Parcours thématique

Les Landes : une palette de paysages de caractère

Bénédicte Boyrie-Fénié

Introduction : Une mosaïque de "pays" au caractère fort

L' "Hymne landais", composé par Michel Gieure, le résume bien : ce territoire est constitué d'une mosaïque de "pays" qui se déclinent dans une palette de paysages et d'ambiances diverses, fédérés cependant par le sentiment d'appartenir à une même fratrie.

De Gabarret dinc a la còsta, de Peirahorada au Bordalés, qu'èm entre amics e qu'èm a nòste, qu'èm entre amics e tots Landés ...[1] Le style est pompier – celui d'une époque – mais ce chant, repris spontanément dans les stades et fêtes locales traduit bien le sentiment de participer d'un même ensemble tout en arborant sa différence.

Que son aquí, los òmis de la Lana, los de Shalòssa e los deu Marensin, los deu país on la tèrra es tant grana... tèrra d'estanhs on los só se miralha, tèrra de camps, de vinhas e d'arrojòts, tèrra de pins on lo gemèr tribalha tà har pishar la gèma hens los cuchòts... [2] : le département XL dans toute sa diversité !

De fait, dans son apparente homogénéité, les Landes qui procèdent de l'atomisation d'un pan de l'ancienne province de Gascogne, conservent intrinsèquement leur caractère propre, résultante des données naturelles et de l'Histoire. Héritières de quatre diocèses, elles sont écartelées entre le Béarn au sud, l'Armagnac à l'est, le Bazadais et le Bordelais au nord dont elles reçoivent les influences.

Créées, comme tous les départements français, par la Constituante, en 1790, elles constituent un territoire original au cœur de la Gascogne linguistique, ne se résumant pas au prisme déformant des axes autoroutiers. Bien au contraire, cet ensemble est fait d'une multitude de terroirs que l'émergence d'un tourisme responsable met aujourd'hui en valeur.

Sous l'uniforme couverture du pinhadar, le département constitue donc un vaste espace "départi" en plusieurs milieux rassemblés sous une appellation réductrice, bien éloignée de la réalité. Car, même si l'espace dévolu à la lande jadis, à la forêt aujourd'hui, est majoritaire, une quinzaine de terroirs bien identifiés le composent.

<i> Landes, mille pays une âme</i> d'Olivier Deck

Landes, mille pays une âme d'Olivier Deck

Pendant un mois, l'écrivain Olivier Deck a parcouru les Landes. De ce périple est né un livre intitulé Landes, mille pays une âme qui offre une vision inédite du département qui oscille, en ce début du XXIe siècle, entre tradition et modernité.

30 déc 2004
02m 03s
Fiche (00005)

[1] "De Gabarret jusqu'à la côte, de Peyrehorade au Bordelais, nous sommes entre amis, chez nous, nous sommes entre amis et tous Landais..."

[2] "Ils sont ici, les hommes de la Lande, ceux de Chalosse et ceux du Marensin, ceux du pays où la terre est si grande... terre d'étangs où le soleil se reflète, terre de champs, de vignes et de petits ruisseaux, pays des pins où le résinier travaille pour faire couler la résine dans les pots..."

Une mosaïque de "pays" au caractère fort

Communes, communautés de communes, cantons, circonscriptions n'effacent pas ici, dans l'inconscient collectif, le concept très ancien de "pays" : pays historique, issu du pagus antique, mais aussi pays perçu, pays vécu. Certes, on est Landais mais, on est, avant tout, de la Chalosse, du Born ou de la Grande Lande.

Parler "noir" et parler "clair", côtes et coteaux, limons et sables, forêt et campagne, bâti de pierre et de pisé, tout oppose dans une belle hétérogénéité des populations unies autour du chef-lieu, familièrement appelé Lou Moun (Lo Mont). Une infinie déclinaison de milieux et de paysages tissent un territoire qui ne se livre pas spontanément mais qui se mérite.

Visages des Landes

Visages des Landes

Les Landes présentent une multitude de paysages qui évoluent au fil du temps et des hommes : la Chalosse, caractérisée par un relief de collines où se développent les cultures agricoles ; la Haute Lande recouverte de pins au XIXe siècle et où est créé le domaine de Solférino ; Arjuzanx, dans le Brassenx, dont l'ancien site minier est en cours de reconversion en une vaste réserve naturelle.

24 juin 1999
11m 11s
Fiche (00238)

Les paysages forestiers

Grande Lande

Grande Lande : landes plurielles, Leyre, agro-pastoralisme, forêt-galerie, forêt industrielle, incendies, industrie du bois, reconversion touristique et Parc naturel des Landes de Gascogne.

L'appellation "Grande Lande" est une francisation du gascon lana gran qui correspond grosso modo au quadrilatère marécageux Captieux-Luxey-Lencouacq-Losse. Ce sont les bergers béarnais descendant de la montagne avec leurs troupeaux qui seraient à l'origine de cette dénomination apparue - semble-t-il - assez tardivement et vulgarisée par le folkloriste Félix Arnaudin (1844-1921) originaire de Labouheyre.

Les cartes du XVIIIe siècle, de Cassini ou de Belleyme, l'ignorent en tout cas mentionnant seulement les Lannes de Bordeaux, les Petites Landes du Bazadais ou de l'Albret plus au sud-est et, à proximité de la côte, au nord, les Landes du Médoc .

Il faut attendre le milieu des années 1970 pour qu'émerge le concept de "Haute Lande". D'essence plutôt économique, dans la mouvance des structures étatiques d'aménagement du territoire et de la régionalisation, cette terminologie adoptée par le quotidien Sud-Ouest comme cadre géographique pour l'édition 19A "Mont-de-Marsan" du nord du territoire, est, en fait, transdépartementale. Elle regroupe le sud de la Gironde, le nord des Landes et l'extrémité ouest du Lot-et-Garonne. Un espace quelque peu flou et évolutif que vient compliquer, en 2003, la création du "pays" des Landes de Gascogne (Groupement d'Intérêt Public de Développement Local), allant jusqu'au Bazadais et au Bas-Armagnac landais.

Quelle est sa physionomie ?

D'abord, une topographie particulière composée de plusieurs ensembles : la lande humide, à pente quasiment nulle, le platià ou platiet, sans écoulement, où abondent lagunes et marais, puis le bassin versant de l'Eyre dont le thalweg [1] s'inscrit profondément dans le plateau sableux et qui accueille, sur les versants bien drainés, les "quartiers" ceinturés de champs. Enfin, les dunes fossiles (tucs) constituant les seuls points hauts dans la platitude générale.

Ensuite, une ambiance climatique engendrant une végétation spécifique. L'hiver et le printemps y sont plutôt pluvieux, même si la sécheresse relativement fréquente de mars peut entraîner des incendies d'autant plus graves que le sous-bois est sec. En dépit des orages parfois sévères, l'été, souvent suivi d'une belle arrière-saison, est globalement peu arrosé.

Selon les nuances du milieu, la couverture végétale se décline en trois variables : lande sèche dominée par la fougère, lande mésophile et lande humide caractérisée par la molinie (augar ou auguicha). Le boisement naturel y est partout composé de chênes (chênes pédonculés, rouvres et tauzins) et, bien sûr, de pins maritimes, dont l'usage industriel a suscité dès le XIXe siècle l'extension du pinhadar mité, çà et là, par les clairières béantes des champs de maïs.

Enfin, un espace original apprivoisé par l'homme. L'habitat rural traditionnel y est dispersé, organisé en "quartiers", eux-mêmes constitués de bâtiments épars (logements et dépendances) disposés au milieu de l'airial. Routes et chemins de terre nommés carrejas relient ces noyaux habités qui fonctionnent longtemps en autarcie. Un mode de vie original, fondé sur l'équilibre agro-pastoral, bouleversé par la loi de 1857, présenté à l'écomusée de Marquèze, à Sabres, au cœur du Parc naturel régional des Landes de Gascogne.

L'appellatif "Grande Lande" se justifie donc quand on considère la place qui lui est réservée sur les cartes expliquant, de facto, le concept de "Petites Landes" qui apparaît à sa périphérie.

Jean-Paul Kauffmann à propos de son livre <i>La Maison du retour</i>

Jean-Paul Kauffmann à propos de son livre La Maison du retour

Détenu pendant trois ans au Liban, l'écrivain et journaliste Jean-Paul Kauffmann décide, au lendemain de sa libération, de s'installer dans une vielle bâtisse, en Haute Lande. Dans son roman, La Maison du retour, l'auteur raconte cette installation qui lui a permis de se reconstruire au contact de la nature.

11 avr 2007
01m 50s
Fiche (00007)
Balade en forêt landaise

Balade en forêt landaise

A l'occasion d'une balade, une jeune guide nous propose de découvrir les particularités de la forêt landaise, à travers son histoire et la présentation des plantes qui constituent son sous-bois. La promenade s'achève sur les bords de l'étang Bourg Vieux, une réserve d'eau douce naturelle qui abrite nombre d'espèces sauvages animales et végétales.

03 oct 2000
02m 52s
Fiche (00401)
Au pays de la résine [Muet]

Au pays de la résine [Muet]

Après une rapide présentation de la ville de Dax, le documentaire s'intéresse au gemmage et à la distillation de la résine qui permet d'obtenir l'essence de térébenthine et la colophane. Il se termine par une mise en garde sur les menaces qui pèsent sur la forêt des Landes : la surexploitation et les incendies.

1921
06m 26s
Fiche (00103)
Les Landes : la forêt ou les hommes ?

Les Landes : la forêt ou les hommes ?

Dans les Landes, l'implantation massive de pins résultant de la loi du 19 juin 1857, encouragée par Napoléon III, engendre de profondes mutations dans la société et le mode de vie des Landais. En un demi siècle, l'ancien système agro-pastoral est supplanté par un système sylvicole entièrement tourné vers l'exploitation de la résine et basé sur la privatisation des espaces communautaires.

12 oct 1982
34m 37s
Fiche (00105)
Les airiaux : paysage typique des Landes

Les airiaux : paysage typique des Landes

L'opération menée pendant 4 ans par Aquitaine Forêt Service, visant à dresser un état des lieux des airiaux du canton de Roquefort, a permis d'évaluer les besoins en matière de pérennisation de leurs végétaux et d'amorcer l'entretien de certains chênes plusieurs fois centenaires. Par ailleurs, la dendrochronologie a permis de dater certains airiaux du XIIIe et XIVe siècles.

28 jan 2002
05m 57s
Fiche (00301)

[1] Mot allemand, employé en topographie, synonyme de vallon.

Petites Landes

Petites Landes : faibles densités, voie ancienne, Bessaut, pinhadar .

Mentionnées sur les cartes anciennes un peu au sud des Lannes de Bordeaux, les "Petites Landes" s'étirent, en fait, entre Bazadais et Marsan, au travers des terres de l'Albret.

Entre Captieux et Villeneuve-de-Marsan, par Bourriot-Bergonce, Retjons et Roquefort, la route y est considérée jadis comme relativement sûre pour atteindre l'Adour. On la préfère à celle de la Grande Lande, incertaine et isolée si bien que, en 1909 encore, certains guides touristiques recommandent aux rares automobilistes d'emprunter la route Langon-Casteljaloux-Mont-de-Marsan pour se rendre à Bayonne... Malgré la traversée des marais de Lubbon et d'Estigarde, le revêtement du "chemin blanc", c'est-à-dire empierré, y est paraît-il meilleur.

Le pèlerin venant de Vézelay par Bazas l'emprunte pour atteindre le Béarn et se repose à la commanderie de Bessaut ou dans la superbe église de Lugaut [1], cachées au milieu des bois, qui constituent aujourd'hui un patrimoine précieux pour les communes de Lencouacq et de Retjons.

Les Petites Landes, englobées dans les années 1970 à la Haute-Lande "socio-économique", sont aujourd'hui fondues dans le Pays des Landes de Gascogne, entité assez large apparue en 2004 dans la logique de la loi Voynet alors que le concept de Landes de Bordeaux a totalement disparu.

Le circuit des églises à peintures murales

Le circuit des églises à peintures murales

Le Parc naturel régional des Landes de Gascogne propose de découvrir quatre siècles d'art pictural religieux à travers un circuit de sept églises landaises et girondines. Ces fresques particulièrement bien conservées, datant du XVIe siècle pour les plus anciennes, offrent des programmes iconographiques variés.

30 juil 1995
02m 52s
Fiche (00237)

[1] Cette petite église romane possède les plus belles peintures murales du département. Elles s'organisent en plusieurs registres surmontés par un phylactère qui rappelle la domination du pays par la famille d'Albret.

Landes de Bordeaux

Landes de Bordeaux : un concept "historique", la grande voie de Tours.

Si on ne parle plus en effet aujourd'hui des "Landes de Bordeaux", on ne peut passer sous silence ce vaste ensemble qui s'étire, en Gironde, des portes de la métropole aquitaine jusqu'au pays de Buch à l'est et à la Grande Lande que l'on aborde au Muret, au sud. Toutes les cartes anciennes la mentionnent, avec une acception plus large cependant puisque, jusqu'au XIXe siècle, elle recouvrait ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui le "triangle landais" recouvert de pins maritimes.

Elle s'inscrit, en réalité, le long du grand axe médiéval rectiligne menant de Bordeaux à l'Espagne, dans un interfluve mal drainé, redouté par les pèlerins de jadis qui empruntaient ici ce tronçon de la via turensis ou "voie de Tours". Ceux-là mêmes qui créent une légende noire liée à l'insalubrité de ce territoire jalonné d'une poignée de bourgs improbables dans une vastitude infinie autour du Barp, seul bourg important du secteur.

Jeu du hasard et du destin : certains pays tombent dans l'oubli quand d'autres retrouvent un second souffle. C'est le cas du Brassenx, aux franges méridionales de la Grande Lande, aux alentours de Morcenx.

Inauguration du balisage de la voie de Tours sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle

Inauguration du balisage de la voie de Tours sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle

Une centaine de randonneurs se sont réunis à Saint-Paul-lès-Dax pour l'inauguration du balisage des 180 kilomètres landais de la voie de Tours menant à Saint-Jacques-de-Compostelle.

07 juil 2002
01m 57s
Fiche (00240)

Brassenx

Brassenx : Lande de Cornalis, voie ferrée, lignite et reconversion.

Ce petit pays, ancré au cœur du département, englobe les territoires d'Arengosse, Arjuzanx et Morcenx ; il comprend l'ancienne lande de Cornalis où se dressait jadis une petite chapelle des Templiers. Une vaste lagune immortalisée par les clichés de Félix Arnaudin en faisait un lieu de rassemblement des troupeaux.

Rien ne prédispose donc le Brassenx, trait d'union entre la Grande Lande et les "Pays de l'Adour", à devenir un pôle d'attraction économique. Mais l'assainissement et la mise en valeur des landes et le passage d'une voie ferrée sur un axe international, réalisés sous le Second Empire, en décident autrement, préfigurant les bouleversements qui surviennent au début des années 1960 avec l'exploitation d'une importante mine de lignite alimentant une centrale thermique jusqu'en 1992.

Domaine de la lande humide, le Brassenx accueille aujourd'hui, en lieu et place de la vaste friche industrielle, une grande réserve naturelle pour oiseaux migrateurs et faune sauvage... Bel exemple de reconversion menée en accord entre EDF et les collectivités territoriales.

Largement colonisé par la maïsiculture productiviste, le petit pays historique porte cependant aujourd'hui les stigmates de la tempête Klaus qui le laissent à nu sur des milliers d'hectares. Terre un peu triste sur la route des riants pays de l'Adour.

Vers une reconversion du site d'Arjuzanx

Vers une reconversion du site d'Arjuzanx

D'ici trois ans, la centrale thermique d'Arjuzanx fermera définitivement ses portes, laissant derrière elle pas moins de 2700 hectares défigurés par 30 années d'extraction de lignite. Aussi, pour préserver l'emploi dans la région, EDF, en collaboration avec l'ONF, décide de reconvertir le site minier en réserve naturelle.

27 juin 1989
02m
Fiche (00213)
La forêt des Landes dévastée par la tempête <i>Klaus</i>

La forêt des Landes dévastée par la tempête Klaus

La tempête Klaus a dévasté 60% du massif forestier landais occasionnant de nombreux dégâts. Les travaux de déblaiement et de sécurisation des chemins forestiers ont commencé. Les conséquences économiques pour la filière bois s'annoncent lourdes, le reboisement après la tempête de 1999 étant à peine terminé.

25 jan 2009
03m 11s
Fiche (00065)

Le long de l'Adour

Tursan

Tursan : Aire, collines et vignobles, faïences.

À l'ouest d'Aire-sur-Adour, sur la rive gauche du fleuve, avec pour limite méridionale la vaste plaine des landes d'Agès parsemée de tumuli protohistoriques, s'étend le Tursan.

Inclus dans l'ancienne Novempopulanie [1], il composait avec le Gabardan, le Marsan et le pays d'Aire stricto sensu, le diocèse d'Aire ou Airais. Du XIIe siècle au début du XIVe siècle, on y implante les "bastides" de Pimbo, Grenade, Geaune et Miramont.

Le pays est profondément agricole, comme la Chalosse voisine, mais il s'en distingue par une production plus importante de vins qui, acheminés jadis par le fleuve, firent sa réputation jusqu'en Angleterre.

Le vin de Tursan

Le vin de Tursan

Le vin de Tursan 1987 vient d'arriver ; l'occasion de présenter ce vin régional dont le succès dépasse les frontières françaises grâce notamment à une politique commerciale dynamique et à une sélection rigoureuse menée par la cave coopérative de Geaune.

30 oct 1987
01m 23s
Fiche (00189)

Au début du XVIIIe siècle, une faïencerie fondée à Samadet par l'abbé Roquépine contribue à renforcer la notoriété du Tursan ; elle fonctionne jusqu'en 1838 expliquant que Samadet est aujourd'hui connu de tous les bons antiquaires.

La porcelaine de Samadet

La porcelaine de Samadet

Entre 1730 et 1840, Samadet devient célèbre grâce à sa faïencerie qui produit une vaisselle originale aux décors riches en couleurs et aux motifs floraux caractéristiques. Plus d'un siècle après la fermeture de la manufacture, les Samadétois perpétuent le souvenir de la faïence de Samadet ; tous possèdent quelques pièces héritées de leurs aïeuls, certains les collectionnent.

20 mar 1968
06m 25s
Fiche (00222)

Au XIXe siècle enfin, sur le territoire de Saint-Loubouer, des sources thermales donnent lieu à la création d'une nouvelle commune, sous le parrainage de l'impératrice Eugénie : c'est Eugénie-les-Bains, dont le nom est aujourd'hui associé à Michel Guérard, l'un des maîtres de la “nouvelle cuisine” du XXe siècle finissant et du XXIe siècle commençant.

Bref, un pays plutôt opulent, aux confins du Béarn, de l'Armagnac et de la Chalosse, qui émerveillait déjà le pèlerin médiéval au sortir des Landes redoutées et qui trouvait là bon accueil et bonne chère après la traversée de régions bien plus ingrates.

[1] La Novempopulanie ou Aquitania novempopulana, "pays des neuf peuples", est le nom donné au IIIe siècle par l'administration impériale à la partie méridionale de l'Aquitaine antique.

Chalosse

Chalosse : maïs et vignes, coteaux, opulence, gastronomie.

Mentionnée Salosse, Silossa, Solossa ou encore Sialossa au XIIIe siècle dans les "Rôles gascons" [1], cette région du sud du département n'a pas encore livré son étymologie. Du moins dans l'état actuel des connaissances...

Du belvédère du Tuc de Morlanne à Saint-Sever - Cap-de-Gascogne ou encore de la terrasse de Mugron, l'œil découvre, en direction du nord, l'immense étendue de la forêt landaise. "À celle-ci, tout oppose les pays du sud de l'Adour : les paysans et les bergers de la lande d'autrefois enviaient ceux d'au-delà du fleuve, mieux nourris et plus corpulents, habitants d'une terre qui leur semblait bénie" remarque le géographe Louis Papy [2].

En effet, d'Aire-sur-Adour à Montfort et Pouillon le paysage change. Disposées en longues bandes sud-est - nord-ouest, les collines accrochent les petits villages et les fermes dans le damier irrégulier des champs et des bosquets. Les vallées du Bahus, du Gabas, du Louts, du Luy et des Arrigans descendent des frontières béarnaises et vont à la rencontre de l'Adour, au milieu des prairies ourlées par un feston arboré fait d'aulnes ou des frênes. C'est la Chalosse, pays de la "Dame de Brassempouy", petite figurine d'ivoire représentant un visage féminin, datant du Paléolithique supérieur (29 000 à 22 000 BP).

La maison de la dame de Brassempouy

La maison de la dame de Brassempouy

La Maison de la dame de Brassempouy rassemble les vestiges préhistoriques découverts en 1894, dans la grotte du Pape, dont la copie de la célèbre dame à la capuche. Le musée, conçu tel un mastaba, propose, à travers ses collections et un parcours initiatique, de découvrir la vie quotidienne des hommes du paléolithique supérieur.

09 oct 2004
03m 34s
Fiche (00241)

Tous ces terroirs, riches de leur convivialité et de leurs traditions, sont très largement agricoles : maïsiculture, bien sûr, mais aussi élevage de bovins, aviculture (poulets et canards gras) et vignobles sur les coteaux du Tursan, avec, en toile de fond, la chaîne des Pyrénées.

L'oie capitale des Landes

L'oie capitale des Landes

En chalosse, l'élevage d'oies permet de valoriser les petites exploitations. Certains agriculteurs s'équipent pour augmenter une production familiale d'oies grasses et de foies gras dont les cours sont fixés lors des marchés ; d'autres misent sur le progrès pour produire à plus grande échelle, bénéficiant pour l'écoulement de leur production de l'intervention de la Sica Foie gras des Landes.

10 déc 1966
07m 41s
Fiche (00154)

Irriguées par les petits affluents de l'Adour au nord et ceux du gave de Pau au sud, les Chalosses cèdent la place au pays de Gosse quand s'annonce le pays des confluences des Gaves puis des Gaves réunis et de l'Adour, dans le secteur de Peyrehorade.

Promenade en Chalosse

Promenade en Chalosse

Carte postale présentant différents aspects de la Chalosse : les richesses de son terroir, la vie tranquille de ses habitants, les lacs d'Halco et d'Hagetmau qui participent au développement touristique du sud-est des Landes et enfin l'étendue de son patrimoine artistique et historique que représentent les églises romanes.

06 oct 1969
05m 39s
Fiche (00054)

[1] Ce sont des "rôles" (documents conservés en rouleaux) relatifs aux affaires de la Gascogne et des pays circonvoisins, depuis le XIIIe siècle jusqu'au XVe siècle, sous l'administration des rois d'Angleterre.

[2] PAPY, Louis, Le Midi atlantique, Paris : éditions Flammarion, 1982, p. 302.

Pays de Gosse

Gosse (pays de) : micro-pays, barthes de l'Adour et des gaves.

L'ancienne baronnie de Gosse regarde vers l'Adour et vers le "Bec du Gave", à la confluence des eaux limoneuses du fleuve et de celles, plus vertes, du petit torrent pyrénéen qui se sont réunis dix kilomètres à peine en amont, entre Sorde-l'Abbaye et Peyrehorade.

Au pied du coteau où se trouvait la maison blanca du préfet d'Empire et poète gascon Isidore Salles (1821-1900), le fleuve décrit ses ultimes méandres, puis file droit vers Bayonne. Un micro-pays, domaine des barthes classées patrimoine naturel et soigneusement entretenues par les organismes ad hoc chargés de la conservation des zones humides.

Territoire dynamique, aux confins du Béarn et du Pays basque le pays de Gosse (Gonossa au XIe siècle, au cartulaire de Sorde) garde le secret de son nom. Pays de pêcheurs et de commerçants acheminant jadis sur des barques à fond plat, galups et chalibardon s, les vins du Tursan, il se perpétue un peu dans le pays d'Orthe, en aval, façonné, comme lui, par le contexte fluvial.

La pêche au saumon dans les Landes

La pêche au saumon dans les Landes

A la confluence de l'Adour et des Gaves réunis, au niveau du Bec du Gave, des hommes pêchent le saumon au filet.

27 avr 1966
03m 08s
Fiche (00281)

Pays d'Orthe

Orthe (pays d') : confluences, barthes, pêche, batellerie et abbayes.

De la confluence des gaves de Pau et d'Oloron en amont de Peyrehorade, à la confluence des gaves et de l'Adour à Port-de-Lanne, le pays d'Orthe, aux portes des terres basques, est aussi un pays d'eau. Il trouve son origine dans le nom ancien d'Orthevielle (Avorte Bile au XIe siècle, au cartulaire de Dax) qui n'a pas encore vraiment livré sa signification. Les milieux humides y dominent dans les vastes barthes qui s'étirent le long des cours d'eau. C'est le domaine des saulaies et aunaies, biotope préservé d'une avifaune sauvage aujourd'hui protégée.

Les ressources piscicoles des bourgs riverains et la fertilité des sols limoneux expliquent en grande partie une occupation du sol précoce et dense dont témoignent bastides et abbayes qui attirent un public toujours plus nombreux, désireux de se cultiver.

Ici, tout est protégé, classé, répertorié : des vestiges du Magdalénien de l'abri Duruthy à Sorde l'Abbaye, à la bastide anglaise de Hastingues, en passant par le prieuré de Cagnotte, la villa gallo-romaine et l'abbaye de Sorde, le marché de Peyrehorade [1], les barthes et les saligues. Mais c'est l'Abbaye Sainte-Marie-d'Arthous, située sur la via turensis, occupant jadis une place "stratégique" entre seigneurs de Navarre, de Béarn et d'Aquitaine, qui constitue l'attrait principal de ce coin des Landes ; de style roman tardif, ce joyau architectural devient, en 2003, le Centre départemental du Patrimoine, mis en place par le Conseil général.

L'Adour, qui se jette aujourd'hui à Bayonne constitue donc le fil conducteur de ces territoires du sud, menant au pays de Seignanx qui participe à la fois de la mer et du fleuve.

Concerts à l'abbaye d'Arthous

Concerts à l'abbaye d'Arthous

Dans le cadre de l'abbaye d'Arthous, des concerts sont organisés par l'association culturelle de Mont-de-Marsan. Récemment, l'ensemble instrumental de Gascogne, Pro Musica, s'y est produit. Rencontre, lors d'une répétition, avec le chef d'orchestre de cette formation vouée à la musique ancienne, Jean Durua.

19 sep 1969
06m 01s
Fiche (00010)
Les barthes de l'Adour

Les barthes de l'Adour

Découverte, en compagnie de l'architecte et paysagiste Maïté Fourcade, des barthes de l'Adour, paysage emblématique du pays d'Orthe résultant de l'adaptation des pratiques agricoles à ce milieu régulièrement soumis aux crues de l'Adour et assaini dès la fin du XVIIe siècle par un système de drainage.

09 avr 2005
03m 36s
Fiche (00098)

[1] Déjà mentionné dans une charte de concession en 1358.

Les pays côtiers

Seignanx

Seignanx : pays historique aux portes de la BAB, Océan, fleuve et patrimoine industriel.

Avec Saint-Martin-de-Seignanx pour commune principale, le Seignanx est essentiellement dans le département des Landes et mord dans les Pyrénées-Atlantiques, au Boucau et dans le quartier de Saint-Esprit à Bayonne.

Le découpage départemental a en effet légèrement écorné ce vieux "pays" dont l'origine remonterait au latin sexsignani, autrement dit "six" tribus composant la peuplade des Cocosates [1].

L'ancien Seignanx correspondait, en effet, aux communes actuelles du Boucau (quartier de Tarnos jusqu'en 1857), Ondres, Saint-André, Saint-Barthélémy (qui appartient à Saint-André jusqu'en 1790), Saint-Martin, et à une commune aujourd'hui annexée par Bayonne, Saint-Étienne-d'Arribe-Labourd qui dépendit de Saint-Esprit.

Aujourd'hui le canton de Saint-Martin est de plus en plus présenté comme le "Pays de Seignanx" qui englobe Biaudos, Biarrotte et Le Boucau - déjà dans les Pyrénées-Atlantiques - Tarnos, Ondres, Saint-André, Saint-Barthélémy, et... Saint-Laurent-de-Gosse.

Ainsi, voit-on, autour d'une communauté réelle d'intérêts économiques et culturels, une utilisation d'une structure administrative datant de l'Ancien Régime mais qui a connu quelques glissements géographiques... Ces communes, landaises appartiennent déjà, pour la plupart, au monde du Bas-Adour et sont déjà dans la zone d'influence de ce qu'on appelle communément le "BAB", le district de l'agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz.

Autant dire une zone densément urbanisée où s'impose progressivement le style architectural basque... Un pays de transition entre champs de maïs mités par l'habitat pavillonnaire de la nébuleuse de Bayonne qui vient buter, à l'embouchure de l'Adour, sur les structures de la zone portuaire qui garde encore le souvenir des grandes forges du Boucau voisin.

Un pays bien affirmé, effleurant l'acronyme MACS (Maremne Adour Côte Sud) qui efface dans un même ensemble, sous un appellatif "tendance", les pays de Maremne et de Marensin voisins...

[1] Nom de l'une des tribus d'Aquitaine. Leur territoire devait se confondre, du moins en partie, avec celui des Tarbelli, dans le cours inférieur de l'Adour. Mais, compte tenu de l'indigence des sources documentaires et archéologiques, rien ne peut être assuré.

Maremne

Maremne : pays "maritime" entre Océan et Adour, tourisme.

Le pays de Maremne trouve son origine dans le latin pagus maritimus, "pays maritime" [1]. Il correspond à une ancienne vicomté, entre Adour et Océan où une fosse profonde, le "Gouf" de Capbreton, entaille la plate-forme littorale, constituant une zone plus calme sur ce littoral dangereux.

Comme ailleurs dans les Landes de Gascogne, les hommes y ont lutté contre le sable et les eaux. L'Adour, avant d'être définitivement capturée par Bayonne grâce aux travaux de Louis de Foix, y a longtemps hésité, entre dunes incertaines et marais alors que son embouchure était plutôt erratique. Entre 1310 et 1440, les fortes tempêtes aidant, elle dépassait même, plus au nord, Capbreton et se jetait vers Messanges du côté de l'étang du Moïsan et vers le Vieux-Boucau, en Marensin.

De ces errements de jadis, le Maremne conserve un paysage de dunes littorales, et d'étangs en partie asséchés ainsi qu'un ruisseau plus ou moins artificiel, le Boudigau. Du côté du lac d'Hossegor, créé à partir de 1875 par l'ouverture d'une passe dans le cordon dunaire, le tourisme s'est développé tout d'abord autour de la "station des sports élégants" et, plus récemment dans les plus familiales stations de Port-d'Albret et de Capbreton qui joue désormais sur deux tableaux, le tourisme et la pêche.

Le bornage des dunes sur le littoral aquitain

Le bornage des dunes sur le littoral aquitain

Depuis 1990, l'Office National des Forêts établit tous les deux ans des profils du littoral aquitain en perpétuel mouvement sous l'effet du vent et de la mer. D'ici quelques années, ces résultats croisés avec d'autres données permettront de mesurer l'érosion du cordon dunaire.

19 aoû 1995
01m 39s
Fiche (00045)
La gestion des dunes landaises par l'ONF

La gestion des dunes landaises par l'ONF

Afin de contrôler le mouvement et l'érosion des dunes du littoral aquitain sous l'effet des vents et de la mer, l'Office National des Forêts met en place un certain nombre de sites pilotes, comme celui de Mimizan, qui visent à recréer un écosystème approprié, largement dégradé en période estivale par l'afflux de vacanciers.

16 avr 1996
04m 14s
Fiche (00041)
 Visite du marais d'Orx

Visite du marais d'Orx

Acheté en 1989 par le Conservatoire du littoral avec le soutien du WWF, le marais d'Orx est devenu une réserve naturelle qui accueille nombre d'oiseaux migrateurs. Le site bénéficie d'une protection règlementée et la préservation de son milieu passe par la régulation des eaux grâce à un système hydraulique inventé au XIXe siècle.

07 juin 2001
05m 47s
Fiche (00097)
Hossegor

Hossegor

Ancien quartier de Soorts, Hossegor devient en 1923 une station balnéaire très prisée qui s'organise autour de son lac marin. La commune, sous l'impulsion d'Alfred Eluère, connaît alors un véritable essor grâce au développement du tourisme qui supplante progressivement l'économie agro-sylvo-pastorale traditionnelle.

18 nov 1967
29m 31s
Fiche (00246)
Le port de plaisance de Capbreton

Le port de plaisance de Capbreton

Ancien port de pêche, Capbreton est aujourd'hui un port de plaisance et une station balnéaire très appréciée des touristes. L'importante fréquentation en période estivale permet un développement économique dynamique. Un plan d'aménagement touristique Etat-région et la construction d'un centre européen de rééducation pour sportifs de haut niveau ont ainsi été envisagés.

09 juil 1990
02m 16s
Fiche (00236)

[1] marít(i)mus > marétme > Maremne.

Marensin

Marensin : entre étangs et océan, le "bois où croît la résine" et les vieilles stations familiales.

Issu du latin marenc, "de la mer", associé à un suffixe diminutif, le "Marensin", comme le Maremne, évoque un pays "côtier", littéralement le "petit pays de la mer".

Au Moyen Âge, onze communes relevaient de la baronnie du Marensin. Avec les étangs de Léon et de Soustons, et quelques autres plus petits, le Marensin s'apparente au Maremne qui en est limitrophe au sud, à partir de Saint-Geours. Vers Castets, Lévignacq, Linxe, Lit-et-Mixe ou Vielle-Saint-Girons, la forêt de pins ou pinhadar - illustrée par les célèbres photographies d'Émile Vignes (1896-1983) - croît naturellement comme le relèvent bon nombre de cartes anciennes, notamment celle de Nicolas de Fer datée de 1711 qui mentionne précisément les vastes îlots déjà boisés. Ce que Bernard Manciet nomme la "forêt immémoriale"...

Plus confidentiel que son voisin du sud, le Marensin voit se développer, à la fin du XIXe siècle, des petites "fenêtres" océanes : chaque bourg a sa plage ; chaque famille d'ayants-pins s'attribue des lots de terre sur la dune où apparaissent les premières villas, à l'instar des nouvelles stations du pays de Born.

Le courant d'Huchet

Le courant d'Huchet

Découverte du courant d'Huchet au fil d'une rencontre avec les bateliers qui transportent sur leur galupe les visiteurs dans le respect de la nature, de la présentation des principaux sites de la réserve par son président Jean-Louis Labèque, et de celle de l'œuvre du photographe Emilie Vigne rassemblée dans le livre Emile Vignes, photographe des Landes.

24 juin 1997
05m
Fiche (00050)
Gabriel Sourgens raconte... Entre Landes et océan

Gabriel Sourgens raconte... Entre Landes et océan

Après avoir dresser le portrait type du Landais, Gabriel Sourgens, 82 ans, nous livre quelques tranches de vie savoureuses comme l'histoire de l'échouage des barriques de Porto sur la plage de Contis en 1918 et celui d'une baleine à la veille de la Seconde Guerre mondiale ou encore les parties de chasse et de pêche de sa jeunesse, sans oublier la fabrication de l'armagnac.

17 juin 1983
13m 12s
Fiche (00305)

Born

Born : Océan, lacs, sable, "montagne" et forêt domaniale, hydraviation et pétrole.

Indiquant la "fin" des terres, le "bord" des terres, le Pays de Born est un rectangle d'environ 45 kilomètres, de Sanguinet à Saint-Julien-en-Born, sur une vingtaine entre océan et Grande Lande. Sous l'Ancien Régime, il relevait du diocèse de Bordeaux qui reprenait, dans cette partie, l'ancien territoire des Boii dont le chef-lieu a été identifié à Lamothe-Biganos.

Il associe trois types de paysages :

D'abord des grèves de sable fin, ourlées de rouleaux séduisants pour les surfers bordées de dunes mouvantes percées par des "courants" erratiques.

Puis les rivages des vastes étangs de Cazaux-Sanguinet, au nord, et de Parentis-Biscarrosse, au sud, dont la fermeture à la mer s'est faite à l'époque historique. Pays des chasseurs "à la tonne" traquant le canard, le Born fait beaucoup parler de lui quand, au début des années 1950, on découvre le gisement de pétrole de Parentis qu'exploite la société Esso alors que les espoirs fondés sur le développement de l'hydraviation entre 1930 et 1955 s'effondrent.

Enfin, le paysage uniforme du pinhadar, partagé entre le milieu dunaire [1] recouvert majoritairement par des forêts domaniales, et la zone intérieure, basse, plate comme le reste de la Lande, boisée essentiellement au XIXe siècle.

Avec de tels paysages, on est bien loin des coteaux du Marsan, de l'Armagnac et du Gabardan qui annoncent, par la topographie, l'économie et l'architecture, les vieux pays qui composent l'actuel département du Gers qui s'identifierait presque tout seul à la Gascogne...

Le pays de Born

Le pays de Born

Présentation du pays de Born qui s'étend le long de la côte septentrionale des Landes : de l'étang d'Aureilhan, à la plage de Contis, en passant par la forêt de pins et par la riche vallée industrielle qui s'est développée le long du courant de Mimizan.

27 oct 1969
02m 04s
Fiche (00055)
L'érosion des dunes à Mimizan

L'érosion des dunes à Mimizan

A Mimizan, les engins des Ponts et Chaussées consolident les assises d'une villa dont les fondations sont menacées par l'érosion des dunes. Pour préserver le tourisme et les habitations riveraines, le conseiller général Cassagne espère l'aide des pouvoirs publics pour la mise en œuvre d'un plan d'ensemble d'aménagement des digues.

08 oct 1966
04m 08s
Fiche (00032)
Découverte et exploitation d'un gisement de pétrole à Parentis

Découverte et exploitation d'un gisement de pétrole à Parentis

Une nappe de pétrole a été découverte à Parentis-en-Born. Son exploitation a d'ores et déjà commencé avec l'installation des premières tours de forage et des pipelines pour le remplissage des réservoirs.

22 juil 1954
39s
Fiche (00219)

[1] Appelé localement "montagne", sens que reprend le nom de Biscarrosse qui s'explique par l'aquitanique *bizkar-otze, "lieu des dunes".

Entre sables et molasses

Marsan

Marsan : pays historique, bastide, calcaire coquillier et argiles, maïsiculture.

Le Marsan est l'héritier d'une petite vicomté médiévale qui va, en gros, du Midou à l'Adour. La bastide de Mont-de-Marsan (Lo Mont) [1] est fondée en 1133 par le vicomte Pierre de Marsan, fils de Lop Aner. Elle s'installe sur un éperon barré, à la confluence du Midou et de la Douze s'unissant là pour former la Midouze qui conflue avec l'Adour entre Audon et Saint-Jean-de-Lier.

Entre Grande Lande, Petites Landes de Roquefort et Chalosses, le Marsan constitue une transition, où le pinhadar s'estompe et où les sables laissent la place aux argiles. Le paysage est plus vallonné et plus ouvert en de vastes clairières où, comme ailleurs dans les Landes, domine le maïs. Dans les bourgs, les belles maisons de maître et les bâtisses les plus anciennes de la préfectures sont faites de calcaire coquillier d'origine locale, conférant un caractère particulier à ce pan de l'architecture landaise.

Passé le grand axe de la route qui mène de Bordeaux à Pau, le Bas-Armagnac s'annonce ; les coteaux se couvrent de vignes au milieu d'îlots encore boisés de pins maritimes.

Benquet : aménagement de propriétés agricoles par la Compagnie des Landes de Gascogne

Benquet : aménagement de propriétés agricoles par la Compagnie des Landes de Gascogne

A Benquet, la Compagnie d'aménagement des Landes de Gascogne a aménagé 350 hectares de terres en 4 propriétés attenantes, de 60 hectares de surface agricole utile, permettant l'installation de jeunes agriculteurs. Ils y cultiveront le maïs, feront de l'élevage et assureront une entraide matérielle et humaine.

13 fév 1970
06m 48s
Fiche (00135)

[1] "Le Mont", désignant le site primitif de Saint-Pierre-du-Mont, installé effectivement sur un promontoire quand la bastide fondée par Pierre de Marsan, en 1133 s'établit au bord de la rivière.

Bas Armagnac

Bas Armagnac : coteaux, feuillus, vignes, maison de pisé et bastides, d'Artagnan et eau de vie.

Mentionné Armeingnac en 1259, le nom de ce territoire, aujourd'hui partagé entre les départements du Gers et des Landes, pourrait procéder d'un nom germanique Herimannus + suffixe latin -iacu(m), nom d'une résidence seigneuriale remontant probablement à l'époque carolingienne. L'ancien comté d'Armagnac, qui englobait notamment le Fezensac, l'Eauzan, la Lomagne est un pays de collines mollassiques où les sols de "boulbène" (gascon bolbèna ou boubea) ou de "terrefort" donnent des teintes d'ocre à la terre qui sert à réaliser le torchis des vieilles maisons à colombages.

Ce "pays" participant des antiques territoires des Ausc i, des Elusates et des Tarbelli, recouvre donc à la fois un concept historique et géographique.

Mais l'appellatif est également attaché à une faction politique au temps de la Guerre de Cent ans, quand s'affrontent, entre 1407 et 1435, les partisans de Bernard VII d'Armagnac défendant la cause du dauphin Charles, et les Bourguignons.

Pays de d'Artagnan et des cadets de Gascogne, l'Armagnac est par ailleurs indissociable de l'ethnotype du Gascon bretteur, hâbleur, que le théâtre mineur des XVIIe-XVIIIe siècles rend populaire dans la capitale où des hobereaux sans fortune avaient jadis suivi Henri de Navarre, futur Henri IV de France, influençant quelque peu le français local si bien que Malherbe, poète officiel du Roi, s'était mis en devoir de dégasconniser la Cour...

Ce pays toujours essentiellement rural, évoqué naguère par Joseph de Pesquidoux ou par Jean Taillemagre, est aujourd'hui capté au profit presque exclusif du Gers qui a bénéficié de la promotion d'un film à grand succès et du développement du festival de jazz de Marciac, brouillant un peu les pistes...

Pourtant l'Armagnac ne s'arrête pas là : il déborde quelque peu sur le sud du Lot-et-Garonne et dans l'est du département des Landes où l'on parle de "Bas-Armagnac".

À ce terroir est bien sûr attachée la production d'une eau de vie (aigardent, "eau brûlante") qui se fait ici comme dans toute la zone d'appellation "Armagnac", à partir de la "folle blanche", variété du cépage appelé picapoth en occitan gascon et picapol dans les régions languedociennes. Produit du croisement des cépages folle-blanche et noah réalisé en 1898 par Francois Baco (1865-1947), l'eau-de-vie d'Armagnac rentre aussi dans la composition du "floc de Gascogne" [1] dont la promotion est assurée notamment au domaine d'Ognoas, propriété du Conseil général des Landes.

On s'en souvient, l'Hymne landais, évoquant la prodigalité d'un territoire très étendu, commence par l'évocation de Gabarret et de son pays, le Gabardan, confinant à l'Armagnac, à une bonne centaine de kilomètres de la côte [2]. De fait, ce petit pays constitue une petite enclave des Landes dans le département du Gers. Quelle en est l'origine ?

[1] Floc représente le gascon flòc, "bouquet".

[2] De Gabarret dinc a la còsta ..., soit le premier vers du premier couplet de ce chant populaire.

L'Armagnac d'Ognoas

L'Armagnac d'Ognoas

Légué à l'Eglise en 1824 par Etienne de Lormand, le domaine d'Ognoas est aujourd'hui propriété du département des Landes et représente 300 ha de forêt et 25 de vignes. Ici, l'armagnac est distillé dans un alambic datant de 1804. Vieillie ensuite dans des barriques de chêne, l'eau de vie développe alors tous ses arômes et sa couleur ambrée.

28 sep 1998
02m 41s
Fiche (00184)

Gabardan

Aux confins des Landes de Gascogne et des collines armagnacaises, le Gabardan [1] est l'héritier d'un petit territoire médiéval. Le découpage départemental, qui respecte parfois les vicissitudes de l'Histoire, dessine, au sud de Gabarret, une sorte d'appendice où se situe la commune de Parleboscq riche de sept églises romanes.

À côté des communes de Herré ou Losse, celles d'Escalans, Estigarde et Rimbez-et-Baudiets relèvent d'une toponymie germanique, sans doute en liaison avec la présence wisigothique en Gascogne et dans le Toulousain.

Le Gabardan offre donc des paysages de transition : forêt de pins au nord, où les marais des sources de l'Estampon et du Ciron ont été assainis, terroirs de polyculture au sud où l'on produit aussi de l'armagnac...

[1] "Gabardan" émane de la forme médiévale de Gabarret, Gabared, à laquelle s'associe le suffixe -anum, habituel dans ce secteur de Gascogne, pour désigner un terroir. Ce nom évoque l'ajonc épineux, gavar dans cette partie des Landes.