Parcours thématique

La tragédie grecque et ses réécritures

Céline Candiard

Introduction

C'est avec la tragédie grecque que l'histoire du théâtre occidental commence, aux alentours de 530 av. J.-C., où apparaissent les premiers concours tragiques. Ceux-ci prennent place dans des fêtes religieuses annuelles dédiées à Dionysos, les Grandes et Petites Dionysies, ainsi que les Lénéennes. Peu d'éléments précis nous sont parvenus sur ces débuts du genre : nous disposons essentiellement de quelques noms d'auteurs renommés comme Thespis, Phrynichos ou Pratinas. Il semble qu'à ses débuts, la tragédie ait été un genre essentiellement lyrique, structuré autour des interventions chantées et chorégraphiées du chœur, avec lequel dialogue à l'origine un acteur unique.

Eschyle, premier grand tragique

Le poète tragique le plus ancien dont nous ayons des textes entiers est Eschyle (526-456), qui est aussi, nous apprend Aristote, à l'origine de l'introduction d'un second acteur sur la scène tragique. Sa pièce conservée la plus ancienne est Les Perses, créée en 472 av. J.-C. Elle présente, par rapport aux autres tragédies qui nous sont parvenues, la particularité de célébrer des événements très récents, puisque le sujet de la pièce est la défaite des Perses contre la coalition grecque à la bataille de Salamine, qui a eu lieu huit ans plus tôt et à laquelle Eschyle lui-même a participé. Toutefois, l'éloignement temporel est ici remplacé par l'éloignement culturel : le public athénien pleure alors sur les malheurs d'un peuple étranger, conduit par un roi frappé d'hybris. À la fois pionnière et radicalement originale, profondément grecque et stylisée dans l'exotisme, Les Perses a séduit le réalisateur Jean Prat qui en a proposé une version télévisée en 1961, dans le but de rendre la tragédie antique accessible au grand public.

<i>Les Perses</i> d'Eschyle, film de Jean Prat

Les Perses d'Eschyle, film de Jean Prat
[Format court]

Interviews télévisées du réalisateur, Jean Prat, et du compositeur de la musique, Jean Prodromidès, accompagnées d'images du film. Jean Prat insiste sur l'absence de psychologie dans la tragédie grecque, mais récuse toute idée de reconstitution historique : la musique comme les masques ont cherché à souligner la violence et l'étrangeté de ce théâtre.

30 oct 1961
02m 55s
Fiche (00302)

Le reste du théâtre d'Eschyle est aussi régulièrement mis en scène, en particulier sa trilogie de L'Orestie, qui est la seule trilogie qui nous soit parvenue. En effet, lors des concours tragiques, les pièces étaient présentées par groupes de quatre, comprenant une trilogie tragique et un drame satyrique. Les pièces composant la trilogie comportaient généralement des échos entre elles : certaines étaient « liées », c'est-à-dire formaient une suite narrative, comme c'est le cas dans L'Orestie, et d'autres ne l'étaient pas explicitement. Olivier Py, coutumier des très longs spectacles, en propose en 2008 à l'Odéon une version chargée d'accents liturgiques, ponctuée de chants du chœur en grec ancien.

<i>L'Orestie</i> par Olivier Py au Théâtre de l'Odéon

L'Orestie par Olivier Py au Théâtre de l'Odéon
[Format court]

Extrait du 3e épisode d'Agamemnon, première pièce de la trilogie, avec le dialogue d'Agamemnon et de Clytemnestre. Entretien avec Olivier Py, qui commente la présence d'une DS noire sur scène pour figurer le char d'Agamemnon et revendique l'enracinement de son théâtre dans une tradition. Extrait d'une interview de Roland Barthes sur la valeur symbolique de la DS.

18 juin 2008
03m 57s
Fiche (00316)

En 1992, Ariane Mnouchkine avait choisi de mettre la trilogie en perspective avec l' Iphigénie à Aulis d'Euripide pour faire apparaître de manière explicite les origines du conflit entre Agamemnon et Clytemnestre.

<i>Les Atrides</i>, mis en scène par Ariane Mnouchkine

Les Atrides, mis en scène par Ariane Mnouchkine
[Format court]

Les Atrides, d'après Euripide et Eschyle sont mis en scène par Ariane Mnouchkine à la Halle Tony-Garnier de Lyon. Le spectacle, qui réunit Iphigénie à Aulis d'Euripide et la trilogie de l'Orestie d'Eschyle, est en tournée après avoir été créé à la Cartoucherie de Vincennes. Répétition de la troupe du Théâtre du Soleil à la Halle Tony-Garnier, sous la direction d'Ariane Mnouchkine qui demande aux membres du chœur de ressentir les émotions qu'ils doivent exprimer.

08 jan 1992
02m 29s
Fiche (00321)

Beaucoup moins souvent mise en scène, Prométhée enchaîné, premier volet d'une trilogie liée dont la suite a été perdue, a inspiré à Stéphane Braunschweig une méditation sur la démesure des ambitions de la science moderne.

<i>Prométhée</i> d'Eschyle au TNS

Prométhée d'Eschyle au TNS
[Format court]

Stéphane Braunschweig, jeune directeur du Théâtre National de Strasbourg, dirige ses élèves de l'Ecole du TNS dans leur travail de plateau. Il est ensuite interrogé sur son nouveau spectacle, Prométhée enchaîné, dont trois extraits sont montrés.

06 fév 2001
02m 30s
Fiche (00307)

Sophocle et Euripide

Les deux seuls autres tragiques grecs dont on ait conservé des pièces complètes sont Sophocle et Euripide, qui dominèrent ensemble la production dramatique de la seconde moitié du Ve siècle.

Si Sophocle détient le record du nombre de victoires aux concours tragiques, où dix-huit de ses pièces arrivèrent premières, il ne nous en est resté que sept, dont plusieurs comptent aujourd'hui parmi les classiques les plus commentés en Occident et font régulièrement les honneurs de la scène contemporaine. Certaines, comme Œdipe-roi, Œdipe à Colone et Antigon e, dessinent un cycle thébain dont les personnages réapparaissent et s'enrichissent d'une pièce sur l'autre : c'est justement pour mettre en perspective les deux tragédies d'Œdipe l'une par l'autre que Jean-Pierre Vincent choisit de les faire jouer ensemble pour le festival d'Avignon de 1989, alors que la pratique commune ne retient souvent que le premier volet.

<i>Oedipe-Roi</i> mis en scène par Jean-Pierre Vincent

Oedipe-Roi mis en scène par Jean-Pierre Vincent
[Format court]

Œdipe-Roi de Sophocle est mis en scène par Jean-Pierre Vincent au Festival d'Avignon. Outre des interviews du décorateur Jean-Paul Chambas et du metteur en scène Jean-Pierre Vincent, le document comporte deux extraits du spectacle : la scène du 2e épisode où Jocaste tente de dissuader Œdipe d'abandonner son enquête, et l'arrivée d'Œdipe, les yeux crevés, dans l'exodos.

22 juil 1989
04m 53s
Fiche (00303)

Quant à la tragédie d' Antigone, elle fait l'objet de nombreuses mises en scène, comme celle, historique, de Jean Vilar à Avignon en 1960, mais aussi de plusieurs réécritures.

<i>Antigone,</i> mis en scène par Jean Vilar au Festival d'Avignon

Antigone, mis en scène par Jean Vilar au Festival d'Avignon
[Format court]

Interview de Jean Vilar, qui raconte son rapport particulier au mythe d'Antigone et souligne l'importance du chœur et des personnages secondaires dans la signification de la pièce. Long extrait d'une répétition de l'affrontement entre Antigone et Créon, au 2e épisode de la pièce de Sophocle.

22 aoû 1960
08m 34s
Fiche (00309)

S'inscrivant quant à elle dans le cycle des Atrides, l' Electre de Sophocle inspire à Antoine Vitez trois mises en scène successives, en 1966, 1971 et 1986.

Antoine Vitez à propos d'<i>Electre</i>

Antoine Vitez à propos d'Electre
[Format court]

Electre de Sophocle est mis en scène par Antoine Vitez au Théâtre de la Cité Internationale. Interview d'Antoine Vitez, qui explique avoir traduit lui-même la pièce de Sophocle et y avoir introduit, à plusieurs moments de la pièce, des poèmes de Yannis Ritsos dits en grec moderne. Extrait du 1er épisode, avec le dialogue entre Electre et Chrysothémis.

09 jan 1972
03m 49s
Fiche (00310)
<i>Electre</i> de Sophocle, mis en scène par Antoine Vitez

Electre de Sophocle, mis en scène par Antoine Vitez
[Format court]

Encadrées par deux extraits du spectacle (le dialogue entre Electre et le Précepteur au 2e épisode, les retrouvailles entre Electre et Oreste au 4e épisode), une interview de la comédienne Evelyne Istria qui souligne le caractère atemporel d'Electre, puis du metteur en scène Antoine Vitez qui évoque un poème de Ritsos, Oreste.

16 juin 1986
03m 01s
Fiche (00318)

Rival de Sophocle, et auteur comme lui d'une Electre, Euripide présente cependant une esthétique très différente, peut-être trop novatrice pour son époque, qui l'accueillit de manière plus réservée que son illustre contemporain. On lui reprochait parfois de ne pas donner à ses pièces une dignité tragique suffisante ; il est vrai que l'aspect religieux et surnaturel est souvent atténué au profit d'une méditation sur les passions humaines. Si sa première pièce conservée, Alceste, est rarement jouée, elle a cependant fait l'objet d'une mise en scène très contemporaine de Bob Wilson, qui mêle au texte d'Euripide des passages d'Heiner Muller.

<i>Alcestis</i> <i>(Alceste)</i> d'Euripide, mis en scène par Bob Wilson

Alcestis (Alceste) d'Euripide, mis en scène par Bob Wilson
[Format court]

Long extrait du prologue de la pièce, joué en anglais et mettant en scène la rencontre entre Thanatos, personnage ailé et allégorie de la mort, venu emporter Alceste, et le dieu Apollon, qui tente en vain de l'en dissuader. Avant le début du dialogue, un texte d'Heiner Müller est dit par une voix off.

19 oct 1986
03m 41s
Fiche (00314)

La pièce d'Euripide la plus jouée est sans doute Médée, seule tragédie grecque conservée donnant à voir la figure fascinante et sauvage de la magicienne. Elle donne lieu notamment au spectacle le plus en vue d'Avignon durant l'été 2000, avec une mise en scène de Jacques Lassalle.

<i>Médée</i> d'Euripide, mis en scène par Jacques Lassalle à Avignon

Médée d'Euripide, mis en scène par Jacques Lassalle à Avignon
[Format court]

À quatre brefs extraits du spectacle correspondant à des passages du prologue et des 2e et 5e épisodes de la pièce s'ajoutent des interviews du metteur en scène Jacques Lassalle et du traducteur Pierre Judet de La Combe, qui insistent sur la modernité du spectacle proposé et revendiquent la mise en valeur de la violence du texte d'Euripide.

10 juil 2000
02m 56s
Fiche (00306)

Le metteur en scène grec Michael Cacoyannis, quant à lui, a consacré à Euripide trois films et plusieurs spectacles de théâtre, parmi lesquels une production française des Bacchantes, pièce la plus tardive et la plus originale d'Euripide où l'on voit apparaître Dionysos lui-même, le dieu du théâtre.

Michael Cacoyannis sur <i>Les Bacchantes</i> d'Euripide

Michael Cacoyannis sur Les Bacchantes d'Euripide
[Format court]

Interview de Michael Cacoyannis, qui souligne le caractère subversif du théâtre d'Euripide et commente les institutions théâtrales françaises. L'interview est entrecoupée de deux extraits du spectacle : un passage du 5e stasimon, où Agavè brandit la tête de Penthée, et un passage de l'exodos, où Cadmos ramène Agavè à la raison.

17 mai 1977
03m 40s
Fiche (00312)

Versions romaines de la tragédie grecque : Sénèque

Il serait artificiel de dissocier la tragédie romaine de la tragédie grecque, qui constitue non seulement son modèle mais aussi sa référence permanente : prenant place dans une cérémonie religieuse conçue comme un rituel grec, les Jeux scéniques (Ludi scaenici), la tragédie romaine emprunte à la Grèce la physionomie de ses masques et les sujets de ses pièces, qu'elle ne transpose pas dans l'univers romain. Pour autant, les pièces romaines ne sont pas identiques à leurs modèles grecs, dont elles s'affranchissent notamment sur le plan de la mise en œuvre spectaculaire. Ainsi Sénèque, le seul auteur tragique romain dont les pièces nous soient parvenues, présente un théâtre plus cru, plus enclin à représenter directement les actes violents sur la scène qu'à les faire passer dans des récits. Sa Médée, quoique conforme dans son déroulement aux épisodes de la pièce d'Euripide, donne à voir au spectateur le meurtre par Médée d'un de ses enfants lors de l'acte final. C'est cette absence de médiation, cette action tragique brute qui séduit aujourd'hui les metteurs en scène et fait de Médée la pièce de Sénèque la plus représentée. On en trouvera deux exemples avec la mise en scène de Jorge Lavelli, qui présente une Maria Casarès étonnante dans le rôle de la magicienne sauvage en 1967, et plus récemment celle de Gilles Gleizes à la Cartoucherie de Vincennes en 1995.

<i>Medea</i> de Sénèque, mis en scène par Jorge Lavelli au Théâtre de l'Odéon

Medea de Sénèque, mis en scène par Jorge Lavelli au Théâtre de l'Odéon
[Format court]

Extrait de l'acte V de la pièce, où Jason (Gabriel Gattand) supplie en vain Medea (Maria Casarès) d'épargner leur second fils ; Medea hésite, puis frappe son enfant en un geste de rage contre Jason.

29 mar 1967
02m 31s
Fiche (00317)
Gilles Gleizes à propos de <i>Médée</i> de Sénèque

Gilles Gleizes à propos de Médée de Sénèque
[Format court]

Interview de Gilles Gleizes, entrecoupée de courts extraits du spectacle donné à la Cartoucherie de Vincennes : le metteur en scène rappelle la filiation entre la tragédie sénequienne et les pièces à vengeance élisabéthaines, avant d'évoquer les parties chorales, pour lesquelles ont été élaborées une musique spécifique et une langue fictive, et les décors monumentaux, conçus pour mettre en valeur la solennité de l'action.

18 mar 1995
02m 12s
Fiche (00315)

Réécritures contemporaines de la tragédie antique

Après avoir nourri l'inspiration tragique de l'âge classique, la tragédie antique continue d'offrir aux dramaturges matière à création, par le biais de multiples lectures de ces grands mythes qui structurent désormais l'imaginaire occidental. Certaines figures majeures surtout donnent lieu à des réécritures très diverses : ainsi Œdipe inspire aussi bien le poète allemand Hölderlin, qui au XIXe s. propose une lecture romantique de la tragédie de Sophocle et y met en évidence la responsabilité politique du héros. Jean-Louis Martinelli joue sur cette sédimentation des approches lorsqu'il met en scène Œdipe-tyran au Festival d'Avignon en 1998.

<i>Œdipe-Tyran</i> de Sophocle, adaptation d'Hölderlin, mis en scène par Jean-Louis Martinelli

Œdipe-Tyran de Sophocle, adaptation d'Hölderlin, mis en scène par Jean-Louis Martinelli
[Format court]

Interviews du metteur en scène Jean-Louis Martinelli et des comédiens Christine Gagnieux et Charles Berling, entrecoupées de très courts extraits du spectacle : la scène du 2e épisode où Jocaste tente de dissuader Œdipe d'abandonner son enquête, et l'arrivée d'Œdipe, les yeux crevés, dans l'exodos.

10 juil 1998
02m 41s
Fiche (00304)

Jean Cocteau, quant à lui, donne à entendre une lecture plus romanesque de la tragédie en revenant en 1932 dans sa Machine infernale sur les premières étapes de l'histoire d'Œdipe à Thèbes. La mise en scène de Pierre Meyrand, présentée à Limoges en 1994, met en valeur les échos psychanalytiques de la pièce, nourrie à l'époque de Cocteau par la diffusion des travaux de Freud.

<i>La Machine infernale</i> de Cocteau, mis en scène par Pierre Meyrand

La Machine infernale de Cocteau, mis en scène par Pierre Meyrand
[Format court]

La Machine infernale de Cocteau est mis en scène par Pierre Meyrand à la Limousine de Limoges. Entretien avec les comédiens Arlette Tephany (Jocaste) et Christian Cloarec (Œdipe), qui évoquent le succès de la pièce malgré le parfum de désuétude de Cocteau et soulignent ses liens étroits avec la théorie psychanalytique. Extrait du duo nuptial entre Jocaste et Œdipe.

30 mar 1994
05m 07s
Fiche (00322)

Autre figure majeure ayant souvent inspiré les dramaturges, Antigone suscite des résonances particulières au moment de la Seconde Guerre mondiale, où elle permet de cristalliser la réflexion sur la Résistance. On observe notamment deux lectures à peu près contemporaines mais nettement différentes : celle d'Anouilh, écrite sous l'Occupation, donne à voir à travers Antigone l'impétuosité et la pureté d'une jeunesse résistante, mais cultive aussi l'ambiguïté de la figure de Créon, qui apparaît plutôt en gestionnaire courageux et accablé qu'en collaborateur antipathique - la mise en scène d'Eric Civanyan en 1987 confirme cette mise en valeur particulière de Créon ; et celle de Brecht, écrite peu après la fin de la guerre, et par laquelle Brecht entend nourrir une réflexion collective sur l'attitude du peuple allemand à l'époque nazie, réflexion que Jean-Pierre Miquel s'efforce d'étendre, dans sa mise en scène, à des contextes politiques moins totalitaires.

<i>Antigone</i> d'Anouilh, mis en scène par Eric Civanyan

Antigone d'Anouilh, mis en scène par Eric Civanyan
[Format court]

Présentation au Théâtre de Boulogne-Billancourt du spectacle qui entame une tournée nationale, et extrait de l'affrontement entre Antigone et Créon, scène centrale et nœud dramaturgique de l'Antigone d'Anouilh.

09 fév 1987
02m 35s
Fiche (00319)
<i>Antigone</i> de Brecht, mis en scène par Jean-Pierre Miquel

Antigone de Brecht, mis en scène par Jean-Pierre Miquel
[Format court]

Interview du metteur en scène Jean-Pierre Miquel, qui souligne la portée politique de la pièce telle que Brecht la réécrit à partir de Sophocle : Antigone elle-même ne prend conscience des implications politiques de son geste que lors de sa confrontation avec Créon. Extrait du spectacle : confrontation Antigone-Créon.

23 déc 1972
03m 19s
Fiche (00311)

Plus rares, enfin, certains spectacles contemporains s'appuient les textes de tragédies comme sur de simples matériaux pour recomposer à partir d'eux des spectacles originaux. C'est ce que propose par exemple Warlikowski dans son spectacle (A)pollonia, qui reprend en 2009 des passages de L'Orestie d'Eschyle ou encore de l' Iphigénie à Aulis et de l' Alceste d'Euripide pour les mêler à des textes plus contemporains et écrire avec eux une histoire de l'Holocauste et une méditation sur ses bourreaux. D'autres confrontent les textes tragiques à d'autres textes poétiques de l'Antiquité pour donner une existence scénique à de grandes figures de la mythologie : c'est ainsi que la troupe de théâtre antique Démodocos propose en 2000, à partir de textes de Virgile et des Bacchantes d'Euripide, un spectacle sur Orphée.

<i>Orphée</i>, d'après Euripide et Virgile, par la troupe Démodocos

Orphée, d'après Euripide et Virgile, par la troupe Démodocos
[Format court]

La troupe Démodocos répète une danse chorale sous la direction de son metteur en scène Philippe Brunet. Deux comédiens expliquent que le spectacle, quoique partiellement en latin et en grec ancien, n'est pas plus hermétique qu'un opéra de Wagner.

13 avr 2000
01m 30s
Fiche (00305)

Pour aller plus loin

Olivier Py

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[Grand entretien]

Grand entretien avec Olivier Py, par Armelle Héliot

09 juil 2001
02h 18m 54s
Fiche (07014)
Stéphane Braunschweig

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[Grand entretien]

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2012
02h 25m 21s
Fiche (06007)
Jean-Pierre Vincent

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[Grand entretien]

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1999
03h 29m 55s
Fiche (05001)
Evelyne Istria

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[Grand entretien]

Grand entretien avec Evelyne Istria, par Georges Banu

2010
03h 57m 04s
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[Grand entretien]

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2012
07h 03m 35s
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Jorge Lavelli

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Grand entretien avec Jorge Lavelli, par Dominique Darzacq

2004
03h 30m 17s
Fiche (05004)