Promenade en vedette sur l'Adour
Notice
En ce mois de juillet 1963, sont inaugurées, en présence du maire de Dax, Max Moras, les promenades en vedette sur l'Adour, qui relient Dax à Saubusse.
Éclairage
L'été 1963 c'est l'année de la DATAR, c'est-à-dire le commencement d'une époque de croissance pour le tourisme dans les Landes. Les projets foisonnent, on s'apprête à les concrétiser. De Bayonne à Soulac, la Côte s'anime, se transforme ; le tourisme de masse fait évoluer l'économie. Dans l'arrière-pays, il faut attendre encore trois ou quatre ans avant de profiter de cette évolution qui s'évalue, entre autres, au nombre de piscines municipales et stades construits.
Mais Dax est une exception. Depuis le XIXe siècle et les années marquées par Napoléon III et son épouse Eugénie, le thermalisme redynamise l'antique cité dont on se débarrasse de l'enceinte gallo-romaine, au nom de l'hygiénisme. Mais il faut bien occuper les touristes et, en ce bel été, on inaugure les promenades "en vedette" sur l'Adour. La "vedette" est au bateau de plaisance ce qu'est, à la même époque, la "caravelle" à l'aviation.
Dotés d'un moteur "hors bord", ces frêles esquifs en plastique sont performants et vraiment innovants. Foin de galupas, shalibardons et coralets, vieilles embarcations en bois, à fond plat, utilisées traditionnellement par les pêcheurs sur l'Adour. On est "moderne" et l'époque qui s'annonce est celle de la vitesse. C'est donc à vive allure que démarrent du ponton des "Vedettes de Gascogne", au pied du vieux pont, les nouvelles embarcations qui mènent les touristes sur un parcours de 16 km vers Saubusse, en aval de Dax.
La promenade inaugurale, le 1er juillet, se fait avec le maire de la cité thermale et, sur tous les visages de ceux qui l'accompagnent, se lisent l'assurance, la confiance, le bonheur de vivre de ces années de croissance économique. Passés Tercis, "à la troisième lieue" du chef-lieu de cité, selon la tradition et l'étymologie, les touristes d'un jour atteignent rapidement Saubusse, petit bourg tranquille dominé par le clocher d'une église romane fondée par les Templiers. Au passage, les oies des bartas, saluent ce drôle d'équipage.
Plus de sureaux à Saubusse, malgré le sens du toponyme, mais un petit bourg bien décidé à s'inscrire d'ores et déjà dans les circuits touristiques !