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Réaction après les représailles allemandes suite aux attentats de la Résistance

Réaction après les représailles allemandes suite aux attentats de la Résistance

23 oct 1941
04m 45s
Fiche (00304)

Le propos gaullien est organisé en cinq temps. Tout d'abord, et quoi qu'en dise "la voix tremblante du vieillard" Pétain, l'Allemand est et demeure l'ennemi, un ennemi dont il ne faut douter ni de la "haine" ni de la "férocité". A ce titre, affirme de Gaulle, "il est absolument normal et il est absolument justifié que les Allemands soient tués par les Français" ; en tout état de cause, la destinée normale de tout soldat allemand est l'état de cadavre ou celui de prisonnier. Cela posé, le chef du Comité national français marque une nette réserve vis-à-vis de la tactique des attentats individuels ; étant donné la disproportion des forces, de tels gestes ne peuvent que déboucher sur des représailles auxquelles ils sera impossible de s'opposer et sur un affaiblissement de la résistance. Aussi de Gaulle invite-t-il à la "patience", la "préparation", la "résolution" avant de passer "tous ensemble, à l'attaque par l'extérieur et par l'intérieur" selon un vaste plan d'ensemble coordonné avec les Alliés. L'homme du 18 Juin conclut en stigmatisant les "collaborateurs de l'ennemi", c'est-à-dire "tout ce qui est de Vichy".