Jacques LEJEUNE (entretien)

1983
51s
Réf. 00065

Notice

Résumé :

Interview extraite du CD-ROM "La Musique électroacoustique" Ed. Hyptique (2000)

Type de média :
Date de diffusion :
2000
Date d'événement :
1983
Personnalité(s) :

Éclairage

Formation musicale à la Schola Cantorum (D. Lesur), au C.N.S.M. de Paris (P. Schaeffer) et au Groupe de Recherches Musicales (F. Bayle).

Entre au GRM en 1969 et collabore à la cellule de musique pour l'image où il réalise divers projets pour la scène et la télévision.

En 1978, il conçoit la pédagogie et le fonctionnement des Ateliers de la ville de Paris en Musique Electroacoustique INA-GRM/ADAC.

En 1994, il co-fonde l'association “Paysaginaire”, à l'origine du premier Concours d'Interprétation de Musique Concrète qui tente de mélanger les genres et les publics par la programmation de concerts alternatifs.

Lauréat de plusieurs prix (composition, radiophonie et pédagogie) Jacques Lejeune a publié plusieurs articles sur sa conception poético-musicale; organisé des concerts-portraits ou des expositions-rétrospectives en France et à l'étranger.

La majorité de ses pièces évoquent la vocalité humaine ou animale. Pure et barbare, la voix qui parle et chante, rit et se fâche dans l'éloquence et l'émotion, est devenue l'élément essentiel de sa théâtralité.

Dans ses œuvres les plus récentes, il donne également une part importante aux gestes et à la lumière. Son écriture lyrique, évolue comme le “passage d'un personnage dans une suite de paysages”. Il en propose le classement suivant, inspiré de la réalité ordinaire, du sacré, de la mythologie humaine et animale ou de la satire critique

Transcription

Jacques Lejeune
Ce que j'aime dans la réalité, parce que c'est quand même quelque chose qu'il faut bien souligner, qui est tout à fait nouveau dans l'histoire de la musique, c'est que depuis que le micro existe, on a pu saisir enfin la réalité. Donc c'est devenu depuis 40 ans à peu près, une matière nouvelle dans un art qui existe depuis 2000 ou 3000 ans. L'idée que l'on puisse, à partir de la possibilité de capter les images de la réalité, que l'on puisse aller du réel à l'abstrait est une idée qui me fascine assez bien dans mon travail. Alors c'est pour cela que parfois, dans ma musique il y a des aspects très paysage, si j'ose dire, et puis au contraire des aspects beaucoup plus construits à partir de ces matériaux. Cette idée de métamorphose progressive d'un état à un autre, effectivement, c'est une chose que j'utilise assez souvent, donc, pour aller de la réalité à l'abstrait ou de l'abstrait à la réalité.
(Musique)