Charles de gaulle - paroles publiques - Accueil

30 ans de paroles publiques de Charles de Gaulle

À la une

Conférence de presse du 15 mai 1962 (questions européennes)

Conférence de presse du 15 mai 1962 (questions européennes)

15 mai 1962
01h 10m 44s
Fiche (00078)

Cette conférence de presse est pour une grande part consacrée aux questions internationales et européennes. Elle est donnée au lendemain du rejet, le 17 avril, du "plan Fouchet" par les membres de la Communauté européenne, pour deux motifs principaux : l'absence de dimension supranationale et l'exclusion du Royaume-Uni. La conférence porte sur les thèmes de l'organisation politique de l'Europe des six, sur le problème de l'Allemagne, sur les rapports de la France et de l'OTAN, sur les problèmes Est-Ouest et la construction d'une force de frappe française, enfin sur les rapports avec l'Afrique Noire et du Nord. A propos de la CEE et du "Plan Fouchet", le Général explique pourquoi une Europe unie est nécessaire. Il rappelle que le Marché Commun existe déjà mais que l'Europe doit également avoir une existence politique, formulée dans le plan Fouchet. Le Général démonte les objections qui ont amené le rejet de ce plan. Sur la question de l'Allemagne, le Général explique pourquoi elle est l'enjeu capital entre les deux Grands. Il attaque l'URSS qui se sert de la situation de la ville de Berlin comme moyen de pression. Dans l'atmosphère internationale actuelle, le Général pense qu'une négociation sur l'Allemagne ne peut aboutir. Il insiste sur la nécessaire solidarité entre la France et l'Allemagne (RFA) dans le cadre de la construction européenne. A propos de l'OTAN, de Gaulle commence par affirmer que la France fait partie intégrante de l'Alliance atlantique. Mais selon lui, le problème de la défense de la France a changé. Il explique longuement pourquoi et comment il considère que le rôle de l'OTAN n'est plus le même. Sur la Conférence de Genève, à laquelle la France n'a pas participé, le Général explique que dans la mesure où les deux grands ne veulent pas arrêter la course aux armements, il n'est pas question pour la France de suspendre ses essais nucléaires. Sur l'Afrique, de Gaulle évoque la nouvelle Algérie, et plus largement l'Afrique, dont il souhaite le développement harmonieux, et qu'elle continue à entretenir d'étroits liens avec la France. Enfin, sur l'élection du président au Suffrage universel direct, le général de Gaulle explique avec humour que ce n'est pas encore le moment d'en parler.