble de pavillons, où se répartissent  la bibliothèque adulte, la bibliothèque enfant, la discothèque, la vidéothèque, la salle de consultation des ouvrages anciens. Aujourd'hui la bibliothèque Méjanes comptabilise près de 400 000 documents.

23 fév 1989
04m 39s
Fiche (00492)

C’est également à Aix que se trouve la tuilerie des Milles qui témoigne à la fois d’une architecture industrielle remarquable et d’un des épisodes les plus noirs de notre histoire, puisqu’elle a servi de camp d’internement pour étrangers entre 1939 et 1942 et d’antichambre à l’extermination des juifs par les nazis.

Inauguration du Mémorial du camp des Milles à Aix-en-Provence

Inauguration du Mémorial du camp des Milles à Aix-en-Provence

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault vient inaugurer le Mémorial des Milles à Aix-en-Provence. Ce camp d’internement installé dans une tuilerie industrielle a fonctionné entre 1939 et 1942. C’est de là que sont partis vers la mort des milliers de Juifs de la zone non occupée dans l’été 1942.
10 sep 2012
02m 26s
Fiche (01005)

Cette réutilisation de bâtiments anciens est depuis longtemps d’usage pour les musées d’histoire. On le vérifie à Salon-de-Provence où celui de l’Armée est installé dans le château médiéval de l’Empéri, tandis qu’à Toulon, celui de la Marine bénéficie des vestiges monumentaux de l’arsenal. Dans cette ville, sur le mont Faron qui la domine, c’est un élément du système défensif du XIXe siècle, la Tour Beaumont, qui a été utilisé pour installer en 1964 le Mémorial du Débarquement dont la rénovation a été actée en 2014.

70 ans après, la commémoration du Débarquement de Méditerranée au Mont Faron

70 ans après, la commémoration du Débarquement de Méditerranée au Mont Faron

Pour le 70e anniversaire du débarquement en Provence, le président de la République s’est rendu au matin du 15 août 2014 au Mémorial du Débarquement au Mont Faron à Toulon pour rendre hommage aux Français et Françaises qui, aux côtés des Alliés, participèrent à la libération du pays.
15 aoû 2014
02m 04s
Fiche (01004)

Si les fortifications anciennes ont depuis longtemps fait l’objet de mesures de préservation, l’intérêt pour l’architecture militaire des XIXe et XXe siècle est plus récent. Sa valorisation est souvent le fait des associations qui restaurent et font découvrir certaines des constructions défensives les plus spectaculaires qui longent la frontière des Alpes (fortifications Séré de Rivière, par exemple à Sospel, ou ouvrages Maginot à Sainte-Agnès, au dessus de Menton).

La célébration de l’art et des artistes (XXe siècle-début du XXIe siècle)

La loi Malraux de 1962, en créant des secteurs sauvegardés, a donné une impulsion majeure à la préservation du patrimoine en milieu urbain. Celle-ci concerne de plus en plus, même si c’est de façon inégale, l’urbanisme de la deuxième moitié du XIXe siècle ou du début du XXe, y compris dans ses formes longtemps négligées, comme la statuaire. Mais, évidemment, ce sont les monuments les plus prestigieux qui bénéficient surtout de l’attention des responsables et acteurs du patrimoine, ainsi à Marseille, ces dernières années, pour la rénovation de Notre-Dame de la Garde ou, dans le cadre de « Marseille 2013 », celle du Palais Longchamp dans lequel est logé le Musée des Beaux-Arts de Marseille.

Marseille Provence 2013 : Le Grand Atelier du Midi

Marseille Provence 2013 : Le Grand Atelier du Midi

L'exposition ''Le Grand Atelier du Midi'' est conçue comme un diptyque, se déroulant au Palais Longchamp à Marseille et au musée Granet d'Aix-en-Provence. L'évènement réunit près de 200 chefs d'oeuvre de la peinture entre 1880 et 1960.
Le volet aixois décrit les aventures du trait, du dessin et de la composition, depuis Paul Cézanne jusqu'à Henri Matisse.
Le volet marseillais raconte la réinvention de la couleur avec des toiles de Vincent Van Gogh, Claude Monet, Paul Gauguin ou Pierre Bonnard.
10 juin 2013
06m 17s
Fiche (01038)

Les ensembles urbains datant de la « Belle époque » les mieux préservés, en dépit de nombreuses atteintes, se trouvent sur le littoral qui a été transformé par la fréquentation des plus hautes classes de la société à partir de la fin du XIXe siècle. La période est marquée par la construction de grands hôtels et de villas. Dans les Alpes-Maritimes, les villas d’Ephrussi de Rothschild au Cap-Ferrat et de l’archéologue Théodore Reinach, Kérylos, tout à côté, à Beaulieu, en sont les exemples les plus extraordinaires parmi celles que l’on peut visiter. Mais c’est Nice que l’on trouve l’ensemble le plus remarquable et le plus dense de ces constructions nouvelles, liées à l’essor que la ville a connu après 1860, alors qu’elle devenait la résidence d’hiver d’une partie des fortunes européennes. C’est donc ici le tourisme qui a généré un patrimoine exceptionnel.

Les effets de ce tourisme au XXe siècle sont moins positifs. Pourtant, même si l’urbanisation débridée de la deuxième moitié du siècle a largement défiguré la façade littorale, quelques créations architecturales originales par leur modernisme radical ont été sauvées : la villa Noailles à Hyères, œuvre de Mallet-Stevens qui sert aujourd’hui à des expositions de design ou de mode remarquées, l’hôtel Latitude 43 à Saint-Tropez ou bien encore la villa E1027 à Roquebrune-Cap-Martin.

La restauration de la villa E1027 d'Eileen Gray à Roquebrune-Cap-Martin

La restauration de la villa E1027 d'Eileen Gray à Roquebrune-Cap-Martin

La villa d'Eileen Gray (Villa E1027), longtemps abandonnée, a été rachetée par la commune de Roquebrune-Cap-Martin. C’est un des hauts lieux de l’architecture du XXe siècle sur la Côte d’Azur, marqué par la présence de Le Corbusier. Sa restauration vient de commencer.
04 juin 2008
01m 52s
Fiche (01017)

Cette villa est marquée par la présence de Le Corbusier, dont l’œuvre majeure de l’architecte dans la région reste, bien entendu, l’unité d’habitation - La Cité radieuse - qu’il a construit à Marseille entre 1947 et 1952.

La région provençale et son littoral qui, de Hyères à Menton, devient la Côte d’Azur après la description que publie en 1887 Stephen Liégeard, ont attiré les peintres qui allaient acquérir une réputation internationale, en même temps que la haute société européenne qui leur achetait leurs œuvres. C’est ce qui vaut à la région une densité exceptionnelle de musées dédiés à des artistes mondialement connus. L’un des premiers a été Paul Signac qui découvre Saint-Tropez grâce à Guy de Maupassant et s’y installe. Le Musée de l’Annonciade conserve certaines de ses œuvres et celles de peintres qui l’ont suivi dans le petit port varois. Matisse et Bonnard ont été de ceux-là, avant d’opter pour les Alpes-Maritimes. C’est pourquoi s’est ouvert à Nice, en 1963, le Musée Matisse, dans sa villa de Cimiez, et, bien plus récemment, le Musée Bonnard au Cannet.

Nice fête les 50 ans du musée Matisse

Nice fête les 50 ans du musée Matisse

A partir de juin 2013 et jusqu'en septembre, toute la ville de Nice fêtera les 50 ans du musée Henri Matisse à Cimiez.
Huit expositions seront à découvrir à travers la ville avec des oeuvres venues de musées français et étrangers.
20 juin 2013
01m 58s
Fiche (01040)
L'inauguration du Musée Bonnard au Cannet

L'inauguration du Musée Bonnard au Cannet

À l'occasion de l'inauguration du musée Bonnard, visite de la villa qu'a occupé et qui a inspiré le peintre Pierre Bonnard au Cannet, sur la Côte d’Azur, non loin de Cannes. C’est le premier musée consacré à l'artiste.
24 juin 2011
03m 01s
Fiche (01026)

Ces deux artistes avaient été précédés par Renoir qui s’est installé à Cagnes dont le musée a été aménagé, lui aussi, dès 1960, dans la villa où il résidait.

Visite privée du Musée Renoir avant sa réouverture

Visite privée du Musée Renoir avant sa réouverture

Après 18 mois de travaux, le Musée Renoir de Cagnes-sur-Mer va enfin rouvrir ses portes. La maison est désormais fidèle à ce qu’elle était au début du siècle dernier, quand Auguste Renoir l’occupait.
19 juil 2013
01m 58s
Fiche (01051)

Bien d’autres peintres les suivent, notamment Dufy, Picabia, puis Masson, Chagall dont le musée à Nice est inauguré en 1973, De Staël et, bien entendu, Picasso qui marque plusieurs lieux de son passage, d’abord Antibes où le château abrite depuis 1966 le musée qui lui est consacré, mais aussi Vallauris où il a résidé autour de 1950.

 Exposition de céramique à Vallauris

Exposition de céramique à Vallauris

L'exposition 1957 de céramiques à Vallauris jouit cette année d'un prestige particulier en raison de la participation de Pablo Picasso, qui présente plusieurs pièces. L'artiste est venu en famille visiter l'exposition.

23 juil 1957
02m 11s
Fiche (00309)

Les rapports de Fernand Léger avec la région sont plus minces, mais son musée, à Biot, est pourtant l’une des premières constructions de ce type ex nihilo, puisque le bâtiment et son parc sont aménagés sur un ancien terrain horticole.

André Malraux inaugure le musée Fernand Léger

André Malraux inaugure le musée Fernand Léger

Arrivée dans le Midi en avion d’André Malraux, ministre d’État chargé des Affaires culturelles. Il se rend au musée (séquences muettes), puis il visite le musée en compagnie de Nadia Léger, veuve du peintre, et de Georges Bauquier, conservateur du musée. Cette séquence sonore permet d’entendre les commentaires faits sur l’œuvre du peintre par le ministre et ses hôtes. Extrait du discours prononcé par André Malraux.

04 fév 1969
04m 21s
Fiche (00371)
Le musée Fernand Léger

Le musée Fernand Léger

Vue extérieure du musée qui vient d’être édifié à Biot pour accueillir les œuvres de Fernand Léger, avec la grande céramique-mosaïque de la façade. Vues intérieures des grandes salles lumineuses du musée, accueillant les œuvres du peintre.

05 aoû 1959
35s
Fiche (00225)

Les galeristes ont suivi les peintres et leur clientèle. Ils se partagent entre Paris et la Côte. Le plus connu d’entre eux est Aimé Maeght qui, depuis la guerre, a accompagné les principaux artistes du temps (Miro, Chagall, Calder, Kandinsky, Giacometti, etc.). Son épouse et lui créent, en 1964, leur Fondation aux abords de Saint-Paul-de-Vence. Le village perché au sommet de sa butte est l’un des rendez-vous du monde littéraire et artistique, avant d’être atteint par la vague touristique, tandis que la Fondation, d’emblée, joue un rôle pionnier dans l’appréhension par le grand public des formes artistiques neuves.

 Inauguration de la Fondation Maeght

Inauguration de la Fondation Maeght

Inauguration de la fondation Marguerite et Aimé Maeght, en présence du ministre des affaires culturelles André Malraux et d'artistes contemporains, dont les oeuvres ornent la fondation et son parc.

01 aoû 1964
10m 15s
Fiche (00229)

Elle reste aujourd’hui l’une des étapes obligées du tourisme culturel dans la région.

Réouverture de la fondation Maeght

Réouverture de la fondation Maeght

La Fondation Maeght vient de rouvrir ses portes au public après 5 mois de travaux qui lui ont restitué sa physionomie originelle. Elle prépare sa grande exposition de l'été qui sera consacrée au sculpteur Alberto Giacometti.
06 mai 2010
01m 59s
Fiche (01019)

Son succès tient aussi au cadre que lui a donné l’architecte Josep Luis Sert, ouvrant ainsi la voie à la création de musées associant l’intérêt d’une collection et l’originalité de l’œuvre qui l’abrite. La plus récente réalisation de ce type, le Musée Cocteau à Menton, ouvert en 2011, le démontre, tant l’attraction qu’il exerce tient aussi à l’écrin que Rudy Ricciotti a conçu.

L'ouverture du Musée Cocteau à Menton

L'ouverture du Musée Cocteau à Menton

Le Musée Cocteau à Menton ouvre ses portes. C’est une création de l'architecte Rudy Ricciotti. Il expose la collection privée d'un donateur, Séverin Wunderman, qui est à l'origine de ce musée.
05 nov 2011
05m 54s
Fiche (01030)

Que la Côte d’Azur concentre les principaux lieux consacrés à des peintres du XXe siècle ne peut faire oublier tous les autres, qui, dans la région, ont été marqués par la présence d’artistes : Martigues où Félix Ziem, dont le musée existe depuis 1908, séjournait lorsqu’il n’était pas à Nice, Gordes dans le Vaucluse fréquenté par des photographes comme Willy Ronis ou des peintres comme Chagall ou Vasarely, Saint-Rémy et Arles, inséparables de Van Gogh, etc. Et puis il y a les sites cézaniens, la Sainte-Victoire et Le Tholonet près d’Aix, L’Estaque à Marseille, par où beaucoup de peintres passent - Monet, Dufy, Braque, Renoir - pour découvrir les lieux et la lumière qui inspirent le maître aixois. Cézanne leur ouvre la route de la Côte d’Azur en même temps qu’il les lance sur la voie que la peinture du XXe siècle allait suivre. Aix, sa ville, l’a pourtant boudé longtemps, avant de se rattraper à partir des années cinquante et d’utiliser la notoriété internationale qu’il lui laisse en héritage.

 Lancement de l'Année Cézanne

Lancement de l'Année Cézanne

L'année Cézanne commence à Aix-en-Provence, à l'occasion du centenaire de la mort du peintre. En prélude à l'exposition qui se tiendra dans la ville natale du peintre, du 9 juin au 17 septembre, les visiteurs pourront découvrir la bastide du Jas de Bouffan, où l'artiste a vécu et travaillé pendant quarante ans ou les carrières de Bibémus au pied de la sainte Victoire.

06 avr 2006
02m 02s
Fiche (00550)

Le Musée Granet, l’un des plus vieux musées des Beaux-Arts de la région (1838), complètement rénové en 2006, a enrichi ses collections grâce au dépôt par l’État de plusieurs tableaux du maître en 1984. Mais, reflet d’une tendance plus générale, il s’oriente aussi vers la peinture contemporaine grâce à d’autres dépôts, qui lui permettent en 2013 d’inaugurer le « Granet XXe » dans l’ancienne chapelle des Pénitents blancs.

La Fondation Planque exposée au Musée Granet

La Fondation Planque exposée au Musée Granet

L'exceptionnelle collection de la Fondation Jean et Suzanne Planque est déposée au Musée Granet pour quinze ans. Afin de saluer cette collaboration exceptionnelle, le musée expose à l'été 2011 plus de 120 chefs-d’œuvre de cette collection inestimable, sous l'ombre de Cézanne.
08 juin 2011
02m 15s
Fiche (01025)

Cette évolution, dont le Musée Cantini de Marseille a été l’un des précurseurs en se consacrant aux œuvres contemporaines dès les années cinquante, s’inscrit dans un courant qui a vu se multiplier les lieux dédiés à l’art le plus récent depuis un quart de siècle. Au premier plan, se trouve la Fondation Lambert à Avignon, créée en 2000 et agrandie en 2015, qui comme Cantini réutilise un hôtel du XVIIIe siècle. D’autres ont pris le parti de la création avec des réussites diverses, entre la massivité du MAMAC (Musée d’art moderne et d’art contemporain) de Nice inauguré en 1994 et l’audace du nouveau siège du FRAC (Fonds régional d’art contemporain) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ouvert à Marseille en 2013 sur les plans de l’architecte japonais Kengo Kuma. Une nouvelle tendance, inaugurée par le domaine de Château La Coste (Le Puy-Sainte-Réparade, non loin d’Aix-en-Provence) en 2011 et suivie plus récemment en particulier dans le Var, associe, sur un modèle importé des États-Unis, installations artistiques monumentales, domaines viticoles et espaces naturels.

Si les artistes ont laissé une marque profonde de leur passage ou de leur séjour dans la région, il n’en va pas de même de la foule des écrivains français et étrangers qui, en même temps qu’eux, fréquentant les mêmes lieux et le même monde, s’établissent sur le littoral de Provence depuis la fin du XIXe siècle. Beaucoup y ont écrit, mais peu ont laissé une trace significative, à moins qu’ils soient restés fidèles à la région où ils étaient nés ou qu’ils avaient adoptée. C’est alors plutôt la Provence intérieure qui a bénéficié de leur présence. C’est Manosque grâce à Giono, l’arrière-pays marseillais pour Pagnol, Maillane et les Alpilles pour Mistral et Marie Mauron, l’Isle-sur-Sorgue avec René Char, Lourmarin où se croisent les traces d’Henri Bosco et d’Albert Camus, mais c’est à Aix-en-Provence que le prix Nobel de littérature Saint-John Perse lègue ses collections, désormais intégrées au sein de la Cité du Livre.

 Le musée René Char à l'Isle sur Sorgue

Le musée René Char à l'Isle sur Sorgue

René Char a inauguré un musée où sont conservés ses ouvrages poétiques, peintures et documents divers. 50 ans de vie artistique sont ainsi réunis sur les lieux de son enfance. Jack Lang a rendu hommage à l'homme et son oeuvre.

03 sep 1982
01m 56s
Fiche (00453)
 La Fondation Saint John Perse à Aix en Provence

La Fondation Saint John Perse à Aix en Provence

La Fondation Saint John Perse a été créée pour conserver les oeuvres du poète et pour constituer un centre d'études de sa poésie. La fondation ouvre avec une première exposition sur le thème "Saint John Perse et les oiseaux".

21 juin 1976
02m 38s
Fiche (00412)

Faut-il la ranger parmi les écrivains ? En tout cas, c’est par le livre qu’Alexandra David-Néel a fait connaître le Tibet et le bouddhisme et c’est un bout de Tibet - Samten Dzong, « la Forteresse de la méditation » - qu’elle a légué à la ville de Digne.

 Le musée Alexandra David-Néel à Digne

Le musée Alexandra David-Néel à Digne

Reportage à Samten Dzong, la maison de Digne dans laquelle a vécu Alexandra David-Néel, décédée en 1969. Marie-Madeleine Peyronnet, ancienne gouvernante de l'exploratrice, raconte sa vie, ses voyages et explique le travail à réaliser afin de transformer la maison en musée.

26 nov 1975
03m 28s
Fiche (00405)

Littérature, arts plastiques, photographie, cinéma, philosophie, histoire, anthropologie, tout se croise au sein de la création la plus ambitieuse et la plus emblématique de ce début de XXIe siècle : le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM), inauguré à Marseille en 2013. Associant le vieux fort Saint-Jean et l’architecture audacieuse de Rudy Ricciotti, il entend relier le passé et le présent des sociétés méditerranéennes. Conçu comme un lieu de culture vivante, il est aussi un pôle touristique à vocation internationale. Enraciné par ses collections permanentes en Europe, il concerne les deux rives de la mer commune et il était donc naturel que le voyage des Repères méditerranéens se termine par lui.

Visite de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, au MuCEM

Visite de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, au MuCEM

Entouré des représentants des collectivités locales, Frédéric Mitterrand visite le site et confirme son soutien prioritaire au projet qui est en gestation depuis 2004. Il veut en faire l’une de ses priorités alors que des recours ont encore reporté le début des travaux de juin à octobre. Il est le quatrième ministre de la Culture à se rendre sur l’emplacement du futur MuCEM. Il évoque ses racines marseillaises et son goût pour la Méditerranée chère à Fernand Braudel.
05 juil 2009
01m 12s
Fiche (01060)
Inauguration du MuCEM par le président de la République François Hollande

Inauguration du MuCEM par le président de la République François Hollande

Attendu depuis plusieurs années, le Mucem, Musée des civilisations d'Europe et de la Méditerranée, est enfin inauguré dans le cadre de l'année ''Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la Culture''. Bruno Suzarelli, directeur du Mucem, guide François Hollande durant la visite inaugurale.
04 juin 2013
02m
Fiche (01037)

Bibliographie sommaire

Introductions

  • LIÉGEARD Stephen, La Côte d’Azur (1887), Nice rééd. Serre, 1988, 628 p.
  • TÉMIME Emile, Voyages en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Paris, Gallimard, collection « Découvertes Histoire », 112 p., 1997.

Outre les guides classiques, signalons dans les collections à vocation d’encyclopédies culturelles :

Encyclopédie Bonneton (Paris, Christine Bonneton)

  • BERTRAND Régis, BROMBERGER Christian, MARTEL Claude, MAURON Claude, ONIMUS Jean, FERRIER Jean-Paul, Provence, 2002, 320 p.
  • BESSON-LECRINIER Sylvie, DUCLOS Jean-Claude, FAURE Alain, MOUSTIER Philippe, ROUX Christine, Hautes-Alpes, 2009, 312 p.

Encyclopédie d’une montagne provençale (Forcalquier, Les Alpes de Lumière)

  • BARRUOL Guy dir., Les monts du Vaucluse, à paraître 2016.
  • BARRUOL Guy, DE RÉPARAZ André, ROYER Jean-Yves, La montagne de Lure, 2004, 320 p.
  • BARRUOL Guy, DAUTIER Nerte, MONDON Bernard (coord.), Le mont Ventoux, 2007, 348 p.
  • BARRUOL Guy, DAUTIER Nerte dir., Les Alpilles, 2009, 348 p.
  • DUMAS Marc dir., Le Luberon, tome 1 (milieu naturel, histoire et peuplement), 2013, 343 p., et tome 2 (économie, architecture, culture), 331 p., 2014

Encyclopédie du voyage (Paris, Gallimard)

  • Alpes-de-Haute-Provence, 2008, 372 p.
  • Alpes-Maritimes, 2008, 408 p.
  • Bouches-du-Rhône, 1994, 406 p.
  • Var, 2004, 384 p.
  • Vaucluse, 372 p., 2007

Guides de La Manufacture (Besançon)

  • BERTRAND Régis et TIRONE Lucien, Le Guide de Marseille, 1991, 376 p.
  • COULET Noël, DAUTIER Nerte, DAUTIER Yves, JEAN Raymond, Le Guide d’Aix-en-Provence, 1996 255 p.
  • COURTOT Roland, GIRARD Nicole, MONNIER Gérard, Le Guide de Martigues et de l’Etang de Berre, 1988, 200 p.
  • COURTOT Roland et RINAUDO Yves, Le Guide du Var, 1992, 260 p.
  • FUSTER-DAUTIER Nerte, DAUTIER Yves, LERRANT Jean-Jacques, MIGNON Paul-Louis, PUAUX Mély et Paul, Le Guide d’Avignon, 1987, 334 p.
  • DUPUY Pierre, Le Guide de la Camargue, 1989, 325 p.

Et hors collection :

  • BARTOLI Pascal et BONILLO Jean-Luc, L’architecture du XXe siècle dans le Var, Marseille, Editions Imbernon, 2010, 212 p.
  • DELESTRE Xavier dir., 15 ans d’archéologie en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Aix-en-Provence, Édisud-Service régional d’archéologie, 2005.