Un label, à quoi ça sert ?
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Résumé
A la rencontre d’un charcutier et d’un hôtelier de Mayenne, filmés dans leur magasin et hôtel, satisfaits d’avoir intégré des labels de qualité « Compagnon du Goût » et « Maître Restaurateur », que quelques consommateurs interviewés considèrent comme des gages de confiance.
Date de diffusion :
20 févr. 2013
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Contexte historique
ParDirecteur des archives départementales de la Mayenne
La Mayenne est une terre féconde, propice à l’agriculture et notamment à l’élevage. Dans les années 1960 et 1970, l’industrialisation des activités agroalimentaires (Voir Besnier change de nom et devient Lactalis) a creusé un écart croissant entre les productions artisanales, demeurées traditionnelles, et des productions massives, généralement meilleur marché. Dès les années 1980, la filière des restaurateurs et professionnels des métiers de bouche a réagi pour reconquérir sa clientèle. Cette réaction a pris diverses formes : à la fois des opérations ponctuelles, telle la campagne « Goûtez à la Mayenne » (Voir Présentation de l'opération "Goûtez à la Mayenne"), et des labels décernés à certains professionnels du secteur. Ce reportage diffusé à l’hiver 2013 dans le 19/20 Pays de la Loire aide le téléspectateur à y voir clair dans ces labels : comment sont-ils attribués, quelles garanties apportent-ils au client ? Pour ce faire, il donne la parole aux trois catégories de personnes concernées : les artisans récompensés, les responsables des labels décernés, et quelques clients de ces enseignes primées.
Le reportage recense plusieurs labels, auxquels sont éligibles différents artisans. Les premiers sont propres aux bouchers, charcutiers et traiteurs : « Compagnons du goût », « Maître rôtisseur », « Meilleur boucher ». D’autres sont réservés aux hôtels et établissements assimilés (gîtes notamment) : « Relais du Silence » et « Logis ». Les derniers récompensent les restaurateurs : « Maître restaurateur » et « Les Tables de la Mayenne ». Aux labels proprement dits s’ajoutent, pour les hôtels et restaurants, les recommandations des guides touristiques dont les plus célèbres apparaissent à l’image : « Guide du Routard » et « Guide Michelin ». Les modalités d’attribution varient selon les labels. De manière générale, la demande émane de l’artisan lui-même, qui doit satisfaire aux exigences de qualité et payer une cotisation. Dans de plus rares cas, c’est l’administration qui l’attribue par courrier ; en l’occurrence la Préfecture, par ailleurs responsable du contrôle sanitaire des restaurants et hôtels, assure cette mission. Mais quelles que soient ces modalités, plusieurs points communs réunissent les labels et recommandations : d’une part un cahier des charges strict, dont le respect est vérifié par des contrôles et audits réguliers, parfois anonymes, d’autre part la possibilité d’apposer, sur sa vitrine, une plaque annonçant le label ou la recommandation obtenue. Pour les artisans récompensés, ce système est à la fois un signe de reconnaissance pour leur application, et un atout commercial s’adressant à une clientèle en recherche de qualité.
Au-delà des labels évoqués dans le reportage, un comité émanant du ministère du Travail décerne en France, tous les trois ou quatre ans, le titre prestigieux de « Meilleur Ouvrier de France » (MOF). Sur les 17 catégories représentées à l’édition 2015, les deux premières correspondent aux métiers cités dans le sujet du journal télévisé : métiers de la restauration et de l'hôtellerie (groupe 1) et métiers de l'alimentation (groupe 2). Autre question que n’aborde par le reportage : celle des étoiles, sur laquelle il faut distinguer les restaurants et les hôtels. Parmi les 17 000 restaurants recommandés par le Guide Michelin, seuls une infime proportion ont des étoiles : 500 établissements environ en ont une, et une centaine en ont davantage, correspondant à une cuisine « excellente » (deux étoiles) ou « remarquable » (trois étoiles). Il ne faut surtout pas confondre ces étoiles avec celles qui sont décernées, par un organisme de certification et à l’initiative des pouvoirs publics, aux hôtels. Ces établissements peuvent recevoir entre une (économique) et cinq étoiles (très haut de gamme) ; deux ou trois étoiles constituent alors le milieu de gamme.
Dans les années qui ont suivi le reportage, le tourisme s’est développé en Mayenne, notamment autour de la rivière et des gîtes ruraux (Voir Succès des gîtes ruraux en Mayenne). De nouveaux labels ont ainsi vu le jour, tel celui du réseau « Bienvenue à la ferme ». Il rassemble des producteurs pratiquant la vente directe et constitue un moyen supplémentaire de faire connaître les produits locaux.
Bibliographie
- « Label Bienvenue à la ferme », Le Courrier de la Mayenne, n° 4110 (jeudi 27 avril au mercredi 3 mai 2023), p. 51.
- « Guide Michelin 2023. L’Éveil des sens reste le seul restaurant étoilé en Mayenne », Ouest-France, 6 mars 2023 [https ://www.ouest-france.fr/societe/gastronomie/etoiles-du-michelin-leveil-des-sens-reste-le-seul-restaurant-distingue-en-mayenne-c9d0ed92-bc16-11ed-93e6-c3ff03e7738c].
Transcription
(Cliquez sur le texte pour positionner la vidéo)
Virginie Charbonneau
Et justement, les étoiles, les labels chartes de qualité guident souvent nos choix pour des restaurants ou des hôtels.Mais au-delà du Michelin, comment obtient-on le droit d’accrocher une plaque Gîte de France, Relais du silence ou Maître restaurateur.Réponse avec ce dossier tourné en Mayenne par Pierre-Érik Cally et Pascal Cosset.
David Rivière
C’est une valorisation pour moi d’être compagnon bien sûr.C’est faire voir aussi ce que c’est que la qualité avant tout, ce que c’est que l’artisanat.
Pierre-Eric Cally
Petite cérémonie d’intronisation, bienvenue au club.Ce charcutier de Laval est désormais compagnon du goût.Il rejoint ainsi une entreprise exigeante.
Thierry Castagnet
C’est une sélection qui se fait par rapport aux matières premières, par rapport à un métier qu’ils défendent, qu’ils mettent en valeur.Et surtout une reconnaissance qui est faite par le consommateur.
Pierre-Eric Cally
En fait, pour être compagnon, il faut en faire la demande, payer une cotisation et acheter les produits au groupe.Alors l’appellation est-elle accessible à tous ?
David Rivière
Ça dépend, après c’est une charte de qualité, c’est eux qui décident, les compagnons.
Pierre-Eric Cally
N’importe qui ne peut pas se revendiquer…
David Rivière
Sinon tout le monde serait compagnon.
Pierre-Eric Cally
Et pour les consommateurs, maître rôtisseur, meilleur boucher ou compagnon du goût, tout cela rassure.
Inconnu
Je pense que c’est la qualité du produit en priorité, et une présentation, surtout qualité de produit.Je pense qu’aujourd’hui on a besoin de ça aussi.
David Rivière
La sauce, vous la crémez, vous l’épaississez un petit peu avec un petit roux.Et puis une bonne petite poêlée de champignons par-dessus tout ça.
Pierre-Eric Cally
Voilà bien l’objectif, se positionner envers la clientèle.Autre commerce, voici un des hôtels - restaurants les plus capés du département.Des plaques, il y en a partout sur la façade avec bientôt une de plus.
Christian Posseme
On l’a reçu hier.Donc c’est le courrier qui valide notre titre de Maître restaurateur.Donc courrier reçu de la préfecture de la Mayenne.
Pierre-Eric Cally
Donc bonne nouvelle !
Christian Posseme
Oui, une très bonne nouvelle.
Pierre-Eric Cally
Cette dénomination-là est délivrée par la préfecture, il n’y a pas d’inscription à une chaîne.Pour les autres, comme le Logis, cela coûte cher, presque 10 000 euros par an.Mais attention, encore une fois, même payant, impossible de l’obtenir si la qualité n’est pas au rendez-vous.Des contrôles réguliers sont effectués.
Christian Posseme
On n’a pas le choix.C’est obligatoire, donc on repasse cet audit sous la forme d’un audit mystère.Donc la personne se présente comme un client, va dîner au restaurant, va passer sa nuit à l’hôtel, et elle ne se présente que le lendemain matin pour continuer l’audit et vérifier l’ensemble de l’établissement.
Pierre-Eric Cally
Bref, c’est vrai, beaucoup de ces labels, récompenses et autres recommandations représentent avant tout un business mais il reste pour le public une vraie garantie.
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