Edgard VARÈSE, Poème électronique

1958
01m 45s
Réf. 00009

Notice

Résumé :

Le Poème électronique est composé de sons électroniques purs et de sons concrets traités (notamment sons de voix et de percussions). C'est une œuvre sombre, épurée et envoutante, ponctuée d'appels et d'éclats, et dont Varèse a dit : "C'est une charge contre l'inquisition sous toutes ses formes."

Type de média :
Date de diffusion :
1958
Personnalité(s) :

Éclairage

Durée totale : 8'00

Cette œuvre est quelquefois nommée L'homme et la machine. Le titre de Poème électronique vient en fait de Le Corbusier à qui la firme Philips avait demandé de construire un pavillon pour l'Exposition Universelle de Bruxelles de 1958. Le Corbusier avait alors déclaré : "Je ne ferai pas de pavillon; je ferai un poème électronique avec la bouteille qui le contiendra. La bouteille sera le pavillon, et il n'y aura pas de façade à ce pavillon." Pour sa réalisation architecturale, il fit appel à Iannis Xenakis, qui, de fait, a été le véritable auteur de l'ouvrage. Il ne fut finalement ni pavillon, ni bouteille, mais une sorte de poche stomacale, et fut détruit une fois l'Exposition finie. Le Corbusier fit également appel à Edgar Varèse, qu'il imposa – le mot n'est pas trop fort – à ses commanditaires.

Varèse vint donc travailler à son Poème dans le studio Philips à Eindhoven, aux Pays-Bas. Il fut composé en 3 pistes, et spécialement conçu pour le lieu où il devait être joué sur 400 haut-parleurs. Il est difficile aujourd'hui de se rendre compte précisément de l'effet de l'œuvre projetée dans ces conditions, qui témoignent d'un souci de diffusion et de spatialisation qui se retrouve aujourd'hui dans les dispositifs électro-acoustiques de projection du son (Acousmonium).

De plus, le Poème devait être accompagné de projections d'images choisies par Le Corbusier. Enfin, entre les diffusions successives de l'œuvre, il y avait un entracte au cours duquel on pouvait entendre une courte œuvre de Iannis Xenakis, composée pour l'occasion : Concret PH.

Le Poème électronique est composé de sons électroniques purs et de sons concrets traités (notamment sons de voix et de percussions). C'est une œuvre sombre, épurée et envoûtante, ponctuée d'appels et d'éclats, et dont Varèse a dit : "C'est une charge contre l'inquisition sous toutes ses formes."